Macron glorifie l'antisémitisme et le racisme en décorant ce pasteur au passé sulfureux

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Macron glorifie l'antisémitisme et le racisme en décorant ce pasteur au passé sulfureux

Emmanuel Macron va décorer le pasteur américain Jesse Jackson, militant racialiste et antisémite

Contacté par Valeurs actuelles, l’Élysée assume la remise ce lundi des insignes de commandeur de la Légion d’honneur au révérend sulfureux.

Emmanuel Macron remettra en personne, ce lundi, à l’Élysée, les insignes de commandeur de la Légion d’honneur au révérend Jesse Jackson, figure de la communauté noire américaine et du mouvement des droits civiques, pour saluer notamment son combat contre le racisme. « Jesse Jackson n’a cessé de militer pour la paix, la justice et la fraternité.

Il s’est également engagé en faveur de l’éducation et du climat », insiste la présidence dans un communiqué, publié vendredi. « Son action, reposant sur la force de l’argument, sur le rejet de toute forme de racisme et d’exclusion, plaçant toujours au centre la citoyenneté et l’aspiration au progrès, a inspiré plusieurs générations d’activistes comme de responsables publics sur tous les continents », ajoute l’Élysée, qui souligne que « les valeurs promues par le révérend Jackson sont universelles et sont celles de la République ». Compagnon de route de Martin Luther King dans les années 60, le pasteur baptise traîne pourtant derrière lui une réputation sulfureuse.

Malgré son image policée diffusée par les médias, Jesse Jackson est en réalité un prêcheur haineux et radical, qui a multiplié par le passé les propos outranciers et incendiaires contre l’Amérique, les blancs et les juifs, un menteur pathologique qui a pratiqué le chantage économique au racisme en rackettant des entreprises sous couvert de lutte antiraciste, un militant d’extrême gauche allié au camp démocrate et soutien de régimes dictatoriaux.

Jugez plutôt. Dès ses premières années au sein du mouvement pour les droits civiques et alors qu’il est serveur à l’hôtel Jack Tar dans sa ville natale de Greenville, en Caroline du Sud, Jesse Jackson prend un malin plaisir à cracher dans la nourriture de ses clients blancs qui ne lui donnent pas de pourboire avant de leur apporter leur soupe ou leur salade à table, « parce que cela m’apportait une satisfaction psychologique » (sic). Il « regardait avec plaisir les blancs manger des gouttes de salive comme si c’était, disons, de l’huile et du vinaigre », décrit le New York Times, en 1972.

« Malade et fatigué d’entendre parler de l’Holocauste »

Devenu un des leaders de la communauté noire, Jesse Jackson est alors prêt à tout pour préserver son influence et son pouvoir.

« Nous défions n’importe quel chat du ghetto de nous affronter. Nous le détruirons », prévient-il ainsi à la fin des années 60. Les juifs ne sont pas épargnés.

En 1979, Jackson loue l’OLP, l’organisation terroriste palestinienne, et embrasse son chef Yasser Arafat, « un vrai héros » de la résistance à Israël et à son Premier ministre « terroriste » Menahem Begin.

« Malade et fatigué d’entendre parler de l’Holocauste », il véhicule les pires stéréotypes antisémites : « Concernant la division du pouvoir, nous n’avons pas obtenu des juifs notre part de gâteau méritée, ils ne partagent pas avec nous le contrôle des richesses, des médias et des autres centres de pouvoir. » Et en 1982, il regrette que les démocrates soient « pervertis par une réaction […] envers l’élément juif à l’intérieur du parti », représenté par « une forme glorifiée de corruption, de soutien financier et de faillite morale ».

Candidat à la primaire démocrate pour l’élection présidentielle, deux ans plus tard, Jesse Jackson franchit un pas supplémentaire dans l’ignominie.

Il fréquente et pose avec son « frère » Louis Farrakhan, l’influent leader raciste et antisémite de la Nation de l’islam (NOI), qui soutient la campagne de son « champion » et « ami », participe à ses meetings, prie pour lui et ose même le comparer à Jésus.

A l’époque, les forces paramilitaires de l’organisation musulmane, suprémaciste et séparatiste noire, servent aussi de gardes du corps à Jackson, qui s’est rendu à un rassemblement sponsorisé par la NOI et en Syrie avec son leader en 1983. Farrakhan, pour qui les juifs sont des « sangsues » et les blancs des « diables aux yeux bleus », qualifie d’ailleurs Adolf Hitler de « très grand homme » lors de cette campagne. Jesse Jackson assiste, lui, sans broncher à plusieurs tirades antisémites de son allié, avant de s’en éloigner un temps par opportunisme sous la pression de pontes démocrates et de représentants de la communauté juive.

