Panne d’électricité à Eilat : la base scoute israélienne transformée en fournaise

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Panne d’électricité à Eilat : la base scoute israélienne transformée en fournaise

Les soldats sous 50 degrés et sans électricité : chronique d’un chaos climatisé

Une base scoute transformée en fournaise

À quelques kilomètres d’Eilat, dans une base scoute de reconnaissance, la chaleur n’est plus seulement accablante : elle est devenue une arme. Depuis la panne électrique survenue hier, les climatiseurs sont muets, l’eau fraîche inexistante et les soldats d’observation tombent les uns après les autres, terrassés par le soleil.

« Toutes les heures, une personne s’évanouit ici. On l’évacue et on la remet sur pied. On disait qu’on s’en sortirait, mais c’est impossible », rapporte une soldate à bout de forces.

L’armée israélienne, dans sa communication, tente de minimiser : « Les femmes soldats restées sur la base sont climatisées », affirme-t-elle. Mais dans le même souffle, elle concède que ces mêmes jeunes femmes montent la garde dehors, sans ombre ni ventilateur, et qu’elles n’ont d’autre choix que de boire une eau bouillante sous 40 degrés allant jusqu'à 51 ° hier.

Le quotidien d’un camp de survie

Les témoignages affluent, tous plus désespérés les uns que les autres. « Nous implorons de l’aide », a écrit l’une d’elles à sa famille. Son récit donne à voir un tableau surréaliste :

« Ils ont évacué tout le monde sauf une force. Ils nous obligent à effectuer des missions de jour. La nuit, ils nous ont déplacées, chacune portant un matelas, pour dormir dans une salle de classe, après avoir vu des camarades évacuées sur des civières. Nous n’avons ni nourriture ni eau potable. »

Un autre soldat confie : « Nous montons la garde dehors sous cette chaleur, des soldats s’évanouissent, sont emmenés pour des soins puis renvoyés ici, selon le planning. Les commandants disent que nous devons faire face. Nous comprenons que c’est l’armée, mais là, c’est excessif. »

L’électricité fond, les câbles aussi

La version officielle de Tsahal, selon laquelle les soldats restants seraient dans des locaux climatisés, est balayée par ceux qui vivent l’enfer en direct.

« Nous ne sommes pas dans des locaux climatisés. La seule pièce fraîche est la salle à manger, mais on nous a interdit d’y aller : la marche pour y accéder, sous le soleil, est jugée trop dangereuse. Les câbles ont littéralement fondu sous l’effet de la chaleur. Résultat : plus d’électricité, plus de glacières. On nous sert de l’eau impropre à la consommation. La situation est vraiment intenable », assure un militaire.

Autrement dit, une base censée protéger le pays est aujourd’hui incapable de protéger ses propres soldats d’un banal soleil du désert.

La voix des familles : l’angoisse au téléphone

Pour les parents, les nouvelles reçues par téléphone sont un cauchemar éveillé. La mère d’une soldate confie à Mako :

« Depuis hier soir, il n’y a plus d’électricité. Les soldats ont été évacués, mais ceux qui restent pour monter la garde sont obligés de boire de l’eau bouillante. Ils s’évanouissent littéralement. Pour l’instant, rien n’a été fait, malgré le danger. Pas de glace, pas d’eau potable.
Avec cette chaleur, c’est insoutenable. J’ai peur qu’ils ne survivent pas. Il faut les expulser de toute urgence. »

Dans une armée réputée pour sa logistique, voir des jeunes soldats réduits à implorer de l’eau fraîche sonne comme une tragi-comédie cruelle.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi