Massacre et répression en Iran : témoignages d’horreur , des manifestants brûlés vifs

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Massacre et répression en Iran : témoignages d’horreur , des manifestants brûlés vifs

Massacre et répression en Iran : témoignages d’horreur

Des manifestations massives déclenchées fin décembre à travers l’Iran ont donné lieu à une répression d’une intensité rarement vue depuis des décennies.
Selon un responsable iranien cité par l’agence Reuters, plus de 5 000 personnes ont été tuées dans le cadre des protestations, dont environ 500 membres des forces de sécurité, une estimation reconnue par le gouvernement lui-même. 

Des scènes d’une violence extrême ont émergé des zones kurdes du nord-ouest du pays, où des témoins et des opposants affirment que des forces de sécurité ont encerclé des civils dans des zones commerçantes avant d’y mettre le feu, piégeant des manifestants.

En effet, un épisode majeur se serait produit à Rasht (province du Gilan, au bord de la Caspienne) : des opposants affirment que des forces du régime ont repoussé un grand nombre de manifestants civils dans la zone du bazar, puis que l’endroit a été incendié.

Selon les informations concordantes recueillies par des médias israéliens, des organisations de défense des droits humains et des sources locales relayées à l’étranger, un incendie majeur s’est déclaré dans la zone du bazar de Rasht, dans la province du Gilan, au cours des manifestations de début janvier.

Des témoins affirment que des manifestants civils ont été repoussés vers ce secteur par les forces de sécurité alors que des foyers de feu se propageaient dans les allées commerciales.

Plusieurs sources évoquent des issues bloquées, certaines sous contrôle armé, empêchant une évacuation rapide.

Des opposants et des ONG rapportent que des personnes se seraient retrouvées piégées entre les flammes et les forces de sécurité, certains manifestants tentant de se rendre ou de fuir ayant été visés par des tirs.

Les autorités iraniennes, de leur côté, ont imputé l’incendie à des “émeutiers violents” et n’ont fourni aucun bilan détaillé des victimes, tandis que les coupures d’Internet et la censure ont empêché toute vérification indépendante du nombre exact de morts liés à cet épisode.

Contexte des manifestations : économie, mécontentement et fractures sociales

Les protestations ont commencé fin décembre 2025, principalement en réaction à l’effondrement du rial iranien, à l’inflation galopante, à la détérioration des conditions de vie et au mécontentement généralisé à l’égard du régime théocratique. Elles se sont transformées en appels plus explicites à la réforme politique ou à la fin du gouvernement actuel. 

Bien que les chiffres exacts des victimes varient selon les sources, plusieurs organisations indépendantes telles que Human Rights Activists News Agency (HRANA) et Iran Human Rights (IHRNGO) attestent d’un bilan substantiel de manifestants tués et de milliers d’arrestations dans au moins 186 villes du pays. 

Débat sur le bilan des victimes : sources officielles vs ONG

Le gouvernement iranien a reconnu au moins 5 000 morts, un chiffre cité par des responsables à Reuters mais souvent rejeté par des groupes de défense des droits humains qui estiment qu’il est sous-évalué. 

Selon les estimations d’organisations indépendantes, on observe des écarts importants : certains parlèrent de plus de 3 000 morts documentés, tandis que d’autres, y compris des médecins iraniens faisant circuler des données compilées à partir de plusieurs hôpitaux, évoquent jusqu’à plus de 16 000 morts et des centaines de milliers de blessés — chiffres non vérifiables de manière indépendante mais largement partagés dans les médias internationaux. 

Internet coupé, communication restreinte

L’une des caractéristiques de cette vague de protestations est la censure numérique quasi totale imposée par les autorités iraniennes, avec des coupures d’accès à Internet et des restrictions sévères sur les communications. Cette stratégie a rendu difficile l’obtention de données fiables et a limité les rapports en temps réel sur la violence sur le terrain. 

Réactions internationales et tensions diplomatiques

La répression a suscité une large condamnation internationale : des ONG comme Amnesty International et Human Rights Watch ont documenté des violations graves des droits humains, notamment l’usage illégal de force létale, de balles réelles contre des manifestants pacifiques et des arrestations arbitraires massives, y compris de mineurs. 

Sur le plan diplomatique, les tensions ont également augmenté.
Le président américain Donald Trump et d’autres dirigeants étrangers ont mis en garde contre l’escalade, tandis que le régime iranien a accusé des puissances extérieures, notamment les États-Unis et Israël, d’exacerber les troubles des affirmations qui sont largement considérées comme une tentative de détourner la responsabilité de la crise interne. 

Mensonges et propagande : bataille informationnelle

La crise s’est doublée d’une guerre de l’information intense. Les autorités ont souvent présenté les manifestations comme étant pilotées par des “terroristes” ou des forces hostiles étrangères, tout en minimisant les chiffres des victimes. Parallèlement, des opposants et des journalistes indépendants tentent de documenter la réalité sur le terrain malgré la censure et les restrictions. 

Perspectives et enjeux

Cette vague de protestations reflète des tensions profondes dans la société iranienne, touchant à la fois aux conditions économiques désastreuses et à un rejet croissant du modèle théocratique. L’issue de cette crise et sa capacité à transformer durablement le paysage politique iranien restent incertaines, notamment en raison de la répression systématique menée par l’État et des fractures internes importantes. 

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