Sous-marin israélien : erreur fatale, diabète fulgurant – victoire choc en justice

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Sous-marin israélien : erreur fatale, diabète fulgurant – victoire choc en justice

Erreur de navigation fatale : un officier de la flottille des sous-marins frappé de diabète

Un incident rarissime aux conséquences dramatiques

Un officier de la flottille des sous-marins israéliens, âgé de 44 ans, a commis une erreur de navigation d’une gravité exceptionnelle : il a dévié le sous-marin de la zone d’opérations strictement définie. Deux mois seulement après cet épisode, il a été diagnostiqué comme atteint d’un diabète de type 1 et hospitalisé.
Le ministère de la Défense a d’abord rejeté sa demande de reconnaissance en tant qu’invalide militaire, niant tout lien entre l’événement et la maladie. Le tribunal de paix de Haïfa a récemment infirmé cette décision et contraint l’État à reconnaître officiellement le handicap du militaire.

 Le récit d’une faute aux conséquences inouïes

« J’étais l’officier supérieur de quart, responsable de la sécurité de la navigation et de la conduite du sous-marin. J’ai commis une erreur dans la manœuvre et j’ai dirigé le bâtiment hors de la zone autorisée. Nous avancions à grande vitesse dans un secteur interdit, jusqu’au moment où le commandant a surgi derrière moi, m’a arraché les commandes avec vigueur et a ramené le sous-marin dans la zone de sécurité », confie l’officier dans l’affidavit déposé auprès du ministère.

Il précise la portée de cette faute : « Un tel incident est extrêmement rare dans le monde des sous-marins. Il recèle un potentiel de dommages humains et financiers colossaux. La détection d’un autre sous-marin n’est possible qu’à très courte portée, souvent trop tard. Sortir de la zone définie constitue une erreur majeure, aux conséquences potentiellement catastrophiques. »

Une humiliation et un choc psychologique profonds

Heureusement, le commandant a pu redresser la situation. Mais l’officier, alors au grade de lieutenant-colonel, a été submergé par la honte. « En un instant, j’ai pris la mesure de l’ampleur de ma faute et de sa gravité. J’ai ressenti que j’avais trahi la responsabilité immense qui reposait sur mes épaules. Une vague de honte m’a envahi, accompagnée de palpitations, de vertiges, d’une peur intense, d’une sensation d’évanouissement imminent. Le stress psychologique m’a littéralement frappé de plein fouet. »

Dans les heures qui ont suivi, il n’a plus été en mesure d’assurer ses fonctions. Le commandant a pris en charge le retour au port. « Je suis rentré chez moi bouleversé, profondément ébranlé », ajoute-t-il.

Un corps qui craque sous la pression

L’officier a tenté d’enfouir l’incident au plus profond de lui-même, craignant que sa carrière en soit affectée. Il n’a consulté aucun professionnel de santé mentale et n’a partagé son tourment avec personne. Deux mois plus tard, son corps a dit stop : fatigue extrême, faiblesse, douleurs musculaires, soif intense. Direction l’hôpital : diagnostic de diabète de type 1. Il a été hospitalisé trois jours pour stabiliser sa glycémie et reçoit depuis un traitement à l’insuline.

 Le combat pour la reconnaissance

L’officier a alors saisi le ministère de la Défense pour être reconnu comme invalide militaire. La demande a été rejetée : selon l’expert médical de l’État, aucun lien ne pouvait être établi entre le stress vécu et l’apparition du diabète.

Il a porté l’affaire devant le tribunal de paix de Haïfa, représenté par l’avocat Yaakov Amir. Il a produit une expertise médicale privée affirmant que l’événement traumatique avait directement contribué au déclenchement de la maladie, ainsi que des témoignages du commandant du sous-marin et de son épouse, qui ont décrit son état de choc dans les semaines suivantes.

Le ministère a tenté de minimiser l’incident, le qualifiant de risque ordinaire inhérent au poste. Une posture qui a suscité la stupeur de la juge présidente de la commission d’appel, Kamila Jad’on : « J’avoue ma profonde surprise face à une telle argumentation, qui aurait mieux fait de ne pas être formulée. Il s’agit d’un événement exceptionnel parmi les exceptionnels, chargé d’un stress et d’une pression psychologique extrêmes. Il n’est nul besoin d’imagination démesurée pour comprendre qu’il s’agit d’un épisode de détresse aiguë et grave, dont les effets se sont manifestés sur cet officier. »

Une victoire judiciaire et humaine

Le tribunal a finalement donné raison à l’officier. Le ministère de la Défense est contraint de reconnaître son invalidité, de rembourser les frais d’expertise et de verser des honoraires d’avocat. L’officier bénéficiera désormais de tous les droits afférents : prise en charge médicale, réadaptation et pension à vie.

« Ce dossier m’a été confié après un premier refus, raconte l’avocat Yaakov Amir. J’ai construit l’appel autour des témoignages du commandant et de l’épouse, qui ont produit un effet très fort. Leur crédibilité, alliée aux arguments médicaux, a convaincu le tribunal que ce stress hors norme est bien la cause directe de la maladie. Cette reconnaissance va changer sa vie. »

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