Hitler admirait l’islam, s’alliait au Mufti pour exterminer les Juifs : qui ose encore inverser l’Histoire ?

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Hitler admirait l’islam, s’alliait au Mufti pour exterminer les Juifs : qui ose encore inverser l’Histoire ?

Hitler et l'islam : la fascination secrète du Führer pour une religion de conquérants

Il existe, dans l'histoire du IIIe Reich, une vérité dérangeante que les manuels scolaires passent volontiers sous silence : Adolf Hitler admirait l'islam. Non pas la foi des croyants, non pas sa spiritualité, non pas sa théologie mais ce qu'il croyait y percevoir : une religion de guerriers, de conquérants, d'hommes prêts à mourir pour leur cause. Une religion, selon lui, infiniment supérieure au christianisme qu'il méprisait.

La confidence à Speer : « Nous avons la mauvaise religion »

La source la plus solide de cette admiration est Albert Speer lui-même — architecte personnel du Führer, ministre de l'Armement du Reich, condamné à vingt ans de prison par le tribunal de Nuremberg. Dans ses mémoires publiés en 1969, Inside the Third Reich (Simon & Schuster, New York, page 96), Speer rapporte les propos tenus par Hitler lors d'une conversation privée :

« Voyez-vous, c'est notre malchance d'avoir la mauvaise religion. Pourquoi n'avons-nous pas eu la religion des Japonais, qui considèrent le sacrifice pour la patrie comme le bien suprême ? La religion mahométane aurait été bien plus compatible avec nous que le christianisme. Pourquoi a-t-il fallu que ce soit le christianisme,
avec sa douceur et sa mollesse ? »

La citation est précise, sourcée, vérifiée. Elle ne procède d'aucune rumeur : elle sort de la plume du témoin le plus proche du dictateur, un homme qui l'a côtoyé pendant plus d'une décennie.

La bataille de Poitiers : un regret historique

La fascination de Hitler pour l'islam ne s'arrête pas à ce lamento sur la religion chrétienne. Elle s'étend à une réécriture fantasmée de l'histoire. Dans ce même ouvrage, Speer rapporte que Hitler estimait que si les Arabes avaient remporté la bataille de Poitiers au VIIIe siècle, « le monde serait aujourd'hui musulman »

Dans Hitler's Table Talk, recueil de ses propos tenus à huis clos devant ses proches collaborateurs, Hitler va plus loin encore : « Si Charles Martel n'avait pas été victorieux à Poitiers déjà, vous le voyez, le monde était tombé entre les mains des Juifs, tellement le christianisme était lâche ! alors nous aurions probablement tous été convertis au mahométisme, ce culte qui glorifie l'héroïsme et qui ouvre le septième ciel au seul guerrier courageux. Les peuples germaniques auraient alors conquis le monde. »

Cette vision n'est pas anecdotique. Hitler considérait l'islam comme une religion agressive, militariste et disciplinée, bien mieux adaptée aux peuples germaniques que le christianisme, qu'il balayait comme une religion efféminée, faible et molle. Il croyait, dans sa logique raciste, que si les Arabes — qu'il jugeait racialement inférieurs — avaient conquis l'Europe occidentale, ce seraient les Germains islamisés qui en seraient devenus les maîtres, à l'image des Turcs dans l'histoire réelle.

Une admiration stratégique, pas une conversion

Il faut être précis : Hitler n'a jamais envisagé de convertir l'Allemagne à l'islam. Son admiration était celle d'un idéologue froid qui cherchait des instruments de domination, non d'un croyant. Selon l'historien David Motadel, de l'Université de Cambridge, les efforts de Hitler, Himmler et des autres dirigeants nazis pour forger une alliance avec le monde musulman reposaient avant tout sur des considérations stratégiques, non idéologiques.

Dans son ouvrage de référence Islam and Nazi Germany's War (Harvard University Press, 2014), Motadel explique, à partir de recherches dans les archives de trois continents, comment les responsables allemands ont tenté de promouvoir le IIIe Reich comme protecteur de l'islam. Des milliers de soldats musulmans ont combattu dans l'armée des puissances de l'Axe.

Hitler lui-même déclarait : « Je ne vois aucun danger à former des unités purement mahométanes. » Le Wehrmacht fut le premier à recruter des musulmans, que Hitler considérait comme des soldats fiables. Vers la fin de la guerre, les SS devinrent la principale force de mobilisation des combattants musulmans, exposés à une virulente propagande antisémite.

Le Grand Mufti de Jérusalem : une alliance contre nature

En novembre 1941, Hitler reçut le Grand Mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, pour discuter d'intérêts communs. À l'issue de cette rencontre, al-Husseini aida le service de renseignement allemand en recrutant des milliers de volontaires musulmans pour l'armée allemande.
Il devint un agent secret rémunéré par Berlin, fomenta un coup d'État pro-nazi en Irak et incita activement les régimes européens à déporter les Juifs vers les camps d'extermination.

Atatürk, l'autre modèle

La fascination de Hitler pour l'islam s'inscrit dans un ensemble plus large. Alors que les nazis peinaient à s'imposer dans les années 1920, Atatürk fut pour Hitler une étoile dans l'obscurité, son modèle pour refaire l'Allemagne sur des bases nationalistes, laïques, totalitaires et ethniquement exclusives. Il n'échappa pas non plus à Hitler combien les gouvernements turcs avaient traité sans pitié les minorités arméniennes et grecques — que les nazis comparaient directement aux Juifs allemands. Ce qu'Hitler admirait chez Atatürk, c'est précisément ce qu'il voyait dans l'islam instrumentalisé : la soumission absolue de tout institution à la puissance de l'État, et l'écrasement des minorités gênantes. 

Les limites de la source : un débat d'historiens

L'honnêteté intellectuelle impose de mentionner les controverses entourant certaines sources. L'historien Mikael Nilsson a relevé que les Propos de table ont été lourdement altérés, notamment par François Genoud, qui a également falsifié Le Testament politique d'Hitler et a vraisemblablement inséré des passages pro-arabes pour servir son propre soutien au nationalisme arabe. Speer lui-même signalait que les transcriptions ne restituaient pas fidèlement l'atmosphère de ces monologues.

Cela ne remet pas en cause la citation rapportée directement par Speer dans ses Mémoires, ouvrage distinct des Propos de table et rédigé de sa propre main  source que les historiens considèrent globalement plus fiable.

Ce que révèle cette admiration

Ce que Hitler admirait dans l'islam n'avait rien de religieux au sens spirituel du terme. Il y projetait ses propres obsessions : le culte du sacrifice, la guerre sainte, la discipline de masse, la conversion par la force. Car l'idéologie nazie ne pouvait accepter aucun corps constitué dont la légitimité ne procédait pas du gouvernement : elle exigeait la subordination totale de l'Église à l'État. Le christianisme, avec ses valeurs de miséricorde et son magistère indépendant, représentait tout ce que Hitler voulait détruire. L'islam fantasmé — celui des conquêtes et des épées — était, dans son esprit tordu, ce que la religion aurait dû être.

Un miroir de sa propre barbarie, projeté sur une foi qu'il ne comprenait pas.

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