“On ne gagnait plus notre vie en Israël” : leur nouvelle vie à Koh Samui fascine et scandalise

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“On ne gagnait plus notre vie en Israël” : leur nouvelle vie à Koh Samui fascine et scandalise

« Ils nous ont souhaité la mort » : ces jeunes Israéliens qui ont tout quitté pour la Thaïlande

Un départ sans retour, guidé par le chaos, la maladie… et une envie de vivre autrement

Reut et Ze’ev Heller n’étaient pas des rêveurs naïfs. Parents d’un jeune enfant souffrant d’une maladie neurologique rare, entrepreneurs épuisés par les charges fiscales, ils ont quitté Israël sans plan précis, sans filet de sécurité. Destination : Koh Samui, île thaïlandaise connue pour ses plages de carte postale… mais bien loin de l’hôpital Schneider ou des bureaux de la Sécurité sociale.

Quand la maladie fait tout vaciller

Leur bébé, Orel, n’a que cinq mois lorsqu’ils apprennent qu’il est atteint de spasmes infantiles, une pathologie grave du système nerveux. À l’époque, le couple vient tout juste de lancer son entreprise d’attractions pour événements. « Six mois après l’ouverture, nous avons découvert qu’Orel était malade », racontent-ils. C’est le début d’une période de turbulences : hospitalisations à répétition, examens lourds, séances de physiothérapie… et une entreprise qui, malgré son succès croissant, ne leur permet pas de respirer.

« Nous avons réalisé que malgré le travail acharné, une fois les impôts, la TVA, la sécurité sociale et tous les frais payés, il ne nous restait rien. »

L’angoisse économique, le besoin de sens, l’appel de l’ailleurs

Fatigués, étranglés financièrement, le couple envisage l’impensable : partir. Mais ce n’est pas uniquement une fuite. « Ce n’était pas une décision purement économique. Nous sommes spontanés, aventureux. L’idée a émergé et en quelques mois, nous étions prêts. » Ils choisissent la Thaïlande. Pourquoi Koh Samui ? Pour le calme, la nature, et parce qu’ils avaient besoin de recommencer ailleurs. Sans garanties, sans promesse.

Une vie nouvelle, entre spiritualité et débrouillardise

Sur place, ils reprennent leur souffle. Ils s’improvisent photographes, créateurs de contenus, conseillers en marketing. Et même si les débuts sont incertains, une chose est sûre : « La vie ici est vraiment incroyable. Le rythme est lent, les gens sont doux, et le niveau de vie est plus élevé que ce que les gens imaginent. »

Ils découvrent aussi une petite communauté israélienne. Leur fils est scolarisé dans un jardin d’enfants international, aux côtés d’enfants venus du monde entier.

Côté religion, Reut et Ze’ev n’ont rien abandonné. Bien au contraire. « Notre foi est restée intacte, elle s’est même renforcée. Nous continuons à manger cacher. Nous achetons le poulet auprès du rabbin de l’île. Ce n’est pas une question de lieu : c’est ancré dans notre cœur. »

Les réseaux sociaux, entre fascination et haine

En documentant leur nouvelle vie sur les réseaux, le couple suscite autant l’enthousiasme que la haine. « Des gens nous ont souhaité la mort. Certains espèrent qu’on ne reviendra jamais vivant en Israël », confient-ils, encore stupéfaits par la virulence des messages. Mais ils assument. « On a compris que vivre comme on l’entend déclenche des réactions violentes. Cela ne nous arrêtera pas. »

Un choix radical, mais assumé

« Le coût de la vie ici est bien plus bas. On peut épargner, s’offrir des massages chaque semaine, pratiquer du sport, s’ouvrir à d’autres horizons. » Reut et Ze’ev ne vendent pas du rêve. Ils racontent une reconstruction. Une île au bout du monde, un fils qui progresse, une foi qui tient lieu de boussole. Et le sentiment d’avoir repris le contrôle, loin du bruit, loin de la pression.

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