Ma vie avec Liberace par Laurent Bartoleschi

Chronique Cinéma - le - par .
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Ma-Vie-avec-Liberace.jpgLa sortie du film Ma vie avec Liberace est un évènement pour deux raisons. Tout d'abord, il s'agit du grand retour de Michael Douglas, qui, après son long combat avec son cancer, marque son grand retour au cinéma (il sera à l'affiche fin novembre de Last Vegas, où il sera entouré d'un trio plus qu'exceptionnel: Kevin Kline, Morgan Freeman et Robert de Niro).

 Se plongeant dans le rôle du phénomène Valentino Liberace; peu connu dans l'Hexagone, il se révèle être un talentueux pianiste aux Etats Unis Ce show man hors normes- tenues excentriques, bijoux bling bling exorbitants- connu la gloire durant la période des années 50/80. Sa relation amoureuse avec le beau et jeune Scott Thorson (interprété par un Matt Damon loin de Jason Bourne) a défrayé la chronique d’une Amérique où le mariage gay était encore loin d’être à l’ordre du jour. 

Mais cet amour intense se destinait forcement à l'échec tant la différence d'âge entre ces deux hommes était importante. Avec son côté kitsch, strass et paillettes, Ma vie avec Liberace se révèle néanmoins un biopic dramatique, aussi bien sur cet love story que sur les coulisses de l'avant-scène. En tout cas, le film de de Steven Soderbergh, cohérent et obstiné, ne dévie jamais de sa route. Avec ce 25ème et à l'âge de 50ans, Steven Soderberg décide de tirer sa révérence au 7ème art!

 Lui, le surdoué de la fin des années 80 qui, à l'aube de ses 26 bougies recevait la Palme d'Or avec son superbe (premier!) film Sexe, Mensonges & Vidéo. Depuis, en 25 ans de carrière, il a tourné (finalement) un film par an. Des gros et des petits. Des succès et des échecs. 

Il peut avoir réalisé des chefs d'œuvre ( Traffic, Che, Ocean's Eleven,…), comme il a pu en décevoir plus d'un ( The Informant, Bubble, Solaris,…); il s'adonnait parfois au cinéma expérimental: The Good German, par exemple, réalisé à la manière d'un film des années 40: noir et blanc, technique appropriée de l'époque, générique à l'ancienne,… 

Ensuite, c'est Soderbergh qui a fait sortir Julia Roberts de son rôle de Pretty Woman pour s'intégrer dans le rôle-titre d'Erin Brockovich (dont elle obtiendra un oscar), ou encore peut être que sans lui, George Clonney serait resté un acteur de série B. 

Alors, Mr Soderbergh serait-ce un coup de bluff à la Ocean's eleven ou bien une sorte d'étouffement? Auriez-vous des idées d'écriture de séries? A l'heure, où les grands metteurs en scène se destinent au petit écran (Scorsese, Fincher, Abrahms,…). 

Laurent Bartoleschi

 

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