Rubens Zadel

Elève en école de journalisme je suis venu chez Alliance afin d'y effectuer un stage de fin d'étude.
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Les articles de Rubens Zadel

La cigarette électronique Juul interdite sur le territoire israélien

Le Premier ministre a signé un mandat pour mettre fin à toutes les importations et ventes des cigarettes électroniques Juul en raison du niveau extrêmement élevé de nicotine.

Mise sur le marché israélien depuis mai dernier, le Premier ministre, Benyamin Netanyahu qui occupe également la fonction de ministre de la Santé depuis fin 2017, a adopté une interdiction totale des cigarettes électroniques Juul.

Le gouvernement a invoqué un « grave danger pour le public » pour l'interdiction des ventes du produit. En effet, la cigarette Juul contient 59 milligrammes de nicotine pour chaque millilitre de liquide, un niveau bien au-dessus des 20 milligrammes en moyenne des autres marques de cigarettes électroniques.

Déjà interdite par le ministre adjoint de la Santé, Yaakov Litzman, cette décision nécessitait une approbation finale du procureur général du pays, chose qu’elle a obtenue hier soir.

Jusqu'à présent, elle pouvait être achetée dans les grandes villes en Israël. L’interdiction entrera en vigueur le 3 septembre, comme l’a annoncé le Premier ministre.

Véritable phénomène aux États-Unis, où il a conquis près de 70% du marché, le fabricant de cigarettes électroniques doit faire face à de nombreuses critiques de la part des clients depuis plusieurs mois. Entre autres, ils lui reprochent d’être devenu accros à ses produits. La cigarette électronique a donc été interdite en Europe après plusieurs plaintes.

La cigarette électronique Juul contient 59 milligrammes de nicotine pour chaque millilitre de liquide, un niveau bien au-dessus des 20 milligrammes en moyenne des autres marques de cigarettes électroniques.

La cigarette électronique Juul contient 59 milligrammes de nicotine pour chaque millilitre de liquide, un niveau bien au-dessus des 20 milligrammes en moyenne des autres marques de cigarettes électroniques.

Actuellement, Juul vend ses produits dans seulement deux pays en dehors des États-Unis. Il y a un mois, Juul a lancé son produit au Royaume-Uni, où il vend ses capsules avec 1,7% de nicotine, conformément à la réglementation européenne. En Israël, la donne est bien différente, la société vend ses capsules avec 5% de nicotine, ce qui avait provoqué de vives inquiétudes de la part des autorités responsables.

D'après des recherches récentes de Stop tabac, il y a entre 6 et 17 milligrammes de nicotine dans une cigarette de type « normale ».

La nicotine est une plante de tabac toxique utilisée comme un stimulant, particulièrement lors de l'inhalation de la fumée du tabac. Cette molécule est en partie responsable de la dépendance tabagique. La nicotine agit directement sur le système nerveux, en déclenchant la dépendance chez l'Homme.

Juul, qui produit des e-cigarettes ressemblant à des clés USB, a rapidement conquis un large public, notamment les plus jeunes. Après avoir levé 1,2 milliard de dollars, notamment afin de se développer en Europe, la start-up est désormais valorisée à 15 milliards. Elle a réalisé 245 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2017.

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Israël : SodaStream champion de l'innovation et de la coexistence

Sodastream change de patrons, mais pas de locaux. Après le rachat de la société par PepsiCo pour 3,2 milliards de dollars, le PDG de Sodastream, Daniel Birnbaum, a annoncé que l’entreprise reste en Israël. Lui et le PDG de PepsiCo, Ramon Laguarta, ont annoncé l'accord lors d'une conférence de presse à Tel-Aviv ce lundi 21 juillet.

En plus de cela, elle va continuer à se développer sur le territoire israélien. Il a été décidé qu’une autre usine sera prochainement construite dans la ville bédouine de Rahat, près de son usine existante à Lehavim. L'usine de Rahat permettra de recruter plusieurs centaines de personnes supplémentaires du Néguev.

« Cet accord va permettre à l’entreprise de se développer. Nous allons continuer à investir en Israël et nous grandirons autant que nécessaire pour répondre aux besoins des consommateurs », a indiqué Birnbaum.

Birbaum a partagé la tribune avec Ramon Laguarta, le nouveau PDG de PepsiCo, qui est venu en Israël pour signer l’accord. Celui-ci fera de SodaStream une filiale entièrement possédée par PepsiCo qui sera retirée de la bourse de Tel-Aviv.

« Nous ne parlons pas d’un départ », a déclaré Birnbaum. « Nous parlons d’une arrivée, d’un investissement, d’un géant international, de la plus grande entreprise de nourriture et de boissons aux États-Unis et de la deuxième plus grande dans le monde, qui plante son drapeau ici, pour montrer qu’elle a confiance en l’économie d’Israël ».

SodaStream produit et vend des machines qui gazéifient l’eau. Elle transforme l’eau plate en eau pétillante.

SodaStream produit et vend des machines qui gazéifient l’eau. Elle transforme l’eau plate en eau pétillante.

Dans sa lutte sans fin avec Coca Cola, PepsiCo compte bien s’imposer comme le numéro un mondial de soda. « SodaStream est présent à l’échelle mondiale, mais il existe encore de nombreuses opportunités. De nouveaux marchés s’offrent à nous. Nous allons donc continuer à nous implanter dans de nouveaux pays »

Fondé en 1991, SodaStream produit et vend des machines qui gazéifient l’eau. Ces machines transforment l’eau plate en eau pétillante en 30 secondes. L’entreprise propose sur le marché des dizaines de mélanges d’arômes.

SodaStream cible du BDS

Ramon Laguarta, le PDG de PepsiCo, s’est félicité de cet achat et s’est engagé à maintenir l'activité en Israël pendant au moins 15 ans. « Mais je pense que ce sera pour toujours. Cette entreprise marche parfaitement, pourquoi changeriez-vous une affaire qui marche ? », a t-il précisé.

Interrogé notamment à une question sur les boycotts d’Israël et leur impact sur PepsiCo, Laguarta a déclaré que « l’entreprise travaille dans 200 pays avec une grande diversité de valeurs. L’entreprise se sent à l’aise avec ce que nous sommes et elle fait des affaires en Israël depuis des années », a-t-il précisé. « Nous sommes très confiants sur ce partenariat et sur ce que nous pouvons faire dans le monde. PepsiCo fait des affaires avec Israël depuis des années et entretient un partenariat solide avec le géant des produits alimentaires Strauss Group ».

Pepsi Cola, le nom de l’entreprise à l’époque, a lui-même boycotté Israël. L’entreprise américaine est finalement entrée dans le marché israélien en 1991 quand le boycott arabe a diminué.

Selon Laguarta, l’accord permettra à PepsiCo d’ajouter le marché des boissons personnalisées et à domicile à sa gamme, ce qui donnera à l’entreprise la possibilité d’atteindre les consommateurs chez eux. En parallèle, SodaStream tirera profit de son accès aux capacités de recherche et de développement, au e-commerce et aux systèmes de distribution de PepsiCo.

SodaStream a, par le passé, été la cible du BDS, l’organisation qui appelle le boycott, au désinvestissement et à sanctionner Israël. En 2016, l’entreprise avait cédé aux pressions du BDS et avait fermé son usine de Maale Adumim en Cisjordanie pour se relocaliser au Sud du pays à Léhavim, ville bédouine du Néguev. Environ 500 employés palestiniens avaient perdu leur emploi à cette époque. Israël avait donné aux 74 employés restants la permission d’entrer dans le pays et de continuer à travailler pour SodaStream jusqu’à la fin du mois de février. L’entreprise compte aujourd’hui plus de 1 400 employés dans le parc industriel d’Idan Hanegev, dont un tiers sont des Arabes bédouins de la région.

L’entreprise compte aujourd’hui plus de 1 400 employés dans le parc industriel d’Idan Hanegev, dont un tiers sont des Arabes bédouins de la région.

L’entreprise compte aujourd’hui plus de 1 400 employés dans le parc industriel d’Idan Hanegev, dont un tiers sont des Arabes bédouins de la région.

Cet accord a été salué par l’ensemble de la classe politique israélienne. « Les récentes acquisitions d’entreprises israéliennes prouvent non seulement les capacités technologiques qui ont été développées en Israël, mais aussi les capacités à faire des affaires. Je me réjouis de cet accord énorme qui va apporter des revenus à l’État, et aussi de la décision importante de garder l’entreprise en Israël », a indiqué le Premier ministre, Benyamin Netanyahu.

Michael Oren, ancien ambassadeur israélien aux États-Unis s’est lui aussi réjoui de l’accord. « BDS a essayé et n'a pas réussi à détruire SodaStream. La société, qui employait des Palestiniens de Judée-Samarie et qui engage aujourd'hui des Bédouins israéliens, est un champion de l'innovation et de la coexistence. La vente à PepsiCo est une victoire pour Israël et une défaite pour BDS. »

Le directeur adjoint de l'Organisation sioniste mondiale et chef du département de l'antisémitisme, Yaakov Haguel, a également réagi au rachat de SodaStream.

« C'est un jour de fête. C’est une victoire contre le BDS qui se bat constamment contre les entreprises israéliennes. Cela prouve que la politique doit être laissée de côté et que nous devons maintenir un commerce solide. Les autocollants apposés sur les produits indiqueront « Made in Israel ». Il est produit par des Arabes et des Juifs travaillant côte à côte dans la paix et l'harmonie », a indiqué Yaakov Haguel.

Les actions de SodaStream ont bondi de 85% cette année après une augmentation de 78% en 2017 de 16,31 dollars à fin 2015. L'acquisition de SodaStream par PepsiCo devrait être finalisée d'ici janvier 2019.

Benyamin Netanyahu tenterait-il d’évincer le chef de la police israélienne ?

C’est quoi l’affaire Bezeq ? C’est la mise en accusation du Premier ministre, Benyamin Netanyahu. En contrepartie d’une couverture médiatique sur le site Walla, hébergé par Bezeq, le principal groupe de télécommunications israélien recevrait des faveurs gouvernementales qui rapporteraient des centaines de millions de dollars à l’entreprise.

Interrogé dans l’affaire Bezeq pour corruption, le Premier ministre israélien aurait manœuvré en coulisses pour évincer le chef de la police.

L’étau se resserre pour Benyamin Netanyahu si l’on en croit les informations de Channel 2, une chaîne d’information israélienne. Mis sous pression dans l’affaire Bezeq, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu aurait tenté d’évincer le chef de la police, Roni Alsheikh.

