Mont du Temple : Netanyahu exige une autorisation préalable pour ses ministres

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Mont du Temple : Netanyahu exige une autorisation préalable pour ses ministres

Netanyahu informe ses ministres qu’ils ne peuvent pas visiter le mont du Temple sans sa permission

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a informé dimanche ses ministres qu'ils ne pourraient plus visiter le mont du Temple, l'un des sites les plus sensibles de Jérusalem, sans obtenir son autorisation préalable. Cette décision intervient alors que plusieurs membres de la coalition au pouvoir, connus pour leur soutien aux colonies et leurs positions nationalistes, ont exprimé leur désir de visiter le site dans les prochains jours, ce qui pourrait attiser les tensions.

Netanyahu a déclaré lors de la réunion hebdomadaire du cabinet que toute visite de ministre sur le mont du Temple, également connu sous le nom d'esplanade des Mosquées, doit être approuvée par son bureau. "Aucune visite ne doit avoir lieu sans coordination et sans obtenir ma permission," a-t-il affirmé, selon plusieurs responsables présents lors de la réunion.

Le mont du Temple est considéré comme l'un des lieux les plus sacrés du judaïsme, mais il est aussi vénéré par les musulmans, qui l'appellent Haram al-Sharif. Depuis des décennies, le site est une source de tensions entre Israël et le monde musulman, et toute visite de personnalités politiques israéliennes suscite souvent des critiques internationales.

Des tensions en hausse

La décision de Netanyahu intervient après que des ministres, notamment Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale et chef du parti d'extrême droite Otzma Yehudit, ont annoncé leur intention de se rendre sur le mont du Temple pendant la fête juive de Souccot. Cette annonce a alarmé de nombreux responsables de la sécurité israéliens, qui craignent que de telles visites ne conduisent à une escalade de la violence dans la région.

Ben Gvir, qui a déjà visité le site en tant que député, a longtemps défendu le droit des Juifs de prier sur le mont du Temple, malgré un statu quo en vigueur depuis des décennies qui interdit de telles pratiques afin d'éviter des affrontements religieux. Les musulmans gèrent le site via le Waqf islamique, une institution sous supervision jordanienne, et toute tentative de modifier le statu quo est perçue comme une provocation majeure.

En réponse à la décision de Netanyahu, Ben Gvir a affirmé qu'il continuerait à défendre les droits des Juifs à prier sur le mont du Temple. "Il est inacceptable que nous soyons des citoyens de seconde zone sur notre propre mont du Temple," a-t-il déclaré à la presse, soulignant que sa présence sur le site est une question de principe.

La communauté internationale suit de près

Le mont du Temple, ou Haram al-Sharif, est souvent un point de discorde diplomatique entre Israël et plusieurs nations arabes ainsi que la communauté internationale. Toute visite d'une personnalité politique israélienne, en particulier un ministre, est susceptible d'être perçue comme un acte provocateur par les Palestiniens et les pays musulmans.

La Jordanie, qui a un rôle historique de gardienne du site, a exprimé à plusieurs reprises son opposition à toute tentative de modifier le statu quo. En 2000, la visite de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon sur le site avait déclenché la deuxième Intifada, un soulèvement palestinien marqué par des années de violences.

En imposant une telle restriction à ses ministres, Netanyahu semble chercher à éviter une nouvelle escalade des tensions au moment où la situation sécuritaire en Cisjordanie et à Jérusalem-Est reste fragile. Alors que certains membres de son gouvernement affichent des positions plus radicales, il semble vouloir adopter une approche plus prudente face à une question hautement sensible tant au niveau national qu'international.

Vous êtes porteur d'idées, de convictions, et d'une vision éclairée ?

Chez Alliance, premier magazine juif sur le net avec plus de 52 000 articles et 57 000 abonnés, nous offrons une tribune unique aux esprits brillants comme le vôtre. En première position sur Google, Alliance se distingue comme un espace où la réflexion rencontre l'actualité.

Les défis que traverse notre communauté exigent des réponses intellectuelles fortes. Alors que l'antisémitisme et l'antisionisme gagnent du terrain, c'est à vous, penseurs, écrivains, journalistes et chercheurs, d'armer la vérité avec vos idées. Rejoignez-nous pour écrire, échanger et participer à ce combat essentiel contre la désinformation.

Les mots ont un pouvoir. Votre plume peut changer des mentalités, éveiller des consciences et susciter un débat nécessaire. Il est temps d'apporter votre contribution, de faire résonner votre voix parmi des milliers d'autres. Ensemble, nous pouvons bâtir une réponse intellectuelle à la hauteur des enjeux de notre temps.

L'urgence est là. Le combat ne se gagne pas sans vous.

Contactez-nous dès aujourd'hui pour rejoindre notre équipe de contributeurs, défendre nos valeurs et promouvoir une vision éclairée de l'avenir.

Téléphone : 01 70 00 75 75
Email : info@alliancefr.com

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi