Elève en école de journalisme je suis venu chez Alliance afin d'y effectuer un stage de fin d'étude.
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Après une plainte du ministère des Affaires étrangères israélien contre la BBC pour publier des fakes news, le média anglais a changé le titre de son article.
Les médias jouent un rôle essentiel dans l’opinion publique. Ils peuvent donner un tout autre sens à un événement et celui qui se défend peut passer pour le méchant de l’histoire. C’est généralement le cas dans le conflit israélo-palestinien.
Après avoir été la cible de roquettes du Hamas, l’État hébreu a dû riposter et a bombardé des zones de terroristes. La semaine dernière, lors des échanges de tirs entre l’Organisation terroriste et l’État hébreu, une femme enceinte palestinienne et son enfant sont morts. Des dommages collatéraux qui sont souvent inévitables, malheureusement.
La British Broadcasting Corporation avait tweeté une photo, montrant les panaches de fumée provenant d’une frappe aérienne sur Gaza, sous le titre « Les frappes aériennes israéliennes tuent une femme enceinte et son bébé ».
Un fait qui a conduit le ministère des Affaires étrangères a porté plainte contre le média anglais.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, a répondu au tweet de la BBC et qualifié le titre de « fausse déclaration délibérée de la réalité ».
« Les Israéliens ont été pris pour cible par le Hamas et soldats israéliens ont agi pour protéger la population », a écrit Nahshon, exigeant que la BBC change de titre « immédiatement ».
Dans la journée, la BBC s’est exécutée. Par la suite, le ministère des Affaires étrangères a remercié BBC World pour avoir supprimé son tweet « trompeur » et « anti-israélien incendiaire faisant état de la mort d'une femme enceinte et de son bambin sans faire mention aux roquettes palestiniennes, blessant plus de 20 personnes, dont une jeune femme de 30 ans grièvement. »
Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Nahshon agit de la sorte contre la BBC. Il y a deux semaines, le média britannique n’avait pas fait mention du Hamas dans la mort du sergent israélien, Aviv Levi, tué par un sniper de l’Organisation terroriste. Après ce fait, des avions israéliens avaient effectué des frappes sur des positions du Hamas.
Mais la BBC n’est pas le seul média à publier des informations diffamatoires. Par le passé, Nahshon avait fait un reproche similaire à CNN, une chaîne d’information américaine.
« Vous vous êtes trompé et pas pour la première fois en dénaturant les faits que vous manipulez contre Israël ! »
Malgré un conflit avec le Hamas, Israël continue d’attirer les visiteurs. Le nombre de touristes a augmenté par rapport à celui de l’année dernière.
Israël un pays en guerre ? Cela ne semble pas affecter le tourisme israélien. Selon les derniers chiffres du ministère, le nombre de visiteurs a augmenté depuis ces deux dernières années. Pour l’instant, ils sont plus de 2,4 millions à avoir posé le pied sur le territoire israélien.
Ce chiffre représente une hausse de 17% par rapport à celui de l’année dernière, à la même époque. Il y un an, Israël avait connu un tourisme record avec 3,6 millions de visiteurs.
Cette augmentation est encore plus flagrante lorsque l’on compare le nombre de touristes à celui de la saison 2016. Le ministère a annoncé que le nombre de touristes était supérieur de 46% à celui d’il y a deux ans, soit un peu moins du double du nombre de touristes entrés au cours de la même période.
Au cours du mois dernier, 293 400 touristes sont entrés en Israël en juillet 2018, une légère hausse de 8% qu'en juillet 2017.
« Mois après mois, nous assistons à de nouveaux records. Le tourisme en Israël ne cesse de grimper. Je suis heureux, dans le dernier mois, nous avons vu une augmentation du tourisme. L'industrie du tourisme continue d'être un facteur important dans l’économie du pays », a déclaré le ministre du Tourisme, Yariv Levin.
Un chiffre qui ne serait en hausse sans l’accomplissement et le travail des agences de voyages. Levin a salué les initiatives de marketing du ministère et « les activités innovantes ainsi que les incitations pour les compagnies aériennes et les investissements dans les infrastructures » pour contribuer à la croissance du tourisme.