Jackson, Farrakhan et les juifs

En juin 1984, la campagne du révérend désavoue ainsi les dires « répréhensibles et moralement indéfendables » du leader de la NOI, qui a décrit la création d’Israël comme un « acte hors-la-loi » et traité les nations qui ont aidé à fonder et soutiennent l’Etat hébreu de « criminels aux yeux de Dieu Tout-Puissant », précisant toutefois dans un mensonge que Farrakhan « ne fait pas partie de notre campagne ».

Rien, en revanche, sur ses propos vomissant le judaïsme, « sale religion » qui « mérite d’être condamnée ».

Autre scandale : un journaliste du Washington Post révèle quelques mois plus tôt que Jackson traite en privé les juifs de « youpins » et New York et de « ville de youpins ». Aussitôt, le candidat dément, prétend ne pas s’en souvenir, hurle à la persécution et au « complot »,
puis passe aux aveux. Son allié de la NOI, lui, menace le reporter noir : « Un jour bientôt, nous vous punirons de mort. » Et défend Jackson face aux juifs : « Je vous préviens au nom d’Allah de laisser ce serviteur de Dieu tranquille. »

Obnubilé, Jesse Jackson multiplie depuis les sorties antisémites. « La vraie résistance au progrès noir ne vient pas du Ku Klux Klan mais de nos anciens alliés de la communauté juive américaine », dit-il.

« L’industrie contrôlée par les juifs a tenu les noirs à l’écart des postes d’autorité. »

Par le passé, le pasteur a aussi accusé le président Nixon d’être insensible aux pauvres car quatre des ses cinq hauts conseillers sont juifs (un autre mensonge), traité deux officiels de son administration de « juifs allemands » et remarqué en découvrant que la journaliste de CBS Lesley Stahl était juive : « Elle n’a pas l’air d’être juive. »

Et puis, il dénigre les « marchands de sommeil juifs », les « hommes d’affaires juifs » et les « reporters juifs ». Concernant Israël, aussi vouée aux gémonies, Jackson déclare en 1980 :

« Le sionisme est une sorte de mauvaise herbe toxique qui étouffe le judaïsme. » Quant au soutien apporté par les Afro-américains à l’OLP, il a marqué « l’heure de gloire de l’Amérique noire », se félicite-t-il.

Au cours des années, et en dépit des polémiques, Jesse Jackson maintient sa proximité avec son « frère » et « ami » de la Nation de l’islam.

« Je ne me sens aucune obligation » de répondre aux propos de M. Farrakhan, insistait-il déjà en 1984, avant de rétropédaler. « En Amérique, les gens ont la liberté d’expression de dire ce qu’ils veulent à propos de qui ils veulent, ajoutait-il. Arrêtez de me mêler à ça. »

Légitimé grâce à lui, Louis Farrakhan a depuis gagné en popularité au sein de la communauté noire, s’affichant avec de nombreuses célébrités afro-américaines du showbiz, du rap ou du sports, comme le réalisateur de cinéma Spike Lee, président du 74e festival de Cannes, cette année. En 2018, Farrakhan et Jackson se côtoient toujours à l’occasion des funérailles de la chanteuse Aretha Franklin, à Detroit dans le Michigan, aux côtés de l’ancien président démocrate Bill Clinton et de leur complice, le pasteur radical et antisémite Al Sharpton, responsable d’un des pires progroms aux Etats-Unis, en 1991.

« Viva Fidel ! Viva Che Guevara ! »

Politiquement à l’extrême gauche, Jesse Jackson se rend aussi à Cuba, en 1984, en compagnie de Jeremiah Wright, le pasteur extrémiste de Barack Obama. Il y fume le cigare avec le dictateur communiste et scande au cours d’un discours à l’université de la Havane : « Viva Fidel ! Viva Che Guevara ! » Il participe aussi à de nombreuses conférences socialistes, louange des tyrans africains et soutient les régimes marxistes de la Guerre froide. Fidel Castro est « le politicien le plus honnête et le plus courageux que j’ai jamais rencontré », encense-t-il. Lorsqu’il se représente à la présidentielle, en 1988, le candidat démocrate et sa campagne bénéficient du soutien actif et discret du Parti communiste. « Le racisme est une malformation congénitale profondément enracinée aux Etats-Unis, répète-t-il. Il est à la racine de notre société et c’est la pourriture de notre caractère national. L’apartheid persiste. » Les noirs opposés à la discrimination positive, eux, ne sont que des « esclaves de maison » et des « marionnette de l’homme blanc ».

