Caroline Haiat

J'ai 23 ans, je suis originaire de la région parisienne et je viens de faire mon alyah à Tel-Aviv. Tout juste diplômée, je commence ma carrière de journaliste rédactrice. J'ai une formation littéraire, après avoir fait Hypokhagne/ Khagne, j'ai obtenu ma licence de lettres modernes et ma maitrise d'information-communication à la Sorbonne.
J'ai réalisé des stages dans le domaine rédactionnel en France et en Israël. Je porte un intérêt certain à l'actualité et à l'écriture, je me passionne pour la littérature romanesque et autobiographique et j'adore le cinéma.

Les articles de Caroline Haiat

Iran: hommage aux héros juifs de la Révolution islamique

A Téhéran, un mausolée rend hommage aux "héros" juifs de la Révolution islamique. La petite communauté juive d'Iran était très bien intégrée et les milliers de tombes du cimetière juif de la capitale, sont le témoin d'une communauté installée depuis l'Empire perse.

Un site de huit hectares accueille un mausolée en souvenir des dix juifs morts depuis le 11 février 1979, jour de la Révolution islamique. Le premier martyr est tombé ce jour-là, tandis que les autres sont morts pendant la guerre contre l'Irak, entre 1980 et 1988, et dans les bombardements de l'armée de Saddam Hussein sur Téhéran.

Selon Homayoun Sameyah Najaf Abadi, le président de la communauté juive de Téhéran, ce mausolée montre que les juifs "font partie de la société iranienne et qu'ils y ont contribué".

La construction du mausolée et la restauration des dix tombes juives ont été financées par la "Fondation des martyrs et vétérans", qui vient en aide aux familles des militaires morts ou blessés lors de la guerre.

Conbien y a t-il de Juifs en Iran?

Les juifs iraniens étaient entre 80.000 et 100.000 avant la Révolution. La majorité d'entre eux ont quitté le pays, notamment pour les Etats-Unis.

36 ans plus tard, il ne reste que 8.500 juifs, principalement installés à Téhéran, Ispahan et Shiraz. La communauté juive fait partie des trois minorités religieuses reconnues, avec les chrétiens et les zoroastriens. Elle a même un député au Parlement.

Les  Juifs "se sentent bien en Iran"

"Ils sont libres d'exercer leur religion et de travailler. Nous n'avons pas de problème dans la société", déclare le président de la communauté, lui-même médecin à l'hôpital juif de Téhéran,  géré par la communauté mais qui accueille 90% de patients musulmans.

Pendant l'inauguration du mausolée en décembre, le vice-président du Parlement, Mohammad Hassan Aboutorabi-Fard a salué "la position explicite de la communauté juive sur son soutien au régime de la République islamique et son obéissance au Guide suprême", l'ayatollah Ali Khamenei.

Les inégalités que subit la communauté juive

Néanmoins, les juifs sont victimes d'inégalités, surtout en matière d'héritage: à la mort d'une juive mariée à un musulman, tout le patrimoine revient à la famille du mari. Les juifs sont aussi écartés des principaux postes à responsabilité dans l'administration.

Ils sont inégaux devant la justice, notamment lorsqu'un juif est victime d'un meurtre. Les auteurs, qui encourent normalement la peine de mort, "sont habituellement condamnés de 10 à 18 ans de prison, et sont libérés au bout de trois ans", explique M. Sameyah.

"Les Iraniens ne considèrent pas les juifs comme des sionistes", explique M. Sameyah.

"Depuis l'élection de M. Rohani, nous avons vu des changements positifs à l'égard des minorités. Ce monument en est un exemple", assure t-il.

Caroline Haïat

La Turquie accuse Israël d'être à l'origine des attentats de Paris

Melih Gokcek, le maire d'Ankara affirme que le Mossad est responsable des attentats terroristes en France, d'après le journal turque anglophone Today’s Zaman qui cite l’Agence de presse Andalou.

 

Melih Gokcek, le maire d'Ankara, a déclaré être certain que "le Mossad est derrière ce genre d’incidents. Le Mossad favorise l’islamophobie en provoquant de tels incidents."

Il a annoncé qu’après les attaques terroristes de Paris, 50 mosquées et un certain nombre de musulmans ont été ciblés sans que les médias n'en fassent leur couverture.

Ce n'est pas la première fois qu'il s'attaque à Israël. L’été dernier, sur Twitter, il avait appelé à la fermeture du Consulat israélien en Turquie, ne voulant pas d’un "représentant de meurtriers" en Turquie.