Le ministère a donné un peu plus de détails concernant ces chiffres. Plus de 250 000 touristes sont venus par avion en Israël, soit une hausse de 8,8% par rapport à juillet 2017. Il y a également eu une augmentation de 3,1% du trafic terrestre par rapport à cette même année (Israël n’a que des frontières terrestres avec l’Égypte et la Jordanie).
Les lieux les plus visités sont Jérusalem la ville Sainte, Tel-Aviv, la mer Morte et le lac de Tibériade. Ces lieux sont les plus visités depuis plusieurs années. Les Américains représentent le plus grand nombre de touristes pour l’instant.
En juillet 2018, les recettes touristiques en Israël s’élèvent à environ 436 millions de dollars.
Cette année, Israël pourrait bien réaliser un nouveau record. Un fait, ô combien important, Israël et le Hamas ont signé hier un cessez-le-feu. Un fait marquant qui pourrait voir le tourisme exploser en Israël cette année.
L’Israélienne, Lorna Salpeter, remporte la médaille d’or aux 10 000 mètres aux Championnats d'Europe de Berlin.
Lorna Salpeter est championne d’Europe. Après avoir participé au marathon des Jeux olympiques en 2016, la coureuse, à la double nationalité kenyane israélienne, a remporté la médaille d’or aux 10 000 mètres aux Championnats d'Europe de Berlin.
Et pourtant, la jeune femme de 29 ans n’était pas destinée à cela. Lorna Korlima Chemtai est né au Kenya le 12 décembre 1988. Elle a grandi dans l'ouest du pays. Elle est venue en Israël en 2008, en tant que baby-sitter pour les enfants de l'ambassadeur du Kenya en Israël.
Durant sa mission, elle rencontre l’entraîneur de course Dan Salpeter. Les deux connaissent le coup de foudre et se marient en 2014. Le couple aura d’ailleurs un garçon la même année.
Mais Lorna est plus qu’une « bonne nounou » – les enfants n’ont gardé qu’un bon souvenir d’elle. C’est une femme qui dépassent ses limites, sans cesse. La Championne d’Europe 2018 a dû lutter pour arriver à ce nouveau statut.
Toujours attirée par la course, elle court sur des distances assez courtes. Elle ne commence un entraînement intensif qu’à partir de 2014.
Mais à cette époque, Lorna n’est toujours pas israélienne. Elle obtient la citoyenneté israélienne en mars 2016, huit ans après avoir commencé à vivre en Israël, quelques jours avant la date limite pour se qualifier aux Jeux olympiques de 2016.

Lorna Salpeter est israélienne depuis 2016. 2 ans après, elle représente Israël au Championnat d'Europe de Berlin.
En 2016, elle arrive à la première place du marathon de Tel-Aviv. C'est cette fameuse victoire qui lui permet de se qualifier aux Jeux olympiques. Malheureusement pour la résidente du moshav (village) de Yanuv, elle doit stopper sa course à cause de l’allaitement de son fils, au bout de 30 kilomètres.
« J'ai été obligé de m'arrêter pour un problème d'épaule. Au cours de mon entraînement au Kenya, j'ai eu des douleurs à cause des seins gorgés de lait.
Cela m'a limité dans les championnats d'Europe à Amsterdam et cela s’est encore produit pour cette compétition. Je promets de donner le meilleur de moi-même et de réaliser de meilleures performances. Je vais de l'avant avec la tête haute », avait-elle déclaré après sa défaite prématurée.
Deux ans après, Lorna Korlima Chemtai prend sa revanche et ajoute une première ligne à son CV. Une épopée incroyable pour la jeune femme, israélienne, que depuis deux petites années.
Après plusieurs années de procédures juridiques, la prison de Megiddo sera relocalisée pour permettre la fouille complète du site, datant de 7 000 ans.
La fin approche pour la prison d’Armageddon, près des ruines antiques de Megiddo. La prison israélienne va bientôt fermer ses portes pour laisser place à un site archéologique. Après des années combats juridiques, la prison va être relocalisée, libérant ainsi le site pour une exploration potentielle dès 2021.
Les archéologues parlent déjà avec enthousiasme d’un secteur qu’ils ont commencé à appeler « le plus grand Megiddo ».
« Lorsque la salle de prière chrétienne a été découverte pour la première fois sous la prison, nous étions tous très excités », a déclaré Matthew Adams, directeur de l’Institut de recherche archéologique WF Albright à Jérusalem.
« Maintenant que le gouvernement a décidé de relocaliser la prison, nous pourrons explorer cette partie d’Israël. Nous pourrons découvrir comment le christianisme s’est développé », s’est réjoui Adams.
À une demi-heure de route au sud de Nazareth, Armageddon est un site populaire pour les touristes en quête de découvertes de lieux anciens bibliques de la Terre sainte.
En 2005, les travaux d’agrandissement de la prison vieillissante de Megiddo ont permis de découvrir les vestiges d’une salle de prière chrétienne du troisième siècle, dont une mosaïque faisant référence à « Jésus-Christ ».
A la suite de cette découverte, les archéologues ont poursuivi leurs recherches et des artefacts antérieurs ont été retrouvés. Depuis, le site a été recouvert, en attendant que le gouvernement agisse et déplace la prison.
La prison qui compte actuellement environ 1000 prisonniers, abritait autrefois des terroristes du Hamas et du Jihad islamique, se trouve à quelques centaines de mètres au sud de Tel Megiddo. Les archéologues ont trouvé des monuments datant d’au moins 7 000 ans.
Entre la prison et la colline se trouve la garnison romaine de la sixième légion, largement inexplorée, qui aurait été construite par l'empereur Hadrien.
Bien qu’elle soit assez petite, la colline fut le théâtre de nombreuses batailles antiques, car elle surplombe la vallée de Jezréel, à travers laquelle des armées ont marché depuis l'antiquité vers un col menant à la Méditerranée.
Les premiers textes faisant référence à Megiddo semblent avoir été pendant le règne du pharaon égyptien Thutmose III, qui a battu les états syriens et cananéens en 1468 avant notre ère.
Mais sa renommée provient principalement du livre final l'Apocalypse du Nouveau Testament, qui raconte « la bataille de ce grand jour de Dieu tout-puissant. Il les rassembla dans un lieu appelé en langue hébraïque Armageddon. » Selon Adams, il y a deux millénaires vivaient des Juifs, des Chrétiens et des Romains païens ici même.
La fouille actuelle au monticule est menée par Adams et le professeur Israel Finkelstein de l’Université de Tel-Aviv.
« Megiddo était un lieu important, car il se trouve sur la route internationale qui relie l’Égypte à la Mésopotamie et Damas à l’Anatolie. Ainsi, quiconque siège ici, contrôle la route la plus importante de l’antiquité dans le monde antique », a déclaré Finkelstein.
Leur équipe a utilisé des moyens technologiques modernes pour dater les monuments qui y abritent. Des monuments qui auraient été construits à l’époque du roi Salomon.
Les autorités touristiques israéliennes prévoient un complexe sur le site pour accueillir des touristes. En ciblant les évangélistes chrétiens en particulier, ils espèrent attirer 300 000 visiteurs par an, soit près du double du chiffre actuel.
Malgré un cessez-le-feu annoncé, les tensions se sont vivement ravivées. Le Hamas a lancé plus d'une centaine de roquettes, tandis qu’Israël lui a répondu en bombardant des sites militaires.
Les avions de chasse ont survolé la Bande de Gaza toute la nuit. Alors qu’un cessez-le-feu était annoncé entre le Hamas et Israël, la situation s’est totalement renversée. Depuis hier soir jusqu’au matin, les sirènes d’alerte aux roquettes n’ont cessé de retentir au sud d’Israël.
Le Hamas a tiré plus de 150 roquettes en direction du territoire israélien. 25 d’entre eux ont été interceptés par le système de défense antimissile le Dôme de fer. 19 personnes ont été blessées, dont une femme de 30 ans grièvement. En représailles, l’armée israélienne a répondu et a frappé 12 cibles terroristes, dont un tunnel près de la mer.
Le Premier ministre Binyamin Netanyahu et le ministre de la Défense Avigdor Liberman ont procédé à une évaluation de la sécurité avec de hauts responsables de l'armée et de la défense au quartier général Kirya de Tsahal à Tel-Aviv.
Une source de l’Armée israélienne a affirmé que les tensions à la frontière de la Bande de Gaza pourraient mener à une opération militaire plus large. « Nous sommes plus proches d'une opération à grande échelle à Gaza que nous ne l'avons jamais été depuis la guerre de 2014. Nous enverrons des renforts dans le sud. Si cela s'avère nécessaire, les habitants des communautés frontalières de Gaza seront évacués », a ajouté la source.
De son côté, le Hamas se tient prêt et a menacé Israël de nouvelles violences. « Le bombardement et la destruction de nos bâtiments ont été planifiés. Israël assumera la responsabilité et paiera ses crimes. Israël ne parviendra pas à nous imposer sa loi », a déclaré le communiqué, publié par le groupe terroriste.
Les tensions se sont vivement ravivaient après que des terroristes aient tirés sur des véhicules civils utilisés pour construire la barrière de sécurité maritime dans le nord de la bande de Gaza.
Un char de Tsahal a riposté près de l’enclave palestinienne. Depuis, l’Organisation terroriste a intensifié ses tirs de roquettes.
Cet échange de tirs intervient après qu’un haut responsable du Hamas a déclaré que les négociations de cessez-le-feu entre Israël et le groupe terroriste menées par l’ONU et l’Égypte avaient atteint des « étapes avancées ».
« Nous pouvons dire que les actions menées par les Nations unies et l'Égypte sont à un stade avancé et nous espérons qu'elles avanceront dans ce sens-là », a déclaré Khalil Al-Hayya, vice-président du Hamas à Gaza. Ce qu'il faut, c'est que le calme soit rétabli le long de la frontière entre nous et l'ennemi sioniste (Israël). »
Dimanche, le cabinet de sécurité israélien s'est réuni pour discuter de l'accord de cessez-le-feu proposé. Le bureau du Premier ministre a annoncé que l’armée israélienne était prête à toute éventualité.
En dépit des pourparlers de cessez-le-feu, des dizaines d’incendies ont éclaté à la suite du lancement continu d’incendiaires aériens dans le sud d’Israël. En réponse, les avions de Tsahal ont continué à frapper les cellules terroristes responsables.
Le centre médical de Jérusalem a utilisé un implant pour opérer un patient, souffrant du genou.
Les startups israéliennes font encore parler leurs talents. Pour la première fois, le centre médical de l'université Hadassah à Jérusalem a effectué une opération chirurgicale au genou d’un patient, en utilisant un implant pour régénérer le cartilage et les os endommagés. Bien que la nouvelle invention soit encore en cours d’essai, les médecins l’utilisent sur des patients volontaires depuis quelques mois.
L'implant, Agili-C, a été créé par CartiHeal, une startup basée à Kfar Saba fondé par Nir Altschuler en 2009. La société se concentre sur la médecine régénérative. Agili-C, leur produit phare, fait actuellement l’objet d’études cliniques, testées avec le consentement de patients du monde entier. Plus de 70 patients ont été traités avec l'implant jusqu'à présent.
Le patient âgé de 30 ans, non identifié, avait subi plusieurs interventions au genou, sans succès. Les docteurs l’ont opéré à nouveau et lui ont implanté l’Agili-C, qui permettrait la repousse du cartilage endommagé. Après l’opération, les médecins étaient optimistes et doivent dorénavant patienter.
« La greffe s'est bien déroulée et j'espère que le patient pourra retrouver une vie pleinement active et mener une vie normale », a déclaré le D. Adi Friedman, responsable de l’opération.
« Le besoin d'un implant conduisant à la repousse du cartilage endommagé est réellement nécessaire dans le monde orthopédique, et nous espérons que la rééducation se passera dans les meilleures conditions et que le patient pourra retrouver l’usage de son genou. L'implant est une percée dans la médecine que nous attendions depuis de nombreuses années. Il peut résoudre de nombreux problèmes et permettre à certaines personnes de vivre une vie totalement ordinaire grâce à cela. »
Agili-C est un implant cylindrique fabriqué à partir d'aragonite, une structure spécifique de carbonate de calcium dérivée de l'exosquelette de corail. Il est destiné à régénérer le cartilage et les os endommagés chez les personnes souffrant de lésions articulaires, en particulier en cas de lésions à la surface des articulations du genou.
Normalement, le cartilage ne peut pas se réparer seul. « Fondamentalement, le cartilage ne pouvait pas s’auto réparer. Grâce à cette entreprise, nous tenons peut-être le Saint Graal de la médecine. »
En ce qui concerne l'essai Hadassah, les patients qui consentent à faire partie de l'étude sont pris au hasard. La première intervention chirurgicale à Hadassah s'est très bien passée et « le patient sera suivi par l'équipe clinique », annoncé le docteur. La société prévoit d'étendre l'essai dans d'autres hôpitaux en Israël et est déjà à la recherche de patients volontaires. CartiHeal espère obtenir l'approbation de la FDA (Agence américaine des produits alimentaires et médicaux) pour la commercialisation de l'implant Agili-C une fois les essais cliniques terminés.
Accusé de prendre parti pour les ultra-orthodoxes au sujet de l’ouverture des supérettes le Shabbat, le ministre de l’Intérieur se défend.
Le ministre de l’Intérieur calme le jeu. Aryeh Deri a rejeté les accusations selon lesquelles il aurait refusé d'approuver l’ouverture de petites entreprises le Shabbat dans le but d'imposer la loi religieuse au public laïc.
Un jour après avoir été au centre des critiques, l’homme politique ultra-orthodoxe s’est défendu. « Tout maire qui veut garder les entreprises ouvertes le Shabbat peut le faire. Les entreprises ayant l’autorisation ne seront pas réprimées. »
La controverse tourne autour des récents efforts des législateurs ultra-orthodoxes pour forcer la fermeture des magasins le Shabbat, jour de repos dans le judaïsme. Les efforts ont suscité une réaction de la part des Israéliens laïques qui ne respectent pas les lois religieuses du sabbat et souhaitent avoir la liberté de travailler ou de s’occuper comme bon leur semble.
La loi des supermarchés, votée par la Knesset le 8 janvier dernier, est une réforme visant à interdire les municipalités d’ouvrir des commerces de proximité durant tout le Shabbat. Exception faite à Tel-Aviv, ville considérée laïque. Jusqu’ici, uniquement les centres commerciaux avaient l’interdiction d’ouvrir le samedi.
En vertu de la nouvelle législation, votée en janvier dernier, le ministre de l’Intérieur a le pouvoir de passer au-delà du règlement des municipalités autorisant les entreprises à travailler le Shabbat et de forcer la fermeture des supérettes.
La loi, qui est actuellement contestée devant un tribunal, accorde au ministre de l'Intérieur presque toute la liberté d'approuver ou non ces règlements.
Au début de cette semaine, Deri a annulé les règlements de plusieurs municipalités qui ont laissé les entreprises opérer librement le Shabbat. Sa démarche a suscité de nombreuses critiques au sein même du gouvernement.
« Je ne vais pas forcer un magasin à fermer le Shabbat et je n'ai pas le pouvoir de le faire parce que l'application de la réglementation du Shabbat est effectuée par les municipalités elles-mêmes. Tout maire qui veut garder les entreprises ouvertes le Shabbat peut le faire, et c'est à la discrétion du maire de décider comment appliquer la loi », a déclaré Deri.
Selon lui, les attaques contre lui impliquent « beaucoup d'ignorance ». Ses détracteurs essayeraient de faire de la politique sur cette affaire sur le dos des ultra-orthodoxes.
« La loi sur les supermarchés n'a contraint aucune entreprise à fermer le Shabbat. Tous les règlements qui ont été annulés n'avaient pas été correctement rédigés et ont donné à toutes les entreprises une autorisation générale d'opérer le Shabbat sans réfléchir à la manière dont cela affecterait les résidents. »
Les personnes handicapées ont accentué leur mouvement. Ils ont bloqué l’aéroport pendant une heure réclamant une augmentation de leurs allocations.
Si les infirmiers ont trouvé un accord avec le gouvernement, d’autres sont encore sur le quai vif et luttent pour « leurs droits ». Une cinquantaine de militants handicapés ont manifesté mardi après-midi dans le principal hall des départs de l'aéroport Ben Gurion pour l’augmentation de leurs allocations.
Après une autoroute et une ligne ferroviaire bloquées, c’est au tour de l’aéroport d’être touché par la manifestation. Durant plus d’une heure, les manifestants ont bloqué l’entrée de l’aéroport scandant « Nous voulons la justice, pas la charité », « Justice pour les handicapés, pas pour les riches » et « Honte au gouvernement ».
« Nous ne savons pas s'il faut choisir de la nourriture ou des médicaments. Nous sommes dans une situation horrible. Nous n’arrêterons pas tant que nos allocations n’auront pas augmenté au salaire minimum », a déclaré Dalia Atal, l’une des participantes du mouvement.
Les manifestants demandent que l'allocation soit égale au salaire minimum, soit 5 300 shekels (environ 1 250 euros). Actuellement, les personnes handicapées reçoivent un salaire de 3 270 shekels.
D'autres militants ont exprimé leur colère face à ce qu'ils pensent être un « gouvernement corrompu qui leur jette des miettes. Nous sommes ici à Ben Gurion pour monter au monde entier que les personnes handicapées ne sont pas transparentes. La prochaine fois, nous accentuerons notre combat », a déclaré Eyal Cohen, un des leaders des manifestations.
Bloquant la route également, les manifestants ont été « bousculés » par les chauffeurs de bus et de taxi qui les klaxonnaient. « La lutte n’est pas celle des handicapés, mais de toute la société israélienne », se sont-ils défendus.
Contrairement aux manifestations précédentes, l’organisation « Handicapés Black Panthers » avait prévenu le gouvernement de cette manifestation à l’avance. Malgré cela, la situation reste inchangée, et les personnes handicapées devront attendre encore quelques années pour une réévaluation de leurs allocations, selon les dernières informations du gouvernement. D’ici 2021, leurs allocations augmenteront et passeront à 3 700 NIS en vertu d'une loi approuvée par la Knesset il y a six mois.
Les dirigeants de l’aéroport Ben Gurion ont prévenu les passagers d’arriver plus tôt. 92 000 passagers devraient traverser l’aéroport ce mardi.
Le porte-parole de l'aéroport, Ofer Leffler, a déclaré « qu’il comprenait la manifestation, mais ne pense pas que l'obstruction de l'aéroport soit la solution appropriée. Les touristes qui débarquent en Israël ne comprendront pas de quoi il s'agit. Nous ferons tout notre possible pour que les horaires de vols ne soient pas lésés. »
Israël et le Hamas sont en passe de signer un accord de grande envergure, comprenant un cessez-le-feu et le rapatriement des corps des soldats israéliens.
La paix semble enfin se dessiner entre l’État hébreu et le Hamas. Si un accord est sur le point d’être signé – négocié par l’ONU, l’Égypte et le Qatar –, un haut responsable du Hamas a exprimé son optimisme mardi soir concernant la conclusion d'un accord d’un cessez-le-feu avec Israël. Des négociations qui pourraient aboutir à la fin du mois d’août selon la source.
Dans une interview accordée aux médias turcs, un officiel anonyme du Hamas a déclaré que l’accord devrait couvrir plusieurs points. L’assouplissement des conditions de passage à Kerem Shalom ; un cessez-le-feu de cinq ans entre Israël et le Hamas ; un échange entre les corps des soldats israéliens et des prisonniers du Hamas ; les terroristes devront cesser de manière définitive le lancement de cerfs-volants et de ballons incendiaires sur Israël.
La délégation du Hamas, dirigée par le leader adjoint de l'organisation, Saleh al-Arouri, a annoncé qu’elle doit quitter prochainement la Bande de Gaza pour se rentre au Caire pour signer cet accord de grande envergure.
Les dirigeants de l’Organisation terroriste doivent publier une réponse officielle de l’accord proposé dans les 24 prochaines heures.
Si la paix semble être le désir des deux parties, le calme n’a pas duré bien longtemps. Un char de Tsahal a répondu à une attaque du Hamas près de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, tuant deux membres de la branche armée du groupe terroriste. Les combattants du Hamas ont ouvert le feu sur les soldats de Tsahal, provoquant une réponse de l’Armée israélienne. Contrairement aux incidents précédents, les soldats de Tsahal ont immédiatement tiré, sans attendre que le personnel du Hamas évacue le poste. Aucune troupe israélienne n'a été blessée dans cet affrontement.
Une version bien différente de celle du Hamas. Le ministère de la Santé de Gaza a signalé une attaque de drone. Le groupe militaire a plus tard publié une déclaration selon laquelle l’attaque de l’armée israélienne a eu lieu lors d’un exercice militaire mettant en avant les capacités de combat du commando naval du Hamas.
Le communiqué a également ajouté que plusieurs dirigeants du Hamas étaient présents lors de l’événement et que les deux membres du Hamas tués par les forces israéliennes étaient des tireurs d’élite.
