Macron attendu au sommet de Charm el-Cheikh – Israël délibérément écarté

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Macron attendu au sommet de Charm el-Cheikh – Israël délibérément écarté

Macron attendu au sommet de Charm el-Cheikh – Israël délibérément écarté

Un accord signé en Égypte, sans l’État d'Israël

Après un bref passage en Israël lundi, Donald Trump rejoindra Charm el‑Cheikh, en Égypte, où se tiendra la cérémonie officielle de signature de l’accord de cessez‑le‑feu entre Israël et le Hamas.

L’événement se déroulera dans le cadre d’un sommet diplomatique et humanitaire, accompagné d’une conférence internationale sur la reconstruction de Gaza.
Pourtant, Israël, acteur majeur de ce conflit, n’y est pas invité. Un camouflet diplomatique, orchestré par l’Égypte et avalisé par la communauté internationale.

Une brochette diplomatique sans Jérusalem

D’après la chaîne qatarie Al‑Arabi, sont attendus : les présidents ou ministres des Affaires étrangères du Qatar, de la Jordanie, de la Turquie, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de l’Indonésie, du Pakistan, de l’Allemagne, de la France, du Royaume‑Uni, de l’Italie et de Chypre. Le président français Emmanuel Macron, malgré la tempête politique qu’il affronte en France, confirme sa présence. Il y discutera de la mise en œuvre du plan de paix, réitérant le soutien de la France “à la création d’un État palestinien”.

Le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer participeront eux aussi à la cérémonie. Tous les projecteurs seront braqués sur Trump, qui présidera la signature aux côtés du président égyptien Abdel Fattah al‑Sissi.

L’Égypte, grande gagnante médiatique

Depuis l’annonce de l’accord, l’Égypte récolte les fruits diplomatiques de sa médiation. Dans les médias locaux, c’est une pluie d’éloges. Sur la chaîne Extra News, on pouvait entendre : “Al‑Sissi a empêché le déplacement des Gazaouis”, “Le sommet de Charm el‑Cheikh est quelque chose dont nous devrions tous être fiers”, “C’est un accomplissement historique, l’Égypte a un dirigeant fort”.
Le journal Al‑Youm al‑Saba va jusqu’à affirmer que l’Égypte “mérite le prix Nobel de la paix”, pour avoir, selon lui, empêché un bain de sang.
Des images de véhicules humanitaires arborant le drapeau égyptien entrant à Gaza sont diffusées en boucle sur Al‑Qahirah al‑Akhbariya.

Trump et le monde saluent la diplomatie égyptienne

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio qualifie l’événement de “moment historique unique” et salue le rôle “honorable et pionnier” du président égyptien. Le chancelier Merz adresse également ses félicitations à al‑Sissi, tout comme Trump, qui promet de l’“honorer de sa présence”. Le président égyptien réclame désormais, à haute voix, le prix Nobel de la paix.

Quand Netanyahou s’est excusé auprès du Qatar

Selon l’agence Reuters, un tournant majeur dans les négociations s’est produit le mois dernier, lorsque Benjamin Netanyahou a présenté des excuses officielles au Premier ministre qatari Mohammed al‑Thani après l'attaque israélienne sur Doha. Ce geste inhabituel a marqué un signal d’apaisement, sans doute encouragé en coulisses par les États-Unis.

C’est à ce moment que le Hamas a compris que Donald Trump tenait désormais la bride diplomatique, capable d’imposer des limites à Israël. Cette perception a joué un rôle clé dans l’adhésion du Hamas à l’accord, selon quatre sources palestiniennes : “Ce fut la preuve que Trump pouvait parler à Netanyahou comme à un égal, et surtout, qu’il était écouté”, rapporte l’une d’elles.

Le Hamas convaincu par Trump

Quatre sources palestiniennes rapportent que le Hamas, initialement hostile à Trump, accusé de “racisme” et vu comme “une recette pour le chaos”, a changé de regard sur lui après cette séquence. Le mouvement islamiste a perçu dans les engagements de Trump une volonté de garantir que le Qatar ne serait plus visé par Israël, une clause cruciale dans les négociations.

Autre facteur de poids : la fermeté de Trump durant la guerre contre l’Iran, lorsqu’il a ordonné aux avions israéliens de “faire demi-tour”, en plein vol, après la signature d’un cessez-le-feu. Ce geste a démontré au Hamas que l’homme fort de Washington tenait parole.

Les otages, devenus un fardeau politique

Les médiateurs ont enfin fait comprendre au Hamas que la détention d’otages n’était plus un levier de négociation, mais un obstacle à la reconnaissance internationale. Un haut responsable palestinien confirme : “Les otages n’étaient plus un argument de négociation, mais un fardeau pour l’image du Hamas”. Leur libération affaiblit Israël dans sa légitimité à reprendre les combats — un calcul cynique mais stratégique.

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