Une accusation aussitôt balayée d’un revers de main par le cabinet du chef du gouvernement. « Le rapport est tout simplement absurde, il n’y a absolument rien à dire dessus. »

Selon le média, Netanyahu et le député du Likoud David Bitan – également accusé de corruption – auraient conclu un accord. Il remplacerait le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan. Une fois Bitan installé au poste, il remplacerait Alsheikh par un nouveau chef de la police « plus confortable » pour Netanyahu.

Le bureau du Premier ministre a déclaré que Netanyahu n'avait aucune intention de donner le ministère de la Sécurité publique à Bitan. Il a également ajouté que le Premier ministre n'était pas intervenu dans les affaires concernant le chef de la police.

« Il n'y a eu aucune conversation entre Netanyahu et moi au sujet du ministère de la Sécurité publique », a déclaré Bitan. « L’actuel dirigeant de la Sécurité publique est dirigé par un ministre du Likoud. Il s’agit là encore d’une tentative de la police de divulguer des potins incorrects qui n’ont rien à voir avec l’enquête en cours. »

Accusé de diffamations, Channel 2 est monté au créneau et a déclaré qu'il existe des enregistrements de conversation, selon lesquelles, il est sous-entendu que Bitan, en tant que ministre de la Sécurité publique, veillerait à ce que les enquêtes contre Netanyahu soient bloquées.

Afin de dissimuler la véritable nature de l'éviction d'Alsheikh, Bitan remplacerait Erdan dans le cadre d'un remaniement ministériel plus large, impliquant également le ministre du Tourisme, Yariv Levin, et le ministre de l'Économie, Eli Cohen.

Vendredi dernier, le Groupe de lutte contre la criminalité de Lahav 433 et l’Autorité israélienne des valeurs mobilières ont interrogé Netanyahu dans sa résidence à Jérusalem au sujet de l’affaire 4000, également connue sous le nom de l’affaire Bezeq, le principal groupe de télécommunications israélien.

Benyamin Netanyahu souhaite nommer David Bitan en tant que ministre de la Sécurité public. A ce poste, Bitan évincerait l'actuel chef de la police "dangereux" pour le Premier ministre.

Benyamin Netanyahu souhaite nommer David Bitan en tant que ministre de la Sécurité public. A ce poste, Bitan évincerait l'actuel chef de la police, jugé "dangereux" pour le Premier ministre.

Dans cette affaire, la police cherche à savoir si Netanyahu a tenté de s'assurer une couverture médiatique de la part du site d'informations Walla, en contrepartie de faveurs gouvernementales qui pourraient rapporter des centaines de millions de dollars à Bezeq.

Cette affaire, ouverte en 2017, a éclaté le 18 février 2018 dans toute sa dangerosité pour le Premier ministre, avec l'arrestation de Shaul Elovitch, principal actionnaire de Bezeq, et de deux proches collaborateurs de Benyamin Netanyahu.

Benyamin Netanyahu a été interrogé une douzaine de fois en tant que suspect ou témoin dans les dossiers le concernant. « L’interrogatoire de vendredi est le dernier avant qu’il ne soit décidé ou non d’inculper le Premier ministre », a annoncé la police. Il est accusé entre autres d’avoir « poussé » l’ancien directeur général du ministère des Communications Shlomo Filber à rendre des décisions favorables à Bezeq, y compris l’approbation de sa fusion avec la télévision par satellite.

De son côté, Netanyahu assure n'avoir rien à se reprocher, dénonce une « chasse aux sorcières » et affirme sa ferme intention de rester à son poste.

Deux gangs criminels d'Israël s’affrontent en Thaïlande

Dans une guerre de gang, deux Israéliens ont été condamnés à 25 ans de prison par un tribunal thaïlandais après le meurtre du frère d’un chef de gang rival.

Deux Israéliens, Eyal Bokel et Dolev Zuarez, ont été reconnus coupables du meurtre de Maor Malul, un chef de mafia de Netanya, sur l’île de Ko Samui en Thaïlande. Ils ont été condamnés à 25 ans de prison. Une peine considérée comme légère en Thaïlande, car ils auraient pu être condamnés à mort pour meurtre avec préméditation. Le meurtre remonte à janvier dernier.

Selon la police, les deux hommes – affiliés à un gang rival – se sont rendus sur l’île dans le but d’assassiner Malul.

Dans un reportage, les médias thaïlandais ont diffusé les images. Une voiture heurte la mobylette de Malul et sa compagne. Malul se lève pour aider sa petite amie, mais la jeep fait marche arrière et percute à nouveau Malul.

Un homme, vêtu d’un tee-shirt noir, sort alors de la voiture avec un couteau et poignarde à plusieurs reprises Malul. L’agresseur, vu par de nombreux témoins remonte dans la voiture et prend la fuite avec son complice qui conduisait.

Après avoir abandonné leur véhicule à trois kilomètres des lieux, Bokel et Zuaretz ont fui Ko Samui par bateau immédiatement après l’incident, arrivant sur l’île voisine de Surat Thani où ils ont embarqué dans un avion pour Bangkok.

À l'aide d'images de vidéosurveillance, la police thaïlandaise a pu suivre leurs déplacements et les a arrêtés à leur arrivée à l'aéroport international de Bangkok.

Les criminels sont aussitôt menottés. La police fouille les deux hommes et trois couteaux de cuisine tachés de sang sont retrouvés dans leurs valises.