Cet affrontement entre les différentes forces n'a pas affecté la construction de la barrière maritime israélienne à la frontière de Gaza. Une barrière de sécurité empêchant toute forces maritimes du Hamas d’attaquer Israël par les eaux.
« Nous considérons l’attaque israélienne de l’avant-poste des Brigades al-Qassam, qui a causé la mort de deux combattants, très gravement. Israël devra en payer le prix », a déclaré le Hamas.
Si le cessez-le-feu n’a pas encore été signé, la paix semble être mise à rude épreuve avant même qu’elle ne soit déclarée.
Le syndicat des infirmiers et le ministère des Finances et de la Santé sont tombés d’accord pour renforcer le corps médical en Israël.
La situation s’est enfin décantée. Après un jour de grève, l’Association nationale des infirmières et infirmiers a annoncé hier soir que des progrès significatifs ont été réalisés dans les négociations avec des représentants du ministère des Finances et du ministère de la Santé.
Peu de temps après le début des négociations, le porte-parole du ministère de la Santé a annoncé que les discussions ont porté leurs fruits et que la grève prenait fin.
Outre la charge de travail beaucoup trop élevée, les infirmiers manifestaient contre les violences dans les hôpitaux. Le ministère des Finances a accepté une augmentation significative de la sécurité hospitalière ainsi que des postes supplémentaires dans le personnel de la santé.
Les parties ont convenu d'ajouter 100 postes supplémentaires d'infirmières dans le système psychiatrique, les cliniques de puériculture et les services d'hémato-oncologie pédiatrique. Des infirmières seront également rajoutées en salle d’urgence, mais le nombre n’a pas encore été déterminé.
Le ministre adjoint de la Santé s’est réjoui des négociations. « La sécurité du personnel médical passe avant tout. Nous avons réussi à augmenter considérablement le budget du système de santé tout en renforçant la sécurité du personnel médical. Ce sont des avancées très importantes pour les infirmières, mais aussi pour tout le système. »
La grève des infirmières nationales a débuté mardi dans la plupart des hôpitaux israéliens. Dans le cadre de la grève, le syndicat des infirmiers a annoncé que les hôpitaux n'effectueraient pas de chirurgies non urgentes, que les unités de soins intensifs fonctionneraient à durée limitée.
Le professeur Rafi Beyar, directeur du centre médical de Rambam à Haïfa, a déclaré que 27 opérations sur 40 prévues mardi ont été annulées.
« Je compatis pour les patients qui attendent depuis des semaines et des mois pour se faire opérer et qui ne peuvent plus l’être. Mais, je comprends également la détresse des infirmiers, mais aussi envers le personnel de sécurité et les médecins. Je pense que nous n'en faisons pas assez pour eux », a déclaré Rafi Beyar.
Mais pas tous ne comprennent la grève. Le directeur de l'hôpital Hadassah Ein Karem de Jérusalem, n’a eu d’autres choix que d’accepter la situation. Pour lui, les infirmiers sont responsables des violences.
« Je ne pense pas que les violences soient dues au manque de gardes de sécurité. Souvent, le déclencheur d’une bagarre est la sécurité ou les infirmiers.
La meilleure solution est de fournir une formation au personnel pour qu’ils fournissent des soins médicaux sans déclencher des conflits, même sous le coup de la pression et des familles stressées. Cela n'empêchera pas 100% les cas de violence, mais cela diminuera grandement », a t-il expliqué.
« Nous avons appelé à une grève totale jusqu'à ce que des mesures soient prises pour résoudre le problème du surpeuplement insupportable et afin de protéger les équipes médicales. Il est inadmissible qu'une infirmière s'occupe d'un patient et se retrouve elle-même en urgence », a déclaré la présidente de l’Association nationale des infirmières, Ilana Cohen.
Selon les chiffres du ministère de la Santé, trois membres du personnel médical sont attaqués chaque jour en moyenne.
Il y a environ neuf mois, un comité dirigé par le professeur Shlomo Mor-Yosef a soumis ses recommandations pour éradiquer le phénomène de la violence dans les hôpitaux. Le comité a décidé d’élargir l’autorité des gardes de sécurité des hôpitaux, de placer les policiers dans les salles d’urgence, d’augmenter les sanctions pour ceux qui attaquent le personnel médical. Cependant, les faits prouvent que ça reste bien insuffisant pour le service médical.