L’horloge anti-israélienne de Téhéran toujours en marche

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L’horloge anti-israélienne de Téhéran toujours en marche

L’horloge de la haine toujours debout : la frappe symbolique israélienne sur la place de Téhéran aurait échoué

Une opération largement médiatisée mais partiellement manquée

L’annonce avait été faite avec emphase. Le ministre des Affaires étrangères israélien, Israël Katz, s’était empressé de saluer une attaque « d’une puissance sans précédent » sur les institutions répressives du régime iranien, incluant la célèbre horloge de la « destruction d’Israël » située place de la Palestine, en plein cœur de Téhéran.
Mais selon plusieurs sources, la réalité du terrain est tout autre : la cible symbolique aurait été manquée.

Une munition hors cible, deux autres défectueuses

Selon les informations de médias israéliens, corroborées par la presse américaine spécialisée dans la défense, la première bombe lancée aurait raté la cible, tandis que les deux munitions suivantes n’auraient pas fonctionné. Conséquence : l’horloge, que l’armée israélienne elle-même qualifie ironiquement de « très laide », continue de fonctionner.

Cette structure numérique, implantée à Téhéran sur la place de la Palestine, compte les jours, heures et minutes jusqu’à la supposée destruction d’Israël, selon la propagande du régime. Depuis des années, elle est l’un des symboles les plus outranciers de l’appel à la haine envers l’État hébreu.

Des images confirmant l’échec diffusées par l’Iran

L’agence de presse iranienne Maher a diffusé des photos actualisées de l’horloge, intacte, accompagnées d’un commentaire acerbe : « Contrairement aux affirmations des médias israéliens, l’horloge de la destruction d’Israël est toujours là, elle fonctionne et elle compte. »

Une précipitation dans la communication ?

L’erreur de communication semble provenir d’une annonce précipitée du ministre Katz, qui, dès les premières heures de l’opération, avait déclaré :

« Conformément aux directives du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de moi-même, l’armée israélienne attaque maintenant avec une force sans précédent des cibles du régime et des organes de répression du gouvernement au cœur de Téhéran, y compris le quartier général du Basij, la prison d’Evin pour les prisonniers politiques et les opposants au régime, l’horloge de la ‘Destruction d’Israël’ sur la place de la Palestine, le quartier général de la sécurité intérieure des Gardiens de la révolution, le quartier général de l’idéologie et d’autres cibles du régime. »

Sur la base de cette déclaration, de nombreux médias israéliens avaient relayé des photos d’archives de l’horloge, la présentant comme détruite. Pourtant, aucune image actuelle ne confirme sa disparition, et les rapports sur le terrain, même côté israélien, tendent à reconnaître aujourd’hui l’échec de cette frappe particulière.

Une cible plus symbolique que stratégique

Des sources militaires anonymes interrogées par Channel 12 admettent que la valeur de cette cible est davantage « cognitive que militaire », et que son atteinte n’aurait eu qu’un impact psychologique, notamment en direction de l’opinion publique iranienne. En revanche, les frappes sur d’autres objectifs, comme la prison d’Evin ou le quartier général du Basij, auraient été bien plus précises et opérationnellement significatives.

Un couac de communication révélateur

Cet épisode, malgré sa dimension anecdotique, soulève des questions sur la gestion de l’information de guerre par les autorités israéliennes, dans un contexte déjà saturé de tensions, de propagande et de guerre psychologique entre les deux États.
L’obsession iranienne pour l’anéantissement d’Israël, affichée sur une horloge publique, en dit long sur la nature du régime. Mais son maintien, malgré une attaque annoncée en grande pompe, rappelle que la guerre des symboles est aussi difficile à gagner que celle des missiles.

Quant à la date affichée, plusieurs sources iraniennes et israéliennes rapportent qu’en date du 23 juin 2025, l’horloge indiquait 5 569 jours restants jusqu’à la fin d’Israël  . Cette donnée contraste fortement avec le chiffre initial de 8 411 jours, observé lors de son inauguration en 2017  .

Ainsi, selon ce repère symbolique, la date visée serait autour de septembre 2040 — en parfaite cohérence avec la prophétie d’Ali Khamenei sur une disparition programmée d’Israël dans 25 ans  .

 

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