Le plus grand et le plus décadent croissant d'Israël !

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Le plus grand et le plus décadent croissant d'Israël !

Un croissant géant qui affole les réseaux

Né à Naples, débarqué en Israël, ce monstre pâtissier pèse près de deux kilos et peut rassasier jusqu’à trente convives. « Les gens croient d’abord à un modèle en plastique, jusqu’à ce qu’ils goûtent la crème », confient à Ynet les pâtissiers à l’origine du plus grand – et du plus décadent – croissant du pays. Nous avons enquêté sur cette curiosité culinaire : son histoire, la technique pour le découper, et son prix, garnitures comprises.

Un phénomène qui stoppe les passants

Ces dernières semaines, le téléphone professionnel du chef Davida vibre sans relâche. Dans la rue, les curieux s’arrêtent devant la vitrine, sortent leur smartphone ou restent simplement médusés face à ce qui semble sorti d’un rêve gourmand.

Loin du croissant matinal classique, cette création colossale vise à détrôner la traditionnelle gâteau d’anniversaire par un objet spectaculaire et partageable. Rencontre avec Bar, le pâtissier qui orchestre cette folie en coulisses.

D’où vient l’idée d’un croissant de cette taille ?

« L’inspiration me vient de Naples, où j’ai vécu avant de m’installer en Israël. Là-bas, on produit déjà des pâtisseries géantes de ce genre. J’ai toujours été fasciné par le concept et me suis promis de l’importer ici. Cela rompt avec les gâteaux conventionnels et offre quelque chose de convivial, destiné à être partagé par plusieurs autour d'une même table – une nouveauté absolue. »

Quelle est la première question que l’on vous pose dans la rue ?

« Est-ce que c’est vrai ? Les gens peinent à croire qu’une telle dimension soit possible. Certains doutent, discutent, persuadés qu’il s’agit d’une réplique en plastique pour la vitrine. Puis nous leur offrons une petite dégustation de la crème – vanille et ganache fouettée – et tout bascule. Ce qui rend cette crème unique, c’est sa stabilité alliée à une texture qui fond instantanément en bouche, un équilibre rare. »

Un demi-kilo de beurre et une heure et demie au four

Ne vous fiez pas à son volume impressionnant : ce n’est pas que de l’air. Pour soutenir cette structure monumentale tout en préservant un goût irréprochable, il faut une ingénierie pâtissière précise, une patience infinie et des ingrédients généreux.

Que contient réellement cette bête ? « Au minimum un demi-kilo de crèmes et 400 grammes de fruits rouges. Le pâte lui-même intègre 30 % de beurre – soit environ un demi-kilo par croissant. Au total, le produit frôle les deux kilos. On imagine les extrémités croustillantes et le centre plus mou, mais en réalité chaque bouchée est croquante. Même au cœur, on retrouve ce craquant et une abondance de garniture. »

Comment réussir une cuisson sans brûler l’extérieur ?
« C’est une science à part entière. Nous avons multiplié les essais pendant des semaines pour affiner les températures. La cuisson dure une heure et demie, afin que l’intérieur soit parfaitement cuit. Mon chef répète qu’il faut comprendre avant d’agir : nous visons le sommet de la qualité, avec une levée prolongée et une température basse sur une durée étendue. »

Mode d’emploi : comment dompter le monstre

Une fois la fabrication maîtrisée, reste la question pratique : comment consommer cela sans chaos ? Bar possède une méthode éprouvée. « Le plus efficace est de trancher le croissant en longueur en trois bandes, puis de le couper en travers pour obtenir des cubes. Ainsi, chaque portion offre l’équilibre parfait entre pâte croustillante, crèmes et garniture. »

Et pour la satiété, aucun souci : « En portions généreuses de 100 grammes par personne, il nourrit aisément vingt à trente convives », assure Bar.

Comment l’équipe réagit-elle à l’effort requis pour une seule pièce ?
« Dès qu’une commande arrive, c’est l’euphorie : cris, mains levées, joie en cuisine. Nous adorons notre métier, alors l’effort supplémentaire nous enthousiasme. Donnez-nous plus de commandes, nous sommes ravis quand le chef l’est. Créer quelque chose d’aussi exceptionnel est une chance rare ; nous nous sentons privilégiés. »

Certains y voient un simple gadget instagrammable. Votre réponse ? « Absolument pas. C’est un travail d’équipe professionnel, du pâte aux crèmes jusqu’à l’assemblage. Une erreur minime à n’importe quel stade ruine l’ensemble. Nous nous sentons artisans. Inventer une nouveauté inédite ici est exaltant. »

Au fond, ce croissant géant accompli ce que peu de pâtisseries réussissent : interrompre le rythme effréné des passants, provoquer l’émerveillement et inciter au partage d’un moment sucré. Pour en commander un, réservez à l’avance.

Le prix ? Pas donné

La version de base – un croissant au beurre artisanal de 1,5 kg, façon italienne, aux couches fines et texture aérienne – coûte 420 shekels.

Pour l’expérience complète (comme illustrée), ajoutez 150 shekels de garnitures sucrées : chocolat haut de gamme, pistache, caramel salé ou la célèbre crème vanille accompagnée de fruits de saison.

Les amateurs de salé opteront pour un supplément de 220 shekels : saumon fumé et gravlax, crème de fromage aux herbes, salade lollo, tomates séchées et nigelle torréfiée. Dans tous les cas, conçu pour un grand groupe, le prix devient très raisonnable par tête.

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