Mais ce n’est pas la première fois que les deux gangs s’affrontent. En août 2015, Malul et un complice avaient déjà tenté d'assassiner le frère de Bokel.

Alors qu’il se rendait chez lui en moto, Malul avait essayé de l'écraser, tandis que son complice sur la banquette arrière lui tirait dessus. Au cours de cet affrontement, Bokel réussit à s’en sortir et n’est blessé « qu’à » la cuisse. Quelques mois avant cette tentative d'assassinat en 2015, Avi Malul, le frère de Maor, a été abattu à bout portant devant son domicile à Kfar Yona.

Eyal Bokel est le frère de Baruch, qui serait un chef de gang criminel à Netanya.

Eyal Bokel est le frère de Baruch, qui serait un chef d'un gang criminel à Netanya.

Eyal Bokel est le frère de Baruch, qui serait le chef d'une bande criminelle rivale dans la ville. Il a également été la cible d'un engin explosif qui l'a gravement blessé. Son entreprise à Netanya a été la cible d'incendie criminel.

Malul avait récemment été libéré de prison en Israël après avoir été reconnu coupable et condamné à seulement 20 mois de prison. La police manquait de preuves dans l'affaire.

Maor Malul appartenait à la bande de Zuaretz, qui se bat contre un autre groupe pourl'hégémonie dans la zone côtière de Netanya.
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Israël : le Qatar, accusé de terrorisme, joue à présent un rôle pour la paix au Moyen-Orient

Dans sa quête à une reconnaissance mondiale, le Qatar joue un rôle dans les négociations entre Israël et le Hamas.

Le Qatar, grand allié de l’Iran, accusé de financer le terrorisme, joue un rôle dans les négociations entre Israël et le Hamas. Une histoire ubuesque, et pourtant, la vérité cache bien son jeu. Malgré les apparences, l’État hébreu participe à un tour de manège à grande échelle avec l’Égypte, les États-Unis, l’Autorité palestinienne et le Qatar.

Et ce dernier, ne s’est pas contenté de faire de la simple figuration. Selon les renseignements, le Qatar joue un rôle prépondérant en vue d’un éventuel accord de paix proche d’être signé, entre Israël et le Hamas.

Pour comprendre la situation et la place de cet État, il faut remonter à 2017, lorsque les relations entre le Qatar et la plupart des pays arabes se sont totalement dégradées. Le Qatar est considéré comme l’un des principaux responsables des attaques terroristes depuis l’attaque du World Trade Center en 2001.

En effet, alors que l’Iran était dans la tourmente, le Qatar lui a apporté un soutien indéfectible. Par la suite, les pays voisins, dont l’Arabie Saoudite et l’Égypte lui ont infligé un embargo maritime. Plus tard, le ministre de la Défense israélien a déclaré : « Les pays arabes qui ont rompu leurs relations avec le Qatar ne le font pas à cause d'Israël ou de la question palestinienne, mais à cause de leur peur du terrorisme islamiste radical ».

Après un an de blocus, le Qatar semble avoir gagné la bataille économique. Pourtant, les pressions venues du Golfes furent sans précédent. L’Arabie saoudite a notamment fermé sa frontière avec le Qatar et le Bahreïn a instauré une interdiction de survol de son territoire. Pas facile dans ces conditions d’importer ce dont le Qatar a besoin, comme des produits alimentaires.

Il y a d’ailleurs eu un premier choc, qui semblait indiquer que le blocus allait bel et bien étrangler le petit émirat. Les réserves bancaires ont fondu : environ 40 milliards de dollars ont été retirés des banques. Les ventes de voitures – un indicateur traditionnel de la bonne santé économique – ont chuté fortement peu après l’instauration du blocus.

Il subsiste encore quelques séquelles. Le tourisme a été l’une des principales victimes et les hôtels sont pratiquement vides.

Mais le patient qatari s’en est sortis et ses moteurs économiques ont tenu le coup. La machine à exporter du gaz, principale source de revenus du Qatar, tourne à plein régime, et la banque centrale a puisé dans ses immenses réserves pour soutenir le secteur bancaire qui a fait preuve d’une grande résilience. La Turquie et l'Iran sont devenus les principaux fournisseurs de biens alimentaire au Qatar, lui permettant de contourner le blocus aérien.

Il est important de préciser que l'embargo mis en place ne concerne pas le secteur énergétique, l’une des principales ressources du pays. Mais les Émirats arabes unis n'ont pas eu d’autres choix puisqu’ils dépendent du gaz Qatari.

Malgré cela, le pays voit le vent tourné et se cherche de nouveaux alliés pour développer son économie. C’est ainsi, que le Qatar s'est rapproché des États-Unis. Un allié choisit comme il se doit. Il faut savoir que la plus importante base militaire américaine au Moyen-Orient se trouve au Qatar.

Israël et les Ettas-unis veulent que le Qatar reste à la table des négociations.

Israël et les Etats-Unis veulent que le Qatar reste à la table des négociations.

Au cœur des critiques dans son rôle dans le terrorisme, le Qatar a déployé des trésors de lobbying pour changer l’état d’esprit du président américain et renforcer sa position mondiale. Les dirigeants qataris ont rencontré non seulement des hauts responsables de l'administration Trump, mais également des dirigeants juifs de premier plan. Le pays comprend qu’il doit renforcer ses liens avec la communauté juive et avec Israël s’il veut maintenir la force de ses liens avec Washington.

