Voiture brûlée à Rehavia : l’image choc qui divise Israël et scandalise les familles d’otages

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Voiture brûlée à Rehavia : l’image choc qui divise Israël et scandalise les familles d’otages

Voiture incendiée à Rehavia : la colère citoyenne excède les limites de la légitime protestation

Ce mercredi matin 3 septembre 2025, au cœur de Rehavia, un quartier résidentiel de Jérusalem, une manifestation destinée à défendre les familles des otages a dégénéré en acte violent : un véhicule a été entièrement incendié.
L’épouse du réserviste (actif sous le statut Tzav 8) dont la voiture a été détruite raconte :
« Tout le matériel pour les bébés, y compris les sièges enfant, est parti en fumée. Et comment je vais emmener la petite à la crèche sans voiture ? »

Les manifestants ont allumé plusieurs points de feu — pneus, poubelles — dès 8 h du matin, sous les fenêtres des habitants. Une résidente raconte : « On s’est levés à 6 h 30 ; d’un coup, plusieurs foyers ont été déclenchés… si les arbres n’avaient pas été mouillés par la rosée, la maison aurait pu partir en fumée. »

La police, soutenue par le service de sécurité interne (Shin Bet), a immédiatement ouvert une enquête pour identifier les auteurs. Le commissaire israélien a ordonné une réponse ferme : « Ces actes ne sont pas ceux de manifestants, mais de voyous. Il y a franchissement d’une ligne rouge, cela n’a rien à voir avec une protestation légitime. »

Une indignation politique sans retenue

Dans l’arène politique, les réactions fusent — quasi-catharsis. Le ministre de l’Éducation, Yoav Kisch, fustige l’« anarchie » nourrie par « ces extrémistes marginaux, aux antipodes des réservistes (…) dévoués à la lutte contre le Hamas ».

Ofer Katz, président de la coalition, n’hésite pas à pointer directement du doigt la conseillère juridique du gouvernement, en l’accusant de soutenir cette « perturbation extrême de l’ordre public ».

Itamar Ben Gvir ne parle pas autrement : « Ce matin, c’est une vague d’incendies terroristes près de la résidence du Premier ministre — encouragée par une conseillère juridique criminelle qui veut brûler le pays. »

Miri Regev crie à l’effondrement : « La manifestation de la gauche a perdu tout contrôle. Ce n’est plus de la liberté d’expression, c’est de la violence de voyous, digne des méthodes des organisations terroristes. »

Même Benny Gantz, au centre, et Yair Lapid, dans l’opposition, disent « condamner ces incendies », tout en reprochant aux autorités d’avoir abandonné les otages à leur sort.

Les familles d’otages s’indignent : le chaos renforce le Hamas

Les familles du « Forum Tikvah », voix des proches des otages, n’y vont pas par quatre chemins : « Ces actes favorisent le Hamas en Israël. Ils s’en réjouissent — ils obtiennent ce qu’ils veulent : le chaos. Nos familles ont besoin d’un gouvernement stable, pas de l’anarchie. »

Elles dénoncent l’exploitation politique de leur douleur, par ceux qui voient dans ce chaos une voie vers la chute du gouvernement, non le retour des otages.

Un militant pro-otages, Yaya Fink, a lancé un appel au financement solidaire à l’intention des familles touchées : « Tout ce qui compte, c’est que Nimrod, Matan et tous les otages affamés depuis 698 jours rentrent chez eux maintenant. La violence n’a jamais été notre voie. Peu de lumière chasse beaucoup d’obscurité. »

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