Petah Tikva, cris de haine contre des ministres : Netanyahu explose, la justice accusée d’inaction

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Petah Tikva, cris de haine contre des ministres : Netanyahu explose, la justice accusée d’inaction

Une journée après les violences survenues à Petaḥ Tikva, le gouvernement d’Israël explose en plein Conseil des ministres : des ministres accusent, le Premier ministre fustige la vice-conseillère juridique de l’État, Avital Sompolinsky, et réclament des actes. On ne parle plus d’hypothèses mais d’urgence démocratique, de sécurité, de responsabilité.

“Vous ne faites rien. Zéro !” — Quand le gouvernement serre la justice et la police

Une manifestation qui déclenche la crise
Vendredi soir, 12 septembre, à la veille de shabbat, une violente manifestation a éclaté à Petah Tikva, devant une cérémonie du Likoud…”

Des manifestants ont tenté de bloquer les entrées, affrontant les forces de l’ordre jusqu’à l’usage de cavalerie, grenades lacrymogènes, et projectiles. Un photographe du site Walla, Réouven Castro, a été renversé par un policier. Des manifestants jurent avoir subi un usage excessif de la force, dénoncent coups et agressions verbales. 

La riposte ministérielle

Dimanche, ce matin lors d’une réunion du gouvernement, les ministres dénoncent ce qu’ils appellent une “aide inefficace” du système judiciaire et de la police. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lance à Avital Sompolinsky : “La responsabilité est de votre côté, vous ne faites rien. Zéro !” 

Yoav Kish, ministre de l’Éducation, poursuit l’attaque : **“La haine politique, la violence physique ou verbale contre ma famille… depuis deux ans cela dure, il n’y a pas une seule poursuite ! … L’accusation principale et exclusive revient à la procureure adjointe qui ne fait rien dans cette affaire et permet cela en connaissance de cause”. 

Les témoignages du réel : violences, peur et silence judiciaire

Amichai Shikli raconte avoir accueilli Tel Yitzhak, veuf d’un attentat à Beersheva. Celui-ci a traversé une manifestation devant sa maison, a entendu les manifestants crier “Vous avez du sang sur les mains”. Pris de panique, il a fait une crise d’angoisse. “La dynamique des manifestations est très violente … il n’y a aucune crainte envers la police”, ajoute Shikli. 

La députée Mai Golan affirme avoir été violemment agressée verbalement à Petaḥ Tikva : insultes, objets lancés, des attaques à connotation sexuelle selon elle. 

Le patron de la police appelle… à la collaboration

Le commissaire général Danny Levi reconnait : “13 dossiers” ont été déposés au parquet concernant les manifestants, et il insiste sur la nécessité d’un soutien de la justice : “Nous faisons tout pour protéger et sécuriser, mais il faut une coopération de la procureure”. 

Netanyahu, citant une constance : “Il n’y a pas une réunion de gouvernement où le sujet ne revient pas. Il n’y a pas d’application contre les incitateurs. La responsabilité est de la vice‑conseillère juridique et du procureur d’État.” 

Une situation qui dépasse le simple débat

Le gouvernement a approuvé une enveloppe supplémentaire de 70 millions de shekels pour le Yamam (unité d’élite), destinés à la logistique, aux infrastructures et à la mémoire de ses actions. Des vidéos montrant ses entraînements et ses actions opérationnelles — entre la Judée‑Samarie, Gaza, l’opération “Arnon” et les sauvetages des otages Luis Har et Fernando Merman — ont été présentées aux ministres. 

Opposition et critiques : entre crise morale et inquiétude nationale

Yair Lapid, chef de l’opposition, ne mâche pas ses mots : alors que des Israéliens sont tués dans les rues, que 142 pays votent contre Israël à l’ONU, que les otages souffrent sous terre, que l’antisémitisme se répand dans le monde, ce sont les ministres du gouvernement qui organisent une “nouvelle ronde de plaintes” contre la justice. 

En jeu : la crédibilité de l’État, la confiance populaire

Ce ne sont plus seulement des mots, mais la crédibilité de l’État, de ses institutions judiciaires, et de ses forces de l’ordre qui sont en jeu. La sécurité d’Israël dépend aussi de la confiance de ses citoyens. Dans cette crise, l’attente est claire : action, responsabilité, justice effective — pas seulement des mots. Les ministres exigent, le pays espère.

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