Allié indéfectible du Parti démocrate, il déplore évidemment la victoire du camp républicain au Congrès en 1994. « En Afrique du Sud, on appelle ça l’Apartheid. Dans l’Allemagne nazie, on appellerait ça du fascisme. Ici aux États-Unis, on appelle ça le conservatisme », réagit-il, dépité. Proche du président Clinton, qui l’a nommé émissaire pour l’Afrique, Jackson se dit aussi « l’un des plus fervents des fervents partisans d’Obama », son « fils préféré » et candidat à la Maison Blanche en 2007. En privé, il lui reproche toutefois de « s’abaisser à parler aux négros » quand le sénateur démocrate de l’Illinois leur dit « comment ils doivent se comporter ». Et l’accuse même en public de « d’agir comme un blanc » en ne défendant pas assez six adolescents noirs accusés de tentative de meurtre sur un étudiant blanc. En 2012, il compare enfin la mort du « martyr » Trayvon Martin à celles de leaders des droits civiques, « tué parce qu’il était noir ». Enième mensonge, comme l’ont confirmé l’enquête et même un avocat de la victime.

« Une voix forte », assume l’Élysée

Mais rien n’y fait : Jesse Jackson persiste et signe dans l’exploitation raciale de l’affaire. Lors d’un rassemblement, Jesse Jackson appelle les noirs « à partir en guerre », espérant avec cynisme que le mouvement de protestation se transforme en rassemblements pour l’inscription sur les listes électorales. Un an plus tard, alors qu’un jury déclare logiquement l’accusé latino George Zimmerman non coupable, il dénonce « une énorme erreur judiciaire », appelle à « boycotter la Floride, un Etat d’apartheid » et réclame même l’intervention de l’ONU. Fidèle à ses positions gauchistes et anti-américaines, il a copiné avec les terroristes du Hamas, rallié le mouvement anti-capitaliste Occupy Wall Street et assisté aux obsèques du « grand leader » socialiste du Venezuela Hugo Chavez. Agé de 79 ans et atteint de la maladie de Parkinson, il est aujourd’hui considéré malgré tout comme un héritier de Martin Luther King, prétendant avoir été le dernier à lui avoir parlé et l’avoir vu mourir dans ses bras, ce que beaucoup réfutent.

Contacté par Valeurs actuelles pour expliquer sa décision de décorer le pasteur radical, l’Elysée assume sans trembler. « Jesse Jackson s’est largement excusé pour ses remarques les plus négatives et controversées, justifie un conseiller d’Emmanuel Macron. Il a maintenu son soutien aux Palestiniens mais s’est efforcé de rétablir de bonnes relations avec la communauté juive américaine. Il reste dans ce contexte une voix forte et un leader respecté du Parti démocrate. »

En réalité, Jesse Jackson ne s’est jamais formellement excusé pour ses propos antisémites répétés, et encore moins pour sa relation avec Louis Farrakhan, bien au contraire. « Jésus a répudié la politique d’assassinat mais n’a pas répudié Judas », a-t-il ainsi balayé à propos du leader de la NOI. En 2018, il s’affichait d’ailleurs encore à ses côtés. Cette année-là, le « Hitler noir » vomissait toujours les « juifs sataniques », ces « mère et père de l’apartheid », dans un discours de haine : « Quand tu veux quelque chose dans ce monde, le juif tient la porte. »

Par Amaury BreletSource : Valeurs Actuelles

Sélection de Claudine Douillet pour Alliance magazine, premier média juif en ligne

Magazine Juif

Vous cherchez à communiquer efficacement sur vos services ?
Communiquez sur Alliancefr.com, le premier magazine juif sur le net 
Plus qu’un magazine, Alliance est une plateforme à destination de la communauté juive francophone concernée par Israël et le monde juif  
Son ADN  : offrir  une information dans tous les domaines sur Israël 
Contactez-nous pour découvrir la formule de communication qui vous convient.
tel : 01 70 00 75 75

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi