Naot Smadar : Le kibboutz israélien devenu star du tourisme mondial suite à son sacre par l’OMT

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Naot Smadar : Le kibboutz israélien devenu star du tourisme mondial suite à son sacre par l’OMT

« Nous sommes en crise, nous ne tenons plus » — un tsunami de réservations affole un petit kibboutz dans l’Arava

État des lieux critique d’une success‑story touristique

Quelques jours après que l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a inscrit le kibboutz Naot Smadar, niché dans l’Arava méridionale d’Israël, parmi les « 250 villages touristiques d’exception dans le monde », le site fait maintenant face à un raz‑de‑marée de demandes et réservations. 

La responsable tourisme du lieu, Edva Meir‑Weil, confie sans détour :

« Dans nos chambres d’hôtes on m’a dit : “ça suffit, nous sommes en crise, nous ne tenons plus” ». 

Cette phrase tranchante dévoile l’inattendu : une reconnaissance mondiale, certes, mais aussi la pression soudaine d’un afflux d’hôtes que l’infrastructure peine à absorber.
Naot Smadar - Le kibboutz israélien devenu star du tourisme mondial suite à son sacre par l’OMT

Naot Smadar : Le kibboutz israélien devenu star du tourisme mondial suite à son sacre par l’OMT

Naot Smadar : Le kibboutz israélien devenu star du tourisme mondial suite à son sacre par l’OMT

Une reconnaissance mondiale qui change tout

Dans la lettre de félicitations envoyée par l’OMT à Naot Smadar, il est écrit :
« Nous sommes heureux de vous compter parmi les lauréats, ce qui reconnaît votre richesse culturelle et naturelle, ainsi que votre engagement en matière de durabilité sur les trois axes — écologique, social et économique. Le kibboutz de Naot Smadar a été choisi parmi plus de 270 candidatures issues de 65 pays ». 

Meir‑Weil se réjouit : « J’estime que beaucoup d’Israéliens ne connaissent pas vraiment Naot Smadar et son tourisme. Peut‑être ils en ont entendu des rumeurs, des choses du passé, mais aujourd’hui Naot Smadar est vraiment un joyau dans le désert qui permet le silence. » 

Quant à la surprise d’être ainsi classé :
« Nous avons été très surpris. D’un autre côté nous avons travaillé quatre ans pour cela, mais — oui, quand nous avons reçu la notification en septembre, nous étions vraiment excités et heureux. »

Naot Smadar : Le kibboutz israélien devenu star du tourisme mondial suite à son sacre par l’OMT

Naot Smadar : Le kibboutz israélien devenu star du tourisme mondial suite à son sacre par l’OMT

Durabilité et tourisme équilibré : le fil conducteur

« L’OMT a des critères très stricts pour qui rejoint cette liste, et certains portent sur la durabilité et le tourisme équilibré. Nous savons qu’aujourd’hui le tourisme peut devenir quelque chose qui dévore et ruine aussi bien des cultures, alors une partie de ce que nous faisons ici c’est de construire le tourisme de façon qu’il soit aussi durable pour l’environnement et équilibré pour la communauté, afin que la communauté ne soit pas écrasée et que sa culture ne soit pas détruite en raison d’un excès de tourisme. » déclare Meir‑Weil. 

Elle détaille : « Nos chambres d’hôtes sont construites selon une architecture écologique, la tour de refroidissement que vous voyez à la maison des arts est une tour qui refroidit tout un bâtiment avec très peu d’énergie, sans climatiseurs, en utilisant le climat chaud et sec, nous utilisons les ressources naturelles existantes et essayons d’être en harmonie avec le milieu désertique dans lequel nous nous trouvons. » 

Une histoire moins connue et un changement radical

Historiquement, Naot Smadar prend naissance sur l’ancien kibboutz abandonné Shezafon, mis en sommeil en 1989. « Naot Smadar s’est élevé sur Shezafon abandonnée en 1989, environ 100 personnes sont venues ici, décidées à faire autre chose et ont créé cet endroit, et une partie des principes dès le début étaient qu’il serait végétarien et biologique — cela a orienté beaucoup d’évolutions. » explique Meir‑Weil. 

Elle poursuit : « Au départ l’endroit est resté fermé de nombreuses années, replié sur lui‑même, le projet‑phare autour duquel cette communauté s’est construite était de bâtir ce bâtiment fou rose (la Maison des Arts – NDLR), durant 14 ans tous les membres de la communauté l’ont conçu et dessiné eux‑mêmes, et peu à peu Naot Smadar s’est ouverte et depuis une dizaine d’années nous voyons un bond très significatif dans le tourisme et le désir que l’on nous connaisse. » 

Hébergement, tarifs et tourisme international : bientôt la mue

En matière d’hébergement : « Il y a 22 chambres et cottages. Les cottages sont destinés aux familles et les chambres d’hôtes aux couples. Le prix varie évidemment entre semaine et week‑end, et peut aller de 700 à 1 000 shekels la nuit, selon le nombre de personnes. L’entrée à la Maison des Arts est au tarif unique de 40 shekels le billet, y compris la visite de la cave. » 

À propos d’une éventuelle clientèle étrangère : « Pour l’instant nous sommes sur du tourisme intérieur, et il n’y a pas de prévision de tourisme entrant dans un avenir proche, j’espère beaucoup que l’aéroport de Aéroport Ramon commencera à fonctionner et que nous verrons aussi des langues étrangères ici. Avant le Covid, quand l’aéroport fonctionnait encore, il y avait beaucoup de touristes étrangers. » 

L’histoire de Naot Smadar est celle d’un petit endroit marginal devenu soudainement “célèbre”, provoquant un afflux de visiteurs qu’il ne s’attendait pas. Derrière l’émotion et l’envie de reconnaissance, se pose une question : la petite communauté saura‑t‑elle absorber ce nouveau poids tout en préservant l’esprit, l’équilibre et la durabilité qu’elle a choisi comme fondement ? La transformation de ce kibboutz exemplaire reste en marche.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi