Votre télévision vous espionne-t-elle ? Une plainte vise Samsung et LG en Israël

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Votre télévision vous espionne-t-elle ? Une plainte vise Samsung et LG en Israël

Des outils d’espionnage dans votre télévision en Israël ?

Une demande de recours collectif déposée contre Samsung et LG

Une demande d’autorisation de recours collectif a été déposée devant le tribunal de district du centre d’Israël contre les fabricants de télévisions connectées Samsung et LG.

Selon la plainte, ces téléviseurs ne sont pas de simples écrans domestiques mais « des outils de renseignement et de surveillance des utilisateurs ».

Les plaignants et le périmètre du recours

La plainte a été déposée par deux citoyens israéliens et un mineur, représenté par son père, tous utilisateurs de téléviseurs Samsung ou LG à leur domicile. Ils sont représentés par les avocats Amit Manor et Yoki Shemesh, spécialisés dans les recours collectifs.

Le groupe concerné inclut toute personne ayant utilisé un téléviseur Samsung ou LG au cours des sept dernières années, ainsi que tout mineur ayant utilisé ces appareils durant cette période.

Le montant total de l’indemnisation demandée dépasse 2,5 millions de shekels.

Quand la télévision vous regarde en retour

Au cœur de la plainte figure cette affirmation :

« Quand vous regardez la télévision et que la télévision vous regarde en retour. »

Les plaignants soutiennent que les téléviseurs collectent en continu des données personnelles, sans consentement réel et éclairé, afin de les exploiter à des fins commerciales et publicitaires.

Comment les utilisateurs s’en sont aperçus ?

Ce n’est ni une intuition tardive ni une théorie a posteriori.
Selon la plainte, la prise de conscience est née de constats techniques précis.
Certains utilisateurs ont observé que leur téléviseur continuait à communiquer avec des serveurs distants sans action de leur part, y compris en dehors des phases de visionnage.

En analysant le trafic de leur réseau domestique, ils ont identifié des flux de données persistants émis par l’appareil, parfois même après avoir désactivé manuellement les paramètres liés à la confidentialité.

Ces échanges, décrits dans la plainte, concernaient le contenu affiché à l’écran, les habitudes de consommation et l’environnement numérique du foyer. Ce n’est qu’en relisant, après coup, les documents juridiques présentés lors de l’installation initiale que les plaignants affirment avoir compris que ces collectes étaient prévues, mais dissimulées derrière des formulations techniques complexes, rendant leur portée réelle imperceptible pour un utilisateur ordinaire.

Les données personnelles collectées selon la plainte

Selon le recours, les téléviseurs recueillent notamment la durée d’utilisation, les applications installées, les recherches effectuées, les adresses IP, ainsi que des informations sur d’autres appareils connectés au téléviseur, comme des consoles de jeux ou des ordinateurs portables.

La plainte décrit ces appareils comme des produits « apparemment innocents », acquis à prix élevé, mais utilisés en pratique comme des outils de surveillance.

La technologie de reconnaissance automatique de contenu

Les plaignants affirment que les téléviseurs utilisent une technologie de reconnaissance automatique de contenu permettant d’effectuer des « captures d’écran » de tout ce qui s’affiche à l’écran.

Cela inclurait également des contenus personnels, des vidéos privées ou des fichiers provenant d’appareils externes connectés par câble HDMI, lesquels seraient ensuite transmis aux serveurs des fabricants.

Collecte de données biométriques et fonctionnement hors ligne

Selon la plainte, les téléviseurs collecteraient également des données biométriques, telles que des empreintes vocales.

Il est également affirmé que cette collecte se poursuivrait même lorsque le téléviseur n’est pas connecté à internet.

Un consentement jugé trompeur

La plainte accuse Samsung et LG d’utiliser des « tactiques fallacieuses » pour obtenir l’accord des utilisateurs.

Lors de la première installation, les utilisateurs seraient confrontés à une série de documents juridiques longs et complexes, les incitant à cliquer sur « Tout accepter » afin de finaliser rapidement l’installation.

Les plaignants évoquent un « paradoxe du choix », dans lequel la multiplication des options réduit la liberté réelle du consommateur.

Des obstacles au retrait du consentement

Le recours affirme que le retrait ultérieur du consentement serait rendu volontairement difficile, accompagné d’« intimidations », au motif que certaines fonctionnalités ou services cesseraient de fonctionner si certaines autorisations étaient désactivées.

Une atteinte aggravée à la vie privée des mineurs

La plainte accorde une attention particulière aux mineurs, considérés comme particulièrement exposés.

Les plaignants soutiennent que les fabricants ne sont pas en mesure de distinguer un adulte d’un enfant, ce qui conduirait à l’exposition de mineurs à des publicités inadaptées, basées sur les données collectées à leur sujet.

Les fondements juridiques de la plainte

Le recours collectif s’appuie sur plusieurs infractions présumées, notamment des violations des lois sur la protection des consommateurs, la vie privée, les ordinateurs et les communications.

Absence de réponse des fabricants

À ce stade de la procédure, Samsung et LG n’ont pas encore répondu officiellement aux accusations formulées dans cette demande de recours collectif.

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