Après l'Alyah l'intégration

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Samedi dernier, Benjamin Netanyahu, faisait son "appel à l'Alyah" des Juifs français lors de sa visite à Paris, en hommage des victimes des attentats. "L'État d'Israël, ce n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'État d'Israël, c'est votre foyer" avait-il déclaré. Tandis que Manuel Valls affirmait de son côté "la France sans les juifs de France, ça n'est plus la France". 

 

Cet appel à l'Alyah est-il nouveau?

A en croire l'intervention de Daniel Benhaïm, le directeur de l'Agence Juive en France, l'appel à l'Alyah n'est pas lié aux récents attentats qui ont eu lieu à Paris. Israël a toujours accueilli les Juifs de diaspora et continuera de le faire.

"Je pense que le discours du Premier ministre a été mal interprété. Israël s'est construit grâce à l'Alyah des juifs du monde entier, alors bien sûr Israël est toujours dans la séduction mais pas plus aujourd'hui que d'habitude. On a toujours reçu les juifs à bras ouverts" confiait Daniel Benhaïm, le directeur de l'Agence juive en France.

En 2014, les Juifs français, ont cependant été les plus nombreux à faire l"alyah", à hauteur de
7 231. Selon l'Agence juive, parmi eux, 500 juifs de Marseille ont été resencés.

Philippe Adad, patron de la société Adem, spécialiste des déménagements estimés à 5 000 euros, a constaté "une augmentation exponentielle de la demande depuis deux ans. La majorité vers Israël, mais aussi vers Miami ou le Canada".

Daniel Benhaïm explique les facteurs qui peuvent être déterminants dans le choix du départ:

"je ne dis pas qu'Israël est un Eldorado, mais avec 5 % de chômage, ce pays est attirant pour les jeunes, c'est une société plus dynamique que la société française. C'est davantage un attrait pour Israël qu'une volonté de fuir la France.

Les couples avec de jeunes enfants,quant à eux, disent vouloir les mettre à l'abri. Pour tous, c'est un processus de liberté dans la pratique de leur religion..."

La hausse des actes antisémites en Europe encourage chaque année de nombreuses personnes à immigrer en Israël. Barbara fait partie des 250 Belges à avoir franchi le pas l'an dernier.

Les trois enfants de Barbara étaient scolarisés dans une école juive de Bruxelles, ce qui était une source d'inquiétude pour la mère de famille  :

"chaque jour où j'emmenais mes enfants à l'école, j'avais le sentiment que ce n'était pas une école comme les autres, qu'il pouvait se passer quelque chose. Ce qui a été un déclic important, c'était l'idée de me dire que si Israël n'existait pas, je ne dormirais pas bien la nuit", a-t-elle expliqué sur RTL-TVI ce samedi.

Barbara et sa famille vivent désormais à Tel Aviv. La peur est toujours là, mais elle est différente:

"De là à dire qu'ici tout est "safe", non, bien sûr que non. Mais la différence, je pense, c'est qu'en Europe les juifs sont une cible spécifique alors qu'ici, on n'est pas une cible spécifique, c’est tout le pays qui est une cible globale. Mais la sécurité en Israël et les mesures prises par le gouvernement contribuent à faire en sorte que la population s’y sent en sécurité. Finalement plus qu’en Europe." affirme t-elle.

Tout est prévu pour faire face à une attaque

lan, un des fils de Barbara raconte sa nouvelle école: "on a beaucoup de moyens de sécurité, on a un énorme bunker où on peut être en moins d'une minute. On a des moyens pour se protéger donc ce n'est pas un truc qui nous fait plus peur que ça."

L'alyah la solution?

Barbara ne le pense pas, il faut pouvoir s'intégrer et il faut apprendre l’hébreu. C’est le principal problème que rencontrent aujourd’hui Barbara et ses enfants: "si on veut être dans la vie active, travailler et s'intégrer et se recréer une véritable vie, ça passe par la langue et là il y a du boulot."

L'alyah belge est cependant en augmentation et pourrait battre des nouveaux records en 2015.

Caroline Haïat

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