Yosef Haddad tire à Tel-Aviv : il évoque une menace de mort à caractère nationaliste

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Yosef Haddad tire à Tel-Aviv : il évoque une menace de mort à caractère nationaliste

Tirs, insultes et intimidation : l’inquiétante altercation impliquant Yosef Haddad à Tel-Aviv

Le militant pro-israélien israélo-arabe Yosef Haddad, figure emblématique de la hasbara — la diplomatie publique israélienne —, a été interpellé ce mercredi à Tel-Aviv après avoir tiré un coup de feu dans des circonstances encore floues. Lors de son interrogatoire, il a affirmé avoir agi par peur pour sa vie, face à ce qu’il décrit comme une agression verbale et physique à caractère nationaliste.

« Il m’a reconnu, m’a insulté, puis a bloqué ma voiture »

Selon le récit livré par Haddad aux enquêteurs, l’incident s’est produit alors qu’il se rendait à une réunion professionnelle dans une petite rue du sud de Tel-Aviv. « Je me rendais à une réunion et, alors que je roulais dans une petite rue du sud de Tel-Aviv, un motard a tenté de me dépasser. À un moment donné, il m’a remarqué et, lorsqu’il m’a reconnu, il s’est mis à m’insulter et à me barrer la route », a-t-il déclaré.

Le militant affirme que l’homme en deux-roues aurait alors proféré des menaces explicites contre lui. « Je me sentais menacé, ma vie était en danger. J’ai sorti une arme pour le dissuader et l’empêcher de s’approcher », a-t-il poursuivi. « J’ai armé l’arme pour qu’il ne s’approche pas de moi, et une balle est partie et a heurté le mur. Je ne voulais blesser personne. Je voulais juste l’avertir de ne pas s’approcher de moi. »

Deux récits irréconciliables

La situation a rapidement dégénéré. Haddad rapporte que l’homme l’a qualifié de « traître », un terme souvent utilisé contre les Arabes israéliens engagés en faveur de l’État. Il évoque un contexte de haine ciblée, qui serait, selon lui, à l’origine de cette agression. Le motard, de son côté, nie catégoriquement l’ensemble des accusations. Face aux forces de l’ordre, il a affirmé qu’il n’avait jamais menacé Haddad, et qu’il avait été surpris et intimidé par l’arme brandie « sans aucune justification ».

Enquête en cours et libération sous conditions

Les deux hommes ont été relâchés après leur interrogatoire, sous condition de ne plus entrer en contact l’un avec l’autre. La police cherche actuellement à éclaircir les faits en retraçant les images de vidéosurveillance des lieux et en interrogeant d’éventuels témoins oculaires. Le but : confronter les versions antagonistes et établir les responsabilités.

Un homme ciblé pour son engagement ?

L’avocat de Yosef Haddad, Me Hovav Damri, a pris la parole pour dénoncer ce qu’il considère comme une énième tentative d’intimidation contre son client. « Hadad a été agressé par un inconnu d’identité arabe, qui lui a craché dessus, l’a traité de traître et est même venu l’attaquer directement », a-t-il déclaré.
Il rappelle que son client vit sous tension constante en raison de son engagement public au sein de la société israélienne. « Hadad, une personnalité menacée en raison de son travail d’Arabe israélien au service de l’État, et qui a subi plusieurs agressions au cours de ses activités, notamment lorsque sa mère s’est cassé le bras lors d’une violente agression le 23 août, a senti sa vie en danger. Il a armé son arme personnelle, pour laquelle il est titulaire d’un permis, pour se défendre et une balle a été tirée sans faire de victime. »

Entre paranoïa sécuritaire et menaces bien réelles

Cette affaire, qui mêle tensions communautaires, défense personnelle et rivalités idéologiques, remet en lumière les risques auxquels sont exposés les militants arabes israéliens pro-israéliens. Le cas de Yosef Haddad, souvent ciblé pour ses prises de position tranchées, pose la question du seuil de légitime défense et de la gestion sécuritaire des personnalités exposées. Reste à savoir si les faits relèvent d’une dérive personnelle sous pression, ou s’ils s’inscrivent dans une série d’actes hostiles à son encontre. L’enquête le dira.

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