En juillet 2014, Gokcek avait également relayé les tweets antisémites de la chanteuse turque Yıldız Tilbe : « Que Dieu bénisse Hitler, Ce qu’il a fait aux Juifs était encore trop peu, il avait raison » « Les Juifs seront détruits par les musulmans, au nom d’Allah. Il ne reste peu de temps avant que cela soit fait ».

Gokcek avait commenté le second tweet en disant : "je vous félicite ».

La communauté juive de Turquie avait condamné les propos « racistes et incitant à la haine » de la chanteuse et appelé la justice entamer les procédures légales nécessaires prévues par le code pénal.

Les relations diplomatiques entre Israël et la Turquie, se sont sérieusement détériorées depuis l’arrivée au pouvoir du parti islamo-conservateur AKP du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Ce dernier est connu pour ses propos insultants envers l'Etat hébreu.

Caroline Haïat

Qui sont ces Juifs de France qui font l'Alyah?

Pourquoi les Juifs de France quittent-ils leur pays pour Israël? Parmi ceux qui franchissent le pas de l'Alyah, on observe différents types de profils. Certains partent pour des raisons économiques ou fiscales, tandis que d'autres espèrent obtenir de meilleurs emplois qu'en France. 

La France éduque, Israël recrute

Mickael, 32 ans, est originaire de Toulouse. Il est diplômé d'une école de commerce et il a un MBA en finances. Après une première aliyah, il est rentré France, où il a postulé en tant que manager dans le marketing numérique:

"J'ai cherché pendant 5 mois, j'ai envoyé peut-être 20 CV par jour. Rien... Je suis rentré en Israël. En une semaine, j'avais trois offres d'emploi, avec des salaires comparables à la France, exactement dans le même secteur."

Il explique que "le décalage est lié à la conjoncture économique et aussi beaucoup à la mentalité des recruteurs. J'ai monté ma propre boite. Mon CV n'est pas assez cohérent pour un Français. En Israël, comme en Amérique latine ou aux Etats-Unis, on me dit que c'est génial.»

Selon Daniel Benhaïm, le directeur de l'agence juive «50% des olim en 2014 avait moins de 35 ans". Une part énorme de jeunes diplômés français (27%) pensent que leur avenir professionnel se situe à l'étranger plutôt qu'en France et l’aliyah «s’inscrit dans cette logique-là».

L'alyah: une solution aux problèmes financiers? 

Emmanuel Smadja, 36 ans, a fait son alyah il y a deux ans. Il est désormais à la tête de son entreprise de création de logiciels.

Il est en colère quand il entend que " les Français partent en Israël parce qu'ils ont peur: il y a des roquettes ici, tu entends des sirènes, tu dois aller dans des abris, ne pas paniquer pour ne pas inquiéter les enfants. On ne vient pas en Israël pour fuir la peur».

Emmanuel, précise qu'il adorait la France mais il a eu de gros problèmes financiers avec son restaurant alors il a choisi de commencer une nouvelle vie en Israël:

"Quand on veut être chef d’entreprise, ici, tout est plus simple; pour créer une entreprise, tu donnes 200 shekels à un comptable tous les mois et tu n'as rien d'autre à faire que ton travail. Juste ouvrir un compte... Il y a moins de taxes, moins de charges. Tout est plus facile et plus efficace qu'en France.»

Y-a t-il encore des perspectives d'avenir en France?

La France n'encourage pas l'entreprenariat, l'écosystème est peu propice à la création d'entreprises et le niveau d'imposition trop élevé.

Franck, 38 ans, est entrepreneur. Ce sont des raisons économiques qui le poussent à faire son Alyah:

"Ceux qui pensent que la France est foutue à cause de Charlie, je pense qu'ils ont tort. Moi je pars pour d’autres raisons. J'ai eu une carrière très internationale et j’ai fréquenté des gens de tous les horizons. La France globalement est un pays qui ne bouge pas. Le marché du travail n'est pas assez flexible: moi, ça m’empêche de faire des choses. 

J'ai des gens qui travaillent en Inde pour moi parce que je veux le moins de gens possible en France à cause des contraintes: les charges importantes, les vacances très longues, les contrats très rigides qui ne te donnent pas le droit à l'erreur.

Face à cet horizon un peu bouché, je me suis demandé est-ce que j’ai envie que mes enfants grandissent là? Ma réponse c’est non." affirme t-il.

