Infiltration des terroristes en Israël par les égouts : la faille souterraine de Jérusalem- vidéo-

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Infiltration des terroristes en Israël par les égouts : la faille souterraine de Jérusalem- vidéo-

Infiltration par les égouts : la faille souterraine qui menace le cœur d’Israël

C’est une information lourde, dérangeante, et stratégiquement explosive. Alors que l’opinion publique croyait les infiltrations massives vers Israël en recul grâce au mur de séparation et au renforcement des patrouilles, une réalité bien plus inquiétante se dessine : la frontière ne se franchit plus seulement par-dessus ou à travers les clôtures, mais par-dessous. Littéralement.

Les révélations issues d’un reportage vidéo et confirmées par une déclaration officielle de la police israélienne mettent en lumière un mode opératoire clandestin d’une redoutable efficacité : l’infiltration par les égouts, à quelques minutes seulement de quartiers sensibles de Jérusalem.

Une frontière contournée par le sous-sol

Selon les informations recueillies, des Shavim – terme désignant des infiltrés illégaux, parmi lesquels peuvent se dissimuler des terroristes ou des criminels – utilisent un réseau de canalisations et de tunnels creusés à partir de fosses d’égout situées du côté palestinien, au-delà du mur de séparation.

Le principe est simple, brutalement efficace : à proximité de la clôture, une large bouche d’égout sert de point d’entrée. Un passage souterrain a été préparé à l’avance, permettant de franchir la barrière sans être repéré par les systèmes de surveillance classiques. Du côté israélien, des barreaux métalliques ont été sectionnés, ouvrant une sortie discrète vers le réseau d’égouts intérieur.

En quelques minutes, les infiltrés passent du « côté rouge » au « côté vert », c’est-à-dire directement sur le territoire israélien. À la sortie, parfois à proximité immédiate de zones résidentielles, un véhicule les attend. Ils peuvent ensuite emprunter un bus ou tout autre moyen de transport et se fondre dans la circulation civile.

Des centaines de passages, à trois minutes de quartiers frappés par des attentats

La transcription hébraïque de la vidéo est sans ambiguïté : des centaines d’infiltrations auraient déjà eu lieu par ce seul itinéraire. Le plus glaçant n’est pas seulement la méthode, mais sa localisation. Le point de sortie se trouve à environ trois minutes de marche du quartier de Nabi Yaakov, au nord de Jérusalem, une zone déjà endeuillée par plusieurs attentats ces dernières années.

Le reportage décrit des hommes pénétrant dans les égouts avec des sacs en plastique sur les jambes, progressant dans une odeur insoutenable, indifférents à l’insalubrité tant l’enjeu est vital pour eux : entrer en Israël coûte que coûte. Cette filière est exploitée non seulement par des travailleurs clandestins, mais aussi, selon les termes mêmes du reportage, par des terroristes et des trafiquants, profitant d’un angle mort sécuritaire.

Une économie de l’infiltration

Chaque passage coûterait environ 800 shekels. Ce tarif inclut le creusement, la coordination et le transport jusqu’au point de dispersion. Une somme dérisoire au regard du risque sécuritaire encouru par Israël. Le système fonctionne comme une véritable filière organisée, avec collecteurs d’argent, chauffeurs et guides, dans une logique quasi industrielle.

Ce détail est fondamental : nous ne sommes pas face à des initiatives isolées, mais à une infrastructure clandestine structurée, pensée pour durer et pour contourner durablement les dispositifs de défense existants.

Police israélienne : la responsabilité incombe à Tsahal

Face à la gravité des faits, la police israélienne a publié une déclaration officielle sans détour :

« Empêcher l’infiltration des Shavim sur le territoire de l’État d’Israël relève de la responsabilité de Tsahal. »

Le porte-parole précise que le bunker souterrain identifié dans un village situé au-delà du mur est implanté sur une infrastructure placée sous la responsabilité de Tsahal. Par conséquent, le traitement technique, l’intervention d’ingénierie et la fermeture définitive du site relèvent de l’armée.

Autrement dit, la police reconnaît la faille, mais renvoie explicitement la charge opérationnelle à Tsahal, soulignant un possible angle mort dans la coordination sécuritaire entre forces civiles et militaires.

Une menace stratégique, pas un simple fait divers

Cette affaire ne relève ni du sensationnel ni du fait divers. Elle pose une question centrale : le mur protège-t-il encore Israël à l’ère des menaces souterraines ? Après Gaza et ses tunnels, voici Jérusalem confrontée à une logique similaire, mais en milieu urbain, dense, civil, et infiniment plus vulnérable.

Le plus inquiétant est peut-être ailleurs : cette méthode a été adoptée précisément parce que les tirs, les patrouilles et la surveillance aérienne rendent les franchissements classiques trop risqués. Le terrorisme et la clandestinité s’adaptent. Rapidement. Silencieusement. Sous nos pieds.

À ce stade, aucune réponse officielle détaillée de Tsahal n’a encore été rendue publique sur l’ampleur exacte du phénomène ni sur le calendrier de neutralisation complète de ces infrastructures. Une absence qui interroge, alors que la démonstration vidéo, elle, ne laisse place à aucun doute.

Israël n’est pas seulement menacé à ses frontières visibles. Il l’est désormais dans ses entrailles.

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