Les avocats de l'affaire Fofana dénoncent la violation du huis clos par médias interposés

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Une vingtaine d'avocats défendant plusieurs accusés de l'affaire Fofana ont dénoncé mercredi "les tentatives de pression inadmissibles exercées sur l'opinion publique et les juges par médias interposés" et demandent dans un communiqué commun "à ce que soit respectée la publicité restreinte des débats" devant la Cour d'assises des mineurs.

Ce coup de gueule intervient après la participation lundi soir de plusieurs conseils, dont Me Emmanuel Ludot, l'un des avocats de Youssouf Fofana, et Me Francis Szpiner, l'avocat de la famille de la victime Ilan Halimi, à l'émission "Mots Croisés" sur France-2.

"Toutes les émissions et publications qui font état de faits et personnes concernés par l'affaire dont est saisie la Cour d'assises des mineurs de Paris depuis le 29 avril (...) portent gravement atteinte à l'indépendance de la justice et à la présomption d'innocence", soulignent les signataires, parmi lesquels Mes Françoise Cotta, Dominique Attias, conseil de l'un des mineurs du dossier, Jean-Claude Durimel, Romain Boulet ou Louise Tort.

"Est par ailleurs bafouée quotidiennement la règle de la publicité restreinte des débats" qui "interdit tout compte rendu des débats", ajoutent les avocats demandant à ce que ce principe soit "respecté", réitérant leur refus de "toute forme de communication sous réserve de l'exercice des droits de la défense" et leur "confiance dans les magistrats et les jurés (...) pour rendre la justice à la seule lumière des éléments contradictoirement débattus dans la salle d'audience".

Le procès a été suspendu plusieurs heures mardi matin pour régler le différend né de la participation de certains avocats à l'émission "Mots Croisés".

Youssouf Fofana, le principal accusé de ce procès, est jugé à huis clos avec 26 autres personnes pour l'enlèvement, la séquestration et l'assassinat en février 2006 d'Ilan Halimi, un jeune homme de confession juive. Le procès doit se dérouler jusqu'au 10 juillet.

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