Les Israéliens expulsés de Gaza descendent dans la rue !

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C’est une longue et pénible marche qu’ont entamé les ex-habitants de Gaza.
Ils ont marché vers Jérusalem, pour aller protester devant la maison du Président.

Cette marche de la colère aurait dû prendre fin à la résidence du Président à Jérusalem où les manifestants se sont arrêtés pour organiser un rassemblement.

Mais cette marche va continuer puisqu’ils ont décidé d’aller encore plus loin vers le Sud d’Israël.

Ces familles sont fatiguées. Déjà violemment touchées par leur expulsion de chez eux, voilà 10 ans qu’ils vivent comme de pauvres réfugiés.

Leur message est clair:

« Nous sommes malades et fatigués d'être des réfugiés dans notre propre pays depuis 10 ans ».

D’après eux, cela fait 10 ans qu’ils sont en attente de leur maison. Une promesse vieille de 10 ans et toujours non-tenue.
Toujours selon eux, l’état prétexte des « complications administratives » pour ne pas tenir sa parole.

Une décennie après avoir été arrachées à leur maison, leur terre, les familles ont été transférées manu-militari du Sud d’Israël au Nord et installées de force au kibboutz Neve Yam.

C'est depuis ce kibboutz, que les familles évacuées de la bande de Gaza en 2005, ont commencé leur marche de protestation vendredi matin.

Le témoignage d’Avi Farhan est des plus poignant :

« J’ai été évacué en 1982 de Yamit dans le Sinaï après les accord de paix signés avec l'Egypte. J’ai été également évacué de Gush Katif ! Depuis 10 ans nous vivons dans des « mobil homes » que nous avons dû rénover avec notre propre argent. En 10 ans, j’ai vu des familles qui sont entrées dans ces « mobil homes » avec un enfant et maintenant ils ont plusieurs enfants dans la même maison ».

Leur colère ne peut être que décuplée quand l’on voit ce que Gaza est devenue.

Il est bon de rappeler qu’Ariel Sharon, qui avait pris la décision de donner Gaza aux Palestiniens avait dit à l’époque, que le sacrifice qu’il demandait aux Israéliens qui sont aujourd’hui dans la rue, était une expérience de laboratoire.

Que si cette expérience échouait, nous reprendrions ce que nous avons donné.

La question reste en suspens. A partir de combiens de tunnels, de missiles, de kidnapping, de morts, de vies brisées, d’enfants enfermés dans des abris, de dégâts médiatiques, Benjamin Netanyahou acceptera que cette « essai de laboratoire » a échoué ?

David BRISSET.


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