Une rumeur de pollution radioactive plonge les messins dans l'inquiétude

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La rumeur infondée d'un nuage radioactif survolant Metz et sa région a provoqué l'inquiétude mardi de nombreux messins, notamment de parents d'élèves dont les enfants ont été retenus dans leurs écoles par mesure de précaution.

A midi, devant l'école Saint-Maximin située au coeur de Metz, de nombreuses mères venues chercher leurs enfants s'interrogent en voyant que les grilles sont inhabituellement fermées. "C'est étrange. Ca n'est jamais arrivé. Ils ont peut-être une fête à l'intérieur à laquelle les parents ne sont pas conviés", dit l'une d'elles en interrogeant les autres du regard. Personne ne semble en mesure de lui apporter une réponse alors que les minutes passent et que les portes demeurent closes, sans explication. Soudain, une fenêtre s'ouvre au premier étage.

La directrice de l'établissement tient son téléphone à la main et fait signe aux parents qu'ils peuvent rentrer chez eux. Une mère qui vient de la joindre sur son téléphone portable lance aussitôt: "Elle m'a dit que les enfants étaient consignés, qu'un nuage radioactif a survolé la ville et que les portes et les fenêtres doivent rester fermées". Dans le groupe, la bonne humeur cède rapidement le pas à l'inquiétude. "Ces choses-là me font peur", lance la grand-mère d'un petit Valentin. "Vous comprenez, j'ai été malade de la thyroïde", explique-t-elle avant de couvrir son nez et sa bouche derrière un foulard. Alors que les plus résignés décident de partir, Aurélie, la trentaine, s'attarde, inquiète pour Romain, 3 ans, resté à l'intérieur. "Il ne mange jamais à la cantine.

En plus, il est allergique à certains aliments. S'ils lui donnent n'importe quoi à manger comment va-t-il réagir ?", demande-t-elle. Jointe par un parent, la directrice explique qu'un homme se présentant comme un membre du personnel de l'hôpital militaire Legouest, situé à proximité, a appelé les responsables des écoles "pour qu'ils prennent des mesures de confinement, par précaution, en raison d'un risque radioactif". Selon le préfet de région Lorraine, Pierre-René Lemas, joint mardi par l'AFP, "il s'agit d'un cas d'école de diffusion de la rumeur", résultat de "l'addition d'initiatives individuelles de gens de bonne foi".

Confirmation un peu plus tard auprès du médecin-chef adjoint de l'hôpital Legouest d'où serait partie la rumeur, selon le préfet. "Comme nous le faisons plusieurs fois dans l'année, nous avons organisé mardi un exercice visant à nous préparer en cas de danger radioactif", a déclaré le docteur Philipe Bisserié. "La rumeur de ce matin est sans doute le résultat d'un amalgame malheureux entre l'exercice et une information diffusée sur un taux légèrement élevé de la radioactivité sur la région de Nancy relevé dimanche". "Vingt ans après, Tchernobyl avait laissé des traces dans les esprits", dit-il.

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