L'alyah fiscale

Alain Kaelman, 65 ans, ancien PDG de Natalys vit à Tel Aviv depuis 3 ans. Il avoue que les raisons fiscales ont beaucoup joué dans sa décision.

"En tant que nouvel immigrant, je ne paie pas d’impôts sur les revenus qui proviennent de l’étranger pendant dix ans."déclare t-il.

En 2014, Israël a modifié sa législation. Une nouvelle loi impose aux banques israéliennes d’identifier les clients étrangers et de déclarer leurs comptes à leur pays d’origine.

Devenir Israélien permet cependant de contourner la loi: le compte change  de statut en passant de compte «étranger» à «résident israélien». Les autorités bancaires israéliennes ne sont plus tenues de déclarer au fisc français les comptes de leurs nationaux.

Les émigrés dits "patrimoniaux" forment un nouveau profil d'immigrants:  «les détenteurs de patrimoines qui quittent la France en raison du niveau d’imposition élevé qui touche les plus gros contribuables».

Caroline Haïat

 

Le salaire minimum israélien augmente à 5000 shekels par mois

Hier matin, le Cabinet a approuvé un plan visant à augmenter le salaire minimum en Israël. Actuellement de 4300 shekels, il sera de 5 000 shekels par mois soit 1098 euros, d'ici janvier 2017. Cela va t-il encourager davantage les demandes d'Alyah? 

Le montant des revenus peut être un frein dans la décision d'immigrer en Israël. Cependant, le gouvernement a pris la décision d'augmenter le salaire minimum, il passera de 4300 à 5000 shekels en janvier 2017.

Selon l'accord qui a été signé la semaine dernière entre le gouvernement et la centrale syndicale Histadrout, le salaire minimum sera augmenté en trois fois:

- 4650 shekels (1022 euros) le 1er avril

-4825 shekels (1060 euros) le 1er août 2016

-5 000 shekels (1098 euros) le 1er janvier 2017

Mercredi, la décision passera devant la Knesset lors d’une session spéciale, et sera votée dans un processus accéléré.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Naftali Bennett, le ministre de l’Economie, ont avoué que la mesure allait surtout contribuer à minimiser les écarts sociaux, en augmentant le revenu des familles des classes moyennes et inférieures.

Avi Nissankorn, le chef de la Histadrout a déclaré : « cette décision permettra de réduire les inégalités en Israël. En moins de trois mois, 700 000 familles pourront commencer à sentir la différence."

Netanyahu a lui même affirmé que l’augmentation du salaire minimum « renforçait l’État d’Israël et tous les secteurs de la société."

"Je pense que cela reflète notre volonté d’aider tous les segments de la société et je suis heureux que cela soit fait en accord avec les employeurs et les employés. C’est un exploit pour l’Etat d’Israël et nous en sommes très fiers » a t-il dit.

Lapid, le chef du parti Yesh Atid a déclaré dans un communiqué qu’il « félicite le gouvernement pour sa décision d’augmenter le salaire minimum".

"C'est un pas dans la bonne direction, à la fois moralement et éthiquement. C’est dans le cadre de notre aspiration à combler les lacunes sociales, comme en témoignent d’autres réformes que nous avons initiées » a t-il

Caroline Haïat

Israël: le ministre de l'Agriculture d'Yisrael Beytenu démissionne

Samedi, Yair Shamir, le ministre de l’Agriculture du parti Yisrael Beytenu, a annoncé qu'il ne participerait pas aux prochaines élections législatives, pour cause de corruption au sein du parti. 

Shamir, fils de l’ancien Premier ministre Itzhak Shamir, était à la tête du parti politique nationaliste et d'extrême droite Yisrael Beytenu, créé en 1999 par Avigdor Liberman, ancien membre du Likoud.  

Yair Shamir démissionne de ses fonctions suite à un important scandale de corruption impliquant des responsables du parti, qui a éclaté le mois dernier. Il n'est pas le seul à se retirer des éléctions du 17 mars prochain.

En effet, la vice-ministre de l’Intérieur Faina Kirshenbaum, le ministre du Tourisme, Uzi Landau, le ministre de la Sécurité publique Yitzhak Aharonovitch et le président de la commission parlementaire de la constitution des lois et de la justice David Rotem, ont annoncé qu’ils ne se présenteraient pas aux élections.

Pourquoi Yair Shamir démissionne t-il?

Il aurait déclaré être en décalage avec la nouvelle plate-forme de la politique étrangère d'Avigdor Liberman, le président du parti. Celle-ci prévoie un échange de terres et de population avec les Palestiniens dans un futur accord de paix.

" J’ai du mal à m’identifier avec le changement de plate-forme de la politique étrangère du parti, » a t-il déclaré selon Ynet, « j’ai donc décidé de ne pas me présenter dans le cadre du parti."

Shamir a néanmoins affirmé:  "je suis reconnaissant de l’honneur qu'on m'a fait ces deux dernières années, de participer à la prise de décisions complexes sur les questions sécuritaires, ainsi qu'à la politique étrangère et sociale."

Les sondages montrent que le parti Yisrael Beytenu connait une baisse de popularité. Selon eux, le parti devrait recueillir entre cinq et sept sièges aux élections du 17 mars, alors qu'il en a actuellement 13 à la Knesset.

Liberman a rejoint le camp de ceux qui déclarent qu’une annexion israélienne de la Cisjordanie conduirait à un "Etat d’apartheid".

« Ce que Bennett et son parti HaBayit HaYehudi proposent est un Etat binational classique, » a clamé Liberman lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv.

« Ils doivent décider s’ils parlent d’un Etat binational entre le Jourdain et la Méditerranée comme le président [Reuven Rivlin], ou s’ils parlent d’un Etat d’apartheid », a t-il dit.

Caroline Haïat

Concours de Miss Univers: le selfie qui fait l'effet d'une "bombe'"

A six jours de l'élection de Miss Univers, qui aura lieu le 25 janvier prochain, un selfie sème le trouble. Parmi les 88 candidates, Miss Israël et Miss Liban ont fait parler d'elles sur les réseaux sociaux, sur le fond de conflit entre leurs pays. Elles figurent côte à côte sur un selfie.

 

Sur sa page Facebook, Saly Greige, Miss Liban, déclare: «depuis mon arrivée j'ai fait extrêmement attention à ne pas être prise en photo et à ne pas communiquer avec Miss Israël».

Pourtant, sa concurrente Doron Matalon, Miss Israël en a décidé autrement: elle s'est invitée sur la photo de Miss Japon, Miss Slovénie et Miss Liban, puis l'a immédiatement postée sur son compte instagram.

Cette photo-bomb (quand une personne s'incruste sur un cliché, ndlr) a provoqué la colère Saly Greige qui, en aucun cas, ne voulait apparaître aux côtés de Miss Israël.

Sur sa page facebook, Greige affirme que Matalon l'a harcelée pour faire une photo ensemble et l'a finalement "photobombardée": "je prenais une photo avec Miss Japon et Miss Slovenie, soudain Miss Israël a sauté, elle a pris un selfie, puis elle l'a posté sur les réseaux sociaux."

La photo a déclenché une polémique. Miss Israël a répondu à sa rivale en écrivant sur son propre compte Facebook :" cela ne me surprend pas, mais cela me rend triste. Dommage que tu ne puisses pas mettre les hostilités de côté»

Les deux pays sont techniquement en guerre, bien que la frontière soit plus ou moins calme depuis la guerre de 2006.

Quelques Libanais ont exigé, sur réseaux sociaux, que Greige perde son titre pour "contacts avec un citoyen de l'état ennemi".

Caroline Haïat

Israël facilite l'intégration des nouveaux immigrants

Au vu des récents attentats qui encouragent certains à franchir le pas de l'Alyah, Sofa Landver, la ministre de l'Immigration et de l'Intégration annonce: « des opportunités se sont ouvertes pour l’Alyah. Dans les deux prochaines années, nous allons intégrer et en parallèle, nous allons nous occuper de la question des équivalences professionnelles ». 

Le dilemme de l'Alyah se pose de plus en plus aujourd'hui pour les Juifs de diaspora et notamment pour les Juifs français, qui ont vécu l'horreur la semaine dernière avec l'attentat de l'HyperCasher. La montée de l'antisémitisme en Europe et les actes terroristes poussent les Juifs  à immigrer vers Israël, mais pour y faire quoi?

Comment faciliter l'Alyah?

Le travail est la préoccupation majeure de ceux qui envisagent l'Alyah, quel emploi les Juifs de France vont-ils trouver ou retrouver en Israël? Existe t-il des équivalences pour toutes les professions?

Sofa Landver, la ministre israélienne de l'Immigration et de l'Intégration, a déclaré devant le gouvernement qu'un plan national d'intégration serait présenté dans une semaine. Il s'agira notamment de supprimer les obstacles à l’emploi des nouveaux immigrants en Israël.

Il a également été convenu que le ministère de la Santé ferait passer en urgence une loi visant à résoudre la question des équivalences pour les professions médicales.

Les mesures approuvées pour faciliter l'Alyah font partie des recommandations formulées par un comité interministériel. Elles ont pour but de renseigner les Juifs qui souhaitent immigrer en Israël, sur la reconnaissance de leurs professions et de préparer ainsi en amont leur intégration.

Quelles sont les mesures prises?

Les futurs immigrants pourront désormais déposer sur les sites du ministère de l'intégration, de l'Education, de la Santé et prochainement de l'Economie, une demande d'examen de leur statut, afin de demander un "permis d'exercer" sa profession en Israël. Cela est valable pour les professions qui se rattachent aux domaines de la Santé, de l'Education, et dans quelques jours, de l'Economie.

Sofa Landver a declaré :

"Nous devons redoubler d’efforts et travailler main dans la main pour achever la mise en œuvre du programme, afin de faciliter l’intégration des nouveaux immigrants sur le marché du travail.

La disparition des craintes quant à l’emploi et à la facilitation du processus d’intégration professionnelle en Israël sont un outil essentiel pour encourager une immigration et une integration réussies."

Caroline Haïat

L'acteur Michael Douglas récompensé par Netanyahu et Sharansky

Michael Douglas, acteur et militant pour la paix a été nommé deuxième récipiendaire du prix Genesis. La récompense d’un million de dollars qui rend hommage aux grandes contributions à la culture juive à travers le monde lui sera décernée par Benjamin Netanyahu et Natan Sharansky. 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président de l’Agence juive Natan Sharansky remettront le prix à Michael Douglas le 18 juin prochain à Jerusalem.

Le Prix Genesis est une initiative du Bureau du Premier ministre et de l’Agence juive, en coordination avec le Genesis Philanthropy Group, des hommes d’affaire russes engagés à renforcer l’identité juive au sein des Juifs de Russie et de la diaspora.

L'an dernier, le prix a été attribué à Michael Bloomberg, l’ancien maire de New York, lui-même milliardaire.

Douglas, a été plusieurs fois Oscarisé au cours de sa carrière cinématographique. C' est aussi un Messager de la paix des Nations unies.

La semaine dernière, Douglas a déclaré dans un communiqué de presse : « je partage ce prix avec ma famille, qui m’a encouragé dans mon exploration de la foi juive. J’espère que ces enseignements et valeurs feront partie de l’héritage du monde que je laisse à mes enfants et à ceux qui suivront. »

Douglas et sa femme Catherine Zeta-Jones se sont rendus en Israël l’été dernier avec leur famille pour la bar-mitsva de leur fils, Dylan. Les médias avaient même annoncé que Catherine Zeta-Jones envisageait de se convertir au judaïsme.

Michel Douglas veut faire don de son prix à des projets qui encouragent la diversité à Jérusalem.

Caroline Haïat

La Palestine sur le marché d'Aubervilliers

La Palestine à vendre sur les marchés à Aubervilliers

Alors que la France vient d'être violemment frappée par les attentats, qui ont notamment ciblé la liberté d'expression avec Charlie Hebdo et la communauté juive avec la tuerie de l'HyperCasher, samedi, le BDS dénoncait le "terrorisme israélien" sur le marché d'Aubervilliers en appelant au boycott d'Israël. 

la Palestine sur le marché d'Aubervilliers

Les stands palestiniens se tenaient sur le marché d'Aubervilliers samedi matin. D'après des sites pro-palestiniens, les personnes présentes ont applaudi l'initiative et la "liberté d'expression" qui appelait au boycott et à la déconciation d'Israël. Des tracts et des brochures étaient distribués sur la situation au Proche-Orient et sur le boycott d'Israël.

Une pétition contre "l’accueil des tortionnaires d’enfants palestiniens par le gouvernement français", a également été lancée.

La campagne BDS a été lancée par la société civile palestinienne en 2005, elle a pour but de boycotter tous les produits israéliens. De nombreuses associations et organisations françaises ont répondu à l’appel au "Boycott, Désinvestissement et Sanctions" (BDS) lancé par les palestiniens le 4 juillet 2005 et se sont regroupées au sein de la Campagne BDS France. De plus en plus les y rejoignent.

la Palestine s'invite sur le marché d'Aubervilliers

 

L'organisation BDS France fonctionne de la façon suivante des réunions de coordination nationale ont lieu une fois par mois, à Paris. Les représentants des différents membres du BDS discutent de l’état de la Campagne et des objectifs. Ils fixent aussi des priorités et choisissent des dates d’action nationales, qui peuvent refléter une demande locale.

C'est une organisation illégale  puisque elle appelle au boycott d'Israel , raciste et dangereuse. Suivant les nouvelles lois anti-racistes mises en place par la justice française il y a donc de fortes chances qu'elle soit de plus en plus limitée dans ses actions .

Caroline Haïat

Après l'Alyah l'intégration

Samedi dernier, Benjamin Netanyahu, faisait son "appel à l'Alyah" des Juifs français lors de sa visite à Paris, en hommage des victimes des attentats. "L'État d'Israël, ce n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'État d'Israël, c'est votre foyer" avait-il déclaré. Tandis que Manuel Valls affirmait de son côté "la France sans les juifs de France, ça n'est plus la France". 

 

Cet appel à l'Alyah est-il nouveau?

A en croire l'intervention de Daniel Benhaïm, le directeur de l'Agence Juive en France, l'appel à l'Alyah n'est pas lié aux récents attentats qui ont eu lieu à Paris. Israël a toujours accueilli les Juifs de diaspora et continuera de le faire.

"Je pense que le discours du Premier ministre a été mal interprété. Israël s'est construit grâce à l'Alyah des juifs du monde entier, alors bien sûr Israël est toujours dans la séduction mais pas plus aujourd'hui que d'habitude. On a toujours reçu les juifs à bras ouverts" confiait Daniel Benhaïm, le directeur de l'Agence juive en France.

En 2014, les Juifs français, ont cependant été les plus nombreux à faire l"alyah", à hauteur de
7 231. Selon l'Agence juive, parmi eux, 500 juifs de Marseille ont été resencés.

Philippe Adad, patron de la société Adem, spécialiste des déménagements estimés à 5 000 euros, a constaté "une augmentation exponentielle de la demande depuis deux ans. La majorité vers Israël, mais aussi vers Miami ou le Canada".

Daniel Benhaïm explique les facteurs qui peuvent être déterminants dans le choix du départ:

"je ne dis pas qu'Israël est un Eldorado, mais avec 5 % de chômage, ce pays est attirant pour les jeunes, c'est une société plus dynamique que la société française. C'est davantage un attrait pour Israël qu'une volonté de fuir la France.

Les couples avec de jeunes enfants,quant à eux, disent vouloir les mettre à l'abri. Pour tous, c'est un processus de liberté dans la pratique de leur religion..."

La hausse des actes antisémites en Europe encourage chaque année de nombreuses personnes à immigrer en Israël. Barbara fait partie des 250 Belges à avoir franchi le pas l'an dernier.

Les trois enfants de Barbara étaient scolarisés dans une école juive de Bruxelles, ce qui était une source d'inquiétude pour la mère de famille  :

"chaque jour où j'emmenais mes enfants à l'école, j'avais le sentiment que ce n'était pas une école comme les autres, qu'il pouvait se passer quelque chose. Ce qui a été un déclic important, c'était l'idée de me dire que si Israël n'existait pas, je ne dormirais pas bien la nuit", a-t-elle expliqué sur RTL-TVI ce samedi.

Barbara et sa famille vivent désormais à Tel Aviv. La peur est toujours là, mais elle est différente:

"De là à dire qu'ici tout est "safe", non, bien sûr que non. Mais la différence, je pense, c'est qu'en Europe les juifs sont une cible spécifique alors qu'ici, on n'est pas une cible spécifique, c’est tout le pays qui est une cible globale. Mais la sécurité en Israël et les mesures prises par le gouvernement contribuent à faire en sorte que la population s’y sent en sécurité. Finalement plus qu’en Europe." affirme t-elle.

Tout est prévu pour faire face à une attaque

lan, un des fils de Barbara raconte sa nouvelle école: "on a beaucoup de moyens de sécurité, on a un énorme bunker où on peut être en moins d'une minute. On a des moyens pour se protéger donc ce n'est pas un truc qui nous fait plus peur que ça."

L'alyah la solution?

Barbara ne le pense pas, il faut pouvoir s'intégrer et il faut apprendre l’hébreu. C’est le principal problème que rencontrent aujourd’hui Barbara et ses enfants: "si on veut être dans la vie active, travailler et s'intégrer et se recréer une véritable vie, ça passe par la langue et là il y a du boulot."

L'alyah belge est cependant en augmentation et pourrait battre des nouveaux records en 2015.

Caroline Haïat