De plus, les négociations avec le Hamas sur un cessez-le-feu et un accord à plus long terme sur la situation à Gaza nécessitent de trouver une source qui paiera les salaires du gouvernement à Gaza après le refus de Mahmoud Abbas de les payer par les fonds de l'Autorité palestinienne. Il semblerait que le Qatar soit le candidat parfait pour répondre à cette demande.

Durant les négociations, les Qataris pourraient également contribuer au retour des Israéliens et des corps des soldats israéliens à Gaza.

Mais la situation du Qatar a compliqué les négociations. Le Qatar est devenu l'ennemi de l'Égypte après l'arrivée au pouvoir du président égyptien actuel, Abdel-Fatah al-Sissi. À ce jour, le Qatar ne reconnaît pas sa légitimité et, lorsque les Saoudiens et les Emirats ont imposé leur embargo, l’Égypte a rapidement pris son parti, imposant un embargo aérien au Qatar malgré le fait que 300 000 Égyptiens y travaillent.

Ainsi, les États-Unis et Israël cherchent à maintenir le Qatar dans le processus, en partie en tant que bailleur de fonds, clé de tout éventuel accord avec le Hamas. Le Qatar est quasiment le seul, parmi les pays arabes riches disposés à verser des fonds humanitaires à Gaza.

(source : France24)

Le premier centre de maternité juif construit en Ouganda

Une sage-femme israélienne a construit le premier centre de maternité au profit de la communauté juive en Ouganda. 

Le premier centre de maternité juif en Ouganda a ouvert ses portes il y a quelques jours. Surprise par les conditions déplorables d’accouchements, Ilana Shemesh, une sage-femme israélienne (au centre de la photo), a construit un centre d’accouchements au profit des Abayudaya, une branche africaine juive.

Les Abayudaya est une communauté qui pratique le judaïsme à l'est de l'Ouganda. Ils pratiquent la circoncision, la Torah et ses lois, gardent la cacherout et observent le Shabbat.

Dans les années 1970, Idi Amin, président de l'Ouganda à l’époque, a persécuté la communauté. En conséquence, elle s'est réduite à quelques centaines de Juifs. Dans les années 1980, de violentes tentatives d’éradication de la communauté ont encore eu lieu, au même endroit où se trouve actuellement une synagogue. Aujourd'hui, les Abayudaya sont estimés à 2 000 membres.

Pour se sentir comme de véritables membres de la communauté juive, les Abayudaya réclament depuis plusieurs années une reconnaissance officielle de la part de l’État d’Israël. Cependant, malgré le fait que l'Agence juive ait reconnu la communauté comme juive, le ministère de l'Intérieur doit encore décider de son statut religieux, déclarant qu'il s'agit d'une « situation compliquée. »

La communauté a donc pris les devants. Elle a commencé à se convertir officiellement au judaïsme au cours des 20 dernières années. Après avoir achevé cinq années d'études rabbiniques à Jérusalem, l'actuel dirigeant de la communauté, le rabbin Gershom Sizomo, a converti environ 250 personnes d'Ouganda au judaïsme.

La communauté juive a son propre centre de santé, deux écoles, une boulangerie et une maison d’hôtes.

Lors de la cérémonie d'ouverture, la communauté s’est réunie et a chanté des chansons joyeuses et l’Hatikva (l’hymne national de l’État hébreu). Le nouveau centre de maternité accueille toutes les femmes juives et celles qui se sont converties au judaïsme conservateur. Depuis son ouverture, le centre a assisté à deux naissances.

Tout a commencé il y a environ un an, lorsque Shemesh est arrivé en Ouganda pour la première fois. Choquée, elle a découvert les mauvaises conditions des centres de traitement des femmes enceintes juives.

Une campagne de collecte de fonds a permis d'amasser 12 000 dollars pour le centre de maternité Shifra et Puah. La communauté a acheté des lits, des berceaux, des équipements médicaux, des médicaments.

Une campagne de collecte de fonds a permis d'amasser 12 000 dollars pour le centre de maternité Shifra et Puah. La communauté a acheté des lits, des berceaux, des équipements médicaux, des médicaments.

« Ils n’ont aucun service d’obstétricien. Les conditions dans les hôpitaux publics sont terribles et les hôpitaux privés sont très chers. On ne peut même pas les comparer aux normes israéliennes », indique-t-elle.

« La situation est désastreuse et les villageois n'ont pas d'argent. Les femmes accouchent chez elles, allongées sur des matelas sales. Les bébés risquent d'être infectés dès leur naissance. Si une femme saigne abondamment pendant l’accouchement, personne ne peut l’aider, le risque de mourrir est très élevé », poursuit Shemesh.

Consciente des dangers, elle a décidé d’agir. La visite a incité la sage-femme à promouvoir une campagne de collecte de fonds, qui a finalement permis d'amasser 12 000 dollars pour le centre de maternité Shifra et Puah récemment ouvert.

« Le rabbin de la communauté juive locale a alloué quatre salles pour les accouchements. Nous avons acheté des lits, des berceaux, des équipements médicaux, des médicaments, des moniteurs de pouls. Nous avons installé une panoplie d’équipements. Nous avons acheté un incubateur, chose qu’ils n’avaient jamais vue auparavant. Certains n’en croient pas leurs yeux », a t-elle ajouté.

Shemesh espère que d’autres médecins et sages-femmes suivront le mouvement. « En attendant, le centre est géré par des sages-femmes locales et nous espérons que des sages-femmes d’Israël et du monde entier viendront au centre chaque mois pour renforcer et enseigner les nouvelles techniques d’accouchement aux sages-femmes. »

Israël : Kippour plus fort que les Jeux olympiques

Un athlète israélien refuse de participer aux Jeux équestres mondiaux pour respecter le jour du Grand pardon.

Dan Kramer met en péril sa carrière, et pourtant, il n’a pas hésité. L’athlète israélien a décidé de renoncer aux Jeux équestres mondiaux, qui se tiendront du 10 au 23 septembre aux États-Unis, pour respecter Yom Kippour (le jour du Grand pardon) du 19 septembre.

La Fédération israélienne des courses de chevaux espère concourir pour la première fois aux Jeux olympiques de Tokyo. Pour ce faire, elle a réuni une équipe comprenant Kramer, qui réside actuellement en Belgique, et quatre autres israéliens naturalisés : le colombien Daniel Bluman, le mexicain Alberto Michen et les Américains Ashley Bond et Daniel Goldstein.

Renoncer à cette compétition et c’est tout un rêve qui s’effondrerait. Les chances pour l’équipe israélienne d’obtenir une place aux Jeux olympiques de 2020 à Tokyo seront fortement diminuées, car c’est l’une des compétitions annuelles du classement les plus importantes.

Malgré cela, il est hors de question pour Kramer de « bafouer » l’une des fêtes les plus saintes du judaïsme et toutes les tentatives de dissuasions des membres de l’équipe se sont cassé les dents contre la foi inébranlable de l’athlète.

« J'ai décidé de ne pas rejoindre les autres membres de l'équipe nationale israélienne. Yom Kippour est le jour le plus important et je veux honorer cette journée comme tout Israël et la diaspora juive le feront. Je pense que ce serait une énorme erreur de participer au tournoi et de ne pas respecter ce jour sacré même si cela nuira à mon score international et mes chances d’atteindre mon objectif, les Jeux olympiques. En tant qu’athlète juif et fier d’être Israélien, je n’ai pas l’intention d’offenser le public israélien et le monde juif en général en ce jour saint », a déclaré Dan Kramer dans une lettre adressée à la Fédération des courses de chevaux.

« Je n'ai pas l'intention de concourir comme cela m'a été suggéré plus d'une fois par la fédération, car je pense que toute performance d'une équipe israélienne doit être une fierté de chaque Israélien et de chaque juif », a t-il poursuivi.

Une décision qui a soulevé la colère des autres membres de l’équipe. Daniel Bluman a accusé Kramer de « porter préjudice à l’équipe. C’est une tentative d’attirer l’attention et la reconnaissance du public en nous faisant du mal avec des accusations de diffamation et des inexactitudes. »

« Yom Kippour est un jour que j'ai toujours respecté. La religion et la tradition sont des choses personnelles. Un bureau ou une fédération n'ont pas à déterminer comment nous respectons Yom Kippour. Nous sommes libres de décider. Ce championnat a lieu tous les quatre ans et sert de prélude aux Jeux olympiques. Nous ne pouvons pas mettre nos carrières, nos vies entre les mains d'une décision ministérielle », a écrit Bluman.

Bond a lui aussi critiqué son coéquipier. « Il doit y avoir une décision personnelle prise par tout le monde de manière indépendante ». Les athlètes ont même proposé de concourir, puis de se rendre à la synagogue.

Dans un climat tendu, les chefs de la délégation ont tenté de calmer les athlètes. « Nous sommes soutenus par les autorités compétentes qui nous ont autorisés à participer à Yom Kippour sans être pénalisés. Nous attendons toujours la possibilité d'un changement de date. S'il n'y en a pas, il est possible que les coureurs s'affrontent, mais pas sous les couleurs de l'équipe nationale d'Israël. »

Le Grand rabbin ashkénaze d'Israël, David Lau, a encouragé Dan Kramer dans sa prise de décision. Il a annoncé qu'il essayerait de changer la date de la compétition, en coopération avec la ministre des Sports.

Le Grand rabbin ashkénaze d'Israël, David Lau, a encouragé Dan Kramer dans sa prise de décision. Il a annoncé qu'il essayerait de changer la date de la compétition, en coopération avec la ministre des Sports.

Mais pour Kramer, la faute est sur les épaules de la Fédération israélienne, qui n’a pas fait le nécessaire pour changer les dates de la compétition. En effet, les dirigeants étaient au courant des dates du championnat en Caroline du Sud, mais n’ont pris aucune décision. L’affaire a fait grand bruit lorsqu’un écossais juif, fan d’équitation, a informé de la situation la ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev ces dernières semaines.

Par la suite, le chef de la section sportive du ministère, Ofer Bustan, a demandé au président de l’association de circonscription, Kenny Lalo, si des efforts étaient faits pour reporter la compétition.

En réponse, le directeur général de la Fédération lui a répondu : « L’Association internationale de l’équitation sportive a annoncé qu’il s’agit d’une question complexe au niveau technique et organisationnel, mais elle examine l’appel de manière positive et fera tout son possible pour changer les dates ».

