Meta et la guerre de l’ombre : 38,8 millions de publications effacées sous pression israélienne

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Meta et la guerre de l’ombre : 38,8 millions de publications effacées sous pression israélienne

Meta et la guerre de l’ombre : 38,8 millions de publications effacées sous pression israélienne .
Un chiffre  : 38,8 millions de contenus supprimés

Israël impose sa loi aux réseaux sociaux

Des chiffres vertigineux

La guerre se mène aussi sur les écrans. D’après des données rendues publiques, Meta — maison mère de Facebook et Instagram — a supprimé 38,8 millions de publications en 2024 liées au conflit israélo-palestinien. Dans 94 % des cas, ces retraits faisaient suite à des requêtes du gouvernement israélien. Un chiffre colossal qui révèle l’intensité de la bataille autour des récits diffusés en ligne.

Un champ de bataille stratégique

Les autorités israéliennes affirment qu’il s’agit avant tout de lutter contre la propagande terroriste et les incitations à la haine diffusées massivement depuis Gaza. Les terroristes du Hamas ont d’ailleurs utilisé les réseaux sociaux comme une arme de guerre, publiant leurs propres images de massacres pour terroriser l’opinion mondiale. Supprimer ces contenus revient, selon Jérusalem, à neutraliser une arme psychologique destinée à fragiliser Israël.

Les critiques et la controverse

Reste que ces chiffres soulèvent des critiques. ONG et militants dénoncent une « invisibilisation » de certains témoignages civils. Mais cette accusation doit être replacée dans son contexte : dans une guerre totale, chaque image devient une balle virtuelle. Montrer certaines séquences sans filtre, c’est aussi donner du carburant aux campagnes orchestrées par le Hamas et ses soutiens.

Israël, de son côté, assume cette stratégie. « Les réseaux sociaux sont devenus un front de guerre. Les laisser entre les mains de nos ennemis, c’est perdre la bataille de la perception mondiale », confiait récemment un haut responsable sécuritaire.

L’enjeu : maîtriser le récit

Ce bras de fer numérique illustre une évidence : aujourd’hui, la guerre ne se limite plus aux champs de bataille ni aux chancelleries. Elle se joue aussi dans les algorithmes. Israël a choisi de mener cette guerre avec la même détermination que sur le terrain militaire : en imposant ses règles, en contrôlant les images, en refusant que ses ennemis dictent le récit mondial.

Oui, Meta a obéi à 94 % des demandes israéliennes, et oui, cela représente près de 40 millions de contenus effacés. Mais loin d’un simple acte de censure, cette réalité met en lumière une stratégie claire : empêcher le Hamas d’utiliser les réseaux comme une scène planétaire de propagande. Dans une époque où une vidéo peut valoir une roquette, Israël entend s’assurer que sa survie passe aussi par la maîtrise du récit numérique.

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