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Netanyahu exige les conclusions de l’enquête du 7 octobre avant leur publication
Un Premier ministre tenu à l’écart des conclusions de l’enquête
Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a vivement réagi ce jeudi après-midi en dénonçant le fait que les résultats de l’enquête menée par l’armée israélienne sur les événements du 7 octobre ne lui avaient pas été communiqués avant leur publication.
« Pourquoi les résultats de l’enquête n’ont-ils pas encore été remis au Premier ministre Netanyahu ? », s’est interrogé son entourage.
Tzachi Braverman, chef de cabinet de Netanyahu, a adressé une lettre officielle à l’armée israélienne exigeant la transmission immédiate du rapport.
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« Les conclusions de l’enquête ont été présentées au ministre de la Défense, aux hauts gradés de l’armée et aux journalistes. Mais, étonnamment, une personne n’a pas encore reçu ces conclusions : le Premier ministre », a écrit Braverman dans un courrier adressé au secrétaire militaire du ministre de la Défense, le général de brigade Guy Marchisano.
« Le bon ordre exige que ces conclusions lui soient également remises, sans que j’aie à en faire la demande », a-t-il insisté.
Initialement prévue à 17h00, la publication du rapport a été repoussée à 19h00 sous la pression des familles endeuillées, qui n’avaient pas été informées des conclusions avant les médias.
Des familles endeuillées en colère : “Nous avons payé de notre chair, nous avons droit à ces réponses”
Parmi les voix les plus indignées, celle de Yehoshua Shani, président du Forum Gevura, qui a perdu son fils Uri le 7 octobre lors de la bataille de Kissufim.
« Avons-nous besoin d’utiliser les médias pour lire les enquêtes ?
N’avons-nous pas assez payé de notre chair pour avoir le droit de les étudier avant leur publication ? », s’indigne-t-il.
Sur son compte X, Shani a directement interpellé le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Daniel Hegary :
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« Avez-vous atteint le fond ? Nous avons reçu un appel de dernière minute nous informant que les conclusions seraient publiées à 17 heures. Je vous demande de corriger cette distorsion ! Il n’est pas trop tard. »
Suite à la publication, Shani a contacté un représentant de Tsahal et a déclaré à Ynet :
« Il m’a expliqué que ces enquêtes étaient générales et qu’il ne s’agissait pas d’une annonce du porte-parole de Tsahal. Son explication ne m’a pas convaincu. »
« Le fait que le public reçoive ces informations avant les familles endeuillées est une injustice totale. Nous assistons ici à un traitement indigne des familles, peut-être en continuité avec l’indifférence qui règne ces derniers temps. »
« Nous sommes 16 mois plus tard, cela n’aurait rien changé de remettre ces enquêtes aux familles personnellement avant leur diffusion publique. Celui qui a pris cette décision dans l’armée israélienne a commis une faute morale. »
Shani conclut, amer :
« Après avoir perdu ce que nous avons de plus précieux, devons-nous apprendre ce qui s’est passé via la radio à 19 heures ? Est-ce logique ? »
Une mère en quête de réponses : “L’armée de l’air aurait pu sauver mon fils”
Dikla Batitto, mère du regretté sergent Ram Meir Batitto, tombé au poste avancé de Kissufim, partage un sentiment de frustration et de colère.
« Notre lutte en tant que famille n’est pas de désigner des coupables. Je veux comprendre ce qui s’est passé. »
Elle relate son dernier échange téléphonique avec son fils :
« Ram m’a appelée à 16h30, après des heures de combat. Il y avait des tirs de mortier, des roquettes, une infiltration. Ils se battaient depuis 6h20 du matin. »
« Vous me dites que cette enquête parle de la stratégie militaire de cette journée, mais alors pourquoi ne la remet-on pas aux familles en premier ? »
« Si l’armée de l’air était intervenue à temps, peut-être aurait-elle pu neutraliser le lanceur de roquettes qui a tué mon fils. »
« Je veux une conversation avec un être humain, pas avec les médias ou un ordinateur. Ce n’est pas approprié. »
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L’armée israélienne tente de rassurer, mais les critiques persistent
Face à la colère des familles, l’armée israélienne a exhorté les médias à cesser toute publication d’informations issues des enquêtes avant leur communication officielle aux familles.
« Ces publications portent gravement atteinte aux sentiments des familles endeuillées, qui sont obligées d’apprendre des détails parfois inexacts sur la mort de leurs proches à travers la presse. »
L’armée assure pourtant agir « avec sensibilité et responsabilité » et demande aux médias de respecter un processus ordonné.
Pendant ce temps, les habitants de Kfar Gaza et de Nahal Oz ont été confrontés aux révélations accablantes sur l’échec militaire du 7 octobre.
Le général de division Rafi Milo, commandant du front intérieur, a reconnu une grave erreur :
« L’absence d’un système d’alerte pour l’infiltration des terroristes, comme en Judée-Samarie, était une faute stratégique. Peut-être aurions-nous pu sauver des vies. »
Une tension persistante entre l’armée et les familles des victimes
Ce nouvel épisode ne fait que raviver les tensions entre les familles des victimes et les responsables militaires. Netanyahu, tenu à l’écart, exige des réponses tandis que les familles, endeuillées et en quête de vérité, réclament respect et transparence.
« Nous aimons Tsahal, c’est l’armée du peuple, mais nous sommes déçus par la conduite de ses dirigeants. »
« Nous espérons que le nouveau chef d’état-major saura secouer ceux qui ont besoin de l’être. »
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