Critiqué par ses pairs, Kramer a pu compter sur le soutien des internautes sur Facebook ainsi que du Grand rabbin ashkénaze d'Israël, David Lau. Le rabbin l’a encouragé dans sa prise de décision et il essaierait d'aider la Fédération, en collaboration avec le ministre des Sports Regev, à changer les dates du championnat.
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Israël : Linoy Ashram remporte la médaille d’or au Championnat du monde de gymnastique

La gymnaste israélienne, Linoy Ashram a remporté la médaille d’or au Championnat mondial de gymnastique. Cette performance lui permet également d’établir un nouveau record.

Linoy Ashram fait partie des meilleures gymnastes au monde. Au Championnat mondial de gymnastique artistique à Minsk, l’israélienne a décroché la médaille d’or pour sa démonstration de clubs. Elle a dépassé par la même occasion le précédent record dans l’exercice des massues.

Ashram, âgée de 19 ans, a obtenu une note de 20,65 pour sa démonstration de clubs, dépassant le record de 20,05 établit lors des Championnats d’Europe de 2018 par la Russe Dina Averina. Ashram a ensuite obtenu une note finale de 77 800 au stade complet, remportant la médaille d’or.

Linoy Ashram, née le 13 mai 1999 à Rishon LeZion, est une gymnaste rythmique israélienne. Elle a remporté deux médailles de bronze au concours général et au ruban aux Championnats du monde de gymnastique rythmique 2017, deux médailles de bronze au cerceau et aux massues aux Championnats d'Europe de gymnastique artistique 2017 et deux médailles aux Jeux mondiaux de 2017 (une médaille d'argent aux massues et une médaille de bronze au cerceau).

Le tournoi européen gymnastique artistique est organisé tous les deux ans par la Fédération internationale de gymnastique de 1903 à 1913. Il a repris ses droits après l’Armistice et à partir de l’édition organisée à Paris par Charles Cazalet lors de l’exposition coloniale de 1931. D’abord exclusivement masculins, ceux-ci accueillent aussi des gymnastes féminines dès l’édition suivante de 1934. Depuis 1991, le tournoi se déroule chaque année. La compétition comprend le cerceau, les clubs, le ballon et le ruban.

Le Comité Olympique Israélien a noté que Linoy Ashram est la première femme dans l’histoire de la Challenge Cup à remporter deux médailles d’or en une saison, après avoir remporté une médaille d’or en Espagne en mai.

Ashram espère améliorer ses résultats plus tard cette année aux Championnats du monde en Bulgarie. L’année dernière, elle a terminé troisième du concours général des championnats d’Italie, devenant ainsi la première Israélienne à remporter une médaille dans la catégorie.

Avant la performance d'Ashram vendredi à Pesaro, en Italie, le meilleur résultat pour un Israélien de la catégorie était la septième place de Neta Rivkin aux championnats du monde en 2015.

Israël : la date de la loi État-nation devient une journée d’apartheid

Le 19 juillet devrait être considéré comme la Journée internationale contre l’apartheid israélien.

Après la Nakba (jour de catastrophe) du 15 mai, qui célèbre l’exode des Palestiniens en 1948, place à la Journée de l’apartheid. Le Comité de surveillance arabe supérieur veut attribuer le 19 juillet, date à laquelle la Knesset a adopté la loi sur l’État-nation juif, comme la Journée internationale contre l’apartheid israélien.

Le Comité de surveillance arabe supérieur est une organisation politique indépendante dont le but est de coordonner les actions politiques de divers organes israélo-arabes. Il est important de préciser qu’elle ne représente pas les Palestiniens de Cisjordanie ou de la Bande de Gaza. Le comité est composé de députés arabes, de chefs de conseils arabes et de représentants de différents courants du secteur arabe.

La décision doit encore être approuvée par l’Autorité palestinienne et les représentants des Palestiniens vivant à l’étranger, qui pourraient recommander une date différente. Le chef du Comité de surveillance arabe, l’ancien député Mohammed Barakeh, rencontrera les dirigeants de l’Autorité palestinienne au début du mois de septembre pour solliciter cette approbation.

« C'est le jour de l'adoption de la loi sur l'apartheid, qui rend les citoyens arabes israéliens de seconde classe », a déclaré Barakeh. « Notre définition de l'apartheid est basée sur une étude qui a trouvé notre situation similaire à l'apartheid en Afrique du Sud avant la guerre civile. Ce n'est pas une décision politique, mais un fait. »

L’apartheid en Afrique du Sud était une doctrine qui imposait à tous les niveaux de la société une stricte ségrégation raciale entre Blancs et Noirs. Le régime a été institutionnalisé en 1948 et a duré plus de 40 ans, il a été aboli en 1991.

Une situation bien différente de l’Afrique du Sud. Les Arabes israéliens ont le droit de voter et d'être élus contrairement aux Africains non blancs, à l’époque. Mohammed Barakeh a, par ailleurs, été député de la Knesset pendant 16 ans, de 1999 à 2015, dont une décennie en tant que président du Hadash, un parti extrémiste gauche.

« Ce que fait Israël est un crime. L’État hébreu se dit soi-disant une démocratie, mais notre liste commune n'a pas les mêmes droits que tous les autres partis. Yitzhak Rabin (le Premier ministre qui a joué un rôle prépondérant dans les accords de paix d’Oslo en 1993) était le seul à vouloir la paix et il a payé le prix de sa vie. »

Mohammed Barakeh a été député de la Knesset pendant 16 ans.

Mohammed Barakeh a été député de la Knesset pendant 16 ans.

« Si cette décision est approuvée, il y aurait des activités internationales pour marquer cette journée dans le monde entier, y compris en Israël », a déclaré le porte-parole du comité de Barakeh. Des sessions d’études sur le sujet seront ainsi encouragées dans les écoles.

« Nous pouvons apprendre de ce qui a été fait avec succès par les militants du BDS sur les campus universitaires nord-américains et mettre en œuvre leurs idées », a t-il indiqué.

Il y a quelques mois, une centaine d’universitaires juifs américains ont annoncé qu’ils ne se rendraient plus en Israël, en raison de la loi interdisant l’entrée à toutes les personnes approuvant la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël.

Il est important de préciser qu’actuellement l’Afrique du Sud connaît encore une forte ségrégation. En effet, de nombreux fermiers Blancs ont été tués par des Noirs ces dernières années. Le pays connaît un vif débat sur la propriété des terres agricoles. Durant l’année 2017, la police a recensé 638 attaques et 74 meurtres racistes contre les Blancs.

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Israël : la leptospirose persiste, plus de 40 personnes hospitalisées

La leptospirose fait encore des siennes, plus de quarante personnes ont été admises aux centres hospitaliers après s'être baigné dans le Golan. Un chiffre qui a pratiquement doublé en quelques jours

Il y a quelques jours, nous vous annoncions que 27 personnes souffraient de la leptospirose, une maladie infectieuse mortelle. Le chiffre vient de considérablement augmenter et a pratiquement doublé. Selon les services médicaux, 42 personnes ont contracté la maladie après s'être baignées dans des sources d’eau dans les hauteurs du Golan.

La leptospirose est une maladie infectieuse, de gravité variable, due à des bactéries. Elle est transmise à l'homme par l'urine de mammifères, généralement des rats ou des souris. Ces animaux excrètent les bactéries pathogènes et contaminent le sol et les eaux. Elle peut provoquer des symptômes pseudo-grippaux, notamment de la fièvre et des frissons, des maux de tête intense et des maux d’estomac. Plus grave, cette maladie peut provoquer des saignements dans les poumons et peut-être fatale si elle n’est pas traitée à temps.

Jusqu'à présent, plus de 250 cas ont été signalés, heureusement pour la majorité d’entre eux, sans gravité. Bien que le nombre de patients ne cesse d’augmenter, Yaakov Litzman, le ministre adjoint de la Santé, a assuré que « les choses sont sous contrôle ».

« Le ministère de la Santé examine les flux, supervise de près la question. Toutes les eaux qui sont infectées ou bien qui sont des zones à risque sont systématiquement interdites au public. Les eaux qui sont ouvertes ne présentent aucun risque », a annoncé Litzman.

Le directeur général du ministère de la Santé, Moshé Bar Siman Tov, a indiqué que « les sources étaient quotidiennement surveillées. Respectez nos instructions, car beaucoup de choses qui ont été dites sont sans fondement et fausses », a t-il indiqué.

La liste des lieux autorisés « est constamment mise à jour ». Par ailleurs, il est vivement recommandé au public de se renseigner sur le site Web du ministère de la Santé sur les sources d'eau potables avant de se baigner.

La baignade a été interdite dans les rivières de Zavitan, Zaki, Yehudia, Meshushim, Daliot et Gilbon dans le Plateau du Golan.

Depuis que la leptospirose est apparue dans les médias, nombreuses sont les rumeurs qui courent sur la toile, entraînant un mouvement de panique de la population. Ainsi, le professeur Itamar Grotto, directeur général adjoint du ministère, précise que la leptospirose ne peut être contractée dans l'air ou dans l'eau de piscine.

Avant de se baigner dans les hauteurs du Golan, les touristes doivent se renseigner sur le site du ministère de la Santé.

Avant de se baigner dans les hauteurs du Golan, les touristes doivent se renseigner sur le site du ministère de la Santé.

Nature and Parks Authority rapporte que le nombre de visiteurs dans les destinations d’eau du nord d’Israël a considérablement chuté en raison d’une forte crainte.

Chez Horshat Tal, le nombre de visiteurs est tombé de 1 800 à 800 touristes en une semaine. À Nahal Snir, le nombre est passé de 1 650 à 700.

La raison de l'épidémie d'infection n'est pas encore connue, mais selon les renseignements, il semblerait qu’elle soit due aux troupeaux de bovins qui auraient contaminé les ruisseaux avec des excréments.

Le professeur Michal Hovers, qui dirige l'unité des maladies infectieuses à l'hôpital Meir de Kfar Saba, nous donne des conduites à adopter si une personne s’est baignée dans ces eaux.

« Les symptômes peuvent être légers dans certains cas, mais chez d'autres, l'infection peut devenir grave et entraîner une insuffisance rénale et hépatique, il est donc primordial de consulter un médecin si le mal persiste », a-t-elle poursuivi.

Le professeur Hovers ajoute que les symptômes comprennent la fièvre, des symptômes pseudo grippaux et parfois des infections cornéennes. Il est important de préciser que pas tous les symptômes nécessitent une admission à l'hôpital. Autre précision, les premiers signes cliniques apparaissent quelques jours après la baignade.

Il y a plus d'un million de cas de leptospirose enregistrés chaque année, principalement dans les pays humides. En Israël, c'est une maladie assez rare, avec 10 cas par an.