Netanyahou : « Israël a éliminé les deux menaces existentielles » – Trump entérine la trêve

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Netanyahou : « Israël a éliminé les deux menaces existentielles » – Trump entérine la trêve

Cessez-le-feu entre Israël et l’Iran : Trump impose la paix, Tel-Aviv confirme la fin de l’opération Am Kalavi

Israël proclame la fin d’une double menace existentielle

Mardi matin, le gouvernement israélien a officiellement approuvé la proposition de cessez-le-feu annoncée plus tôt par le président américain Donald Trump. Un communiqué du cabinet de guerre israélien affirme : « Israël a éliminé une menace existentielle immédiate. Nous répondrons avec force à toute violation du cessez-le-feu. »

Cette déclaration fait suite à une réunion cruciale tenue la veille entre le Premier ministre Benjamin Netanyahou, le ministre de la Défense, le chef d’état-major et le directeur du Mossad. À l’issue de cette réunion, Netanyahou a annoncé que l’opération « Am Kalavi » avait non seulement atteint, mais dépassé ses objectifs initiaux :

« Israël s’est débarrassé d’une double menace existentielle – à la fois nucléaire et balistique. »

Selon le communiqué, l’armée israélienne a pris « le contrôle total du ciel de Téhéran », anéantissant des dizaines de cibles gouvernementales stratégiques, frappant le cœur du pouvoir iranien et éliminant « des centaines d’agents du Bassidj » ainsi qu’un haut scientifique nucléaire. « L’État d’Israël a accompli de grandes avancées historiques et s’est placé au même niveau que les puissances mondiales », conclut le texte, saluant « un immense succès pour le peuple d’Israël et ses combattants ».

Trump impose le tempo de la paix

Le président Donald Trump, premier à annoncer l’entrée en vigueur du cessez-le-feu sur les réseaux sociaux, a appelé les deux parties à le respecter fermement : « Le cessez-le-feu entre Israël et l’Iran est en vigueur ; ne le violez pas. »

Il a précisé que l’accord prévoyait une cessation progressive des hostilités : l’Iran devait cesser ses opérations militaires à 7 h du matin, suivi par Israël douze heures plus tard. « Le monde accueillera favorablement la fin officielle de la guerre des 12 jours », a-t-il déclaré.

Sur X, Trump s’est félicité : « Israël et l’Iran sont venus me voir et m’ont demandé la paix. Le monde, et le Moyen-Orient, en sont les véritables gagnants. Ces deux nations seront un symbole d’amour, de paix et de prospérité pour leur avenir. »...

Dans une interview accordée à NBC, il a réaffirmé : « C’est un grand jour pour le Moyen-Orient et pour l’Amérique. » Lorsqu’on lui demande combien de temps durerait la trêve, Trump répond, imperturbable : « Elle durera éternellement. »

Une médiation discrète, un feu vert progressif

Tandis que l’annonce américaine précédait l’aval officiel d’Israël, des sources diplomatiques ont confirmé le rôle central de la médiation qatarie dans la concrétisation de l’accord. Selon Reuters, le Premier ministre du Qatar a directement assuré l’Iran que la proposition américaine, à laquelle Israël avait déjà souscrit, méritait d’être acceptée. Une source israélienne a confié que l’entremise de Doha et Washington avait été cruciale.

Fox News, de son côté, rapporte une conversation décisive entre Trump et l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani. Le président y aurait confirmé qu’Israël était prêt à une trêve et aurait chargé l’émir de convaincre l’Iran de suivre.

Réactions contrastées à Téhéran

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, s’est abstenu de parler d’un accord de cessez-le-feu. Il a toutefois précisé que si Israël mettait fin à « son agression illégale » avant 3h30 du matin (heure israélienne), alors l’Iran ne répondrait pas davantage. Et de fait, à cette heure précise, les attaques israéliennes sur Téhéran ont cessé, selon plusieurs médias.

Mais à Téhéran, la rhétorique officielle reste ambiguë. Un responsable iranien a confié à Al Jazeera « qu’un cessez-le-feu était possible d’ici quelques heures ».
Si la diplomatie iranienne ne valide pas formellement l’accord, elle n’en dément pas les contours. Une position sans doute dictée par un souci d’image intérieure, alors même que les bombardements ont gravement affaibli l’infrastructure militaire de la République islamique.

Une coordination militaire minutieuse entre Israël et les États-Unis

Kan News avait rapporté, dès dimanche, qu’Israël souhaitait mettre fin à son offensive en Iran avant la fin de la semaine. Une source sécuritaire de haut niveau confiait alors : « Les prochains jours seront aussi intenses que possible pour persuader les Iraniens d’arrêter. Si cela ne fonctionne pas, nous poursuivrons de toutes nos forces. »

L’armée israélienne, selon ces mêmes sources, avait épuisé sa « banque de cibles » en Iran et attendait désormais que les États-Unis entrent en jeu pour achever les frappes stratégiques, notamment sur le site nucléaire souterrain de Fordow.

Durant les deux derniers jours, Tsahal a ciblé les zones contenant des missiles sol-sol ainsi que les défenses aériennes des Gardiens de la Révolution. « Nous savions que les États-Unis nous rejoindraient », a confié une source à Kan News. « Nous avons profité de cette période pour consolider notre supériorité aérienne. Nous étions convaincus que les bombardiers américains arriveraient. »

Le message final de Trump : bénédiction ou grand écart diplomatique ?

Sur ses réseaux sociaux, Donald Trump a diffusé ce message solennel : « Félicitations à tous ! Israël et l’Iran ont convenu d’un cessez-le-feu complet (dans environ six heures, lorsque les deux auront terminé leurs dernières missions). Pendant douze heures, chacun respectera le silence des armes. Vingt-quatre heures plus tard, la guerre de 12 jours sera officiellement terminée. »

Et de conclure, dans un souffle biblique : « Que Dieu bénisse Israël, que Dieu bénisse l’Iran, que Dieu bénisse le Moyen-Orient, que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique, et que Dieu bénisse le monde. »

Une trêve, mais la vigilance reste de mise

En Israël, les autorités ont appelé la population à maintenir une vigilance absolue. « Les citoyens israéliens doivent continuer à respecter les instructions du commandement du front intérieur jusqu’à ce que le cessez-le-feu soit pleinement respecté », déclare le gouvernement. « Nous sommes de tout cœur avec les familles endeuillées et adressons nos vœux de rétablissement aux blessés. »

Dans l’ombre de cette annonce historique, une réalité subsiste : ce cessez-le-feu, aussi bienvenu soit-il, repose sur un équilibre précaire, négocié dans l’urgence, porté par la dissuasion militaire et le calcul stratégique. La guerre est peut-être terminée, mais la paix, elle, reste à bâtir.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi