Les recherches israéliennes dans la lutte contre le sida sont prometteuses

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Les recherches israéliennes dans la lutte contre le sida sont prometteuses

Pour les personnes vivant avec le VIH, le traitement antirétroviral généralisé (TAG) peut aider à ralentir la propagation de la maladie et l'empêcher de se développer en SIDA. Toutefois, le TAG n’est pas efficace contre toutes les souches de la maladie, ni n’est un remède pour le virus, qui touche encore 37 millions de personnes dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la Santé.

Les recherches israéliennes dans la lutte contre le sida sont prometteuses

A l’occasion de journée mondiale de lutte contre le sida, voici un point quant à l’avancée des recherches en Israël.

Plusieurs universités et instituts scientifiques israéliens ont récemment fait des progrès dans de nouveaux traitements plus efficaces et espèrent trouver un remède possible au sida.

L’université hébraïque de Jérusalem

Des chercheurs de l'Université hébraïque de Jérusalem ont développé une nouvelle méthode pour détruire les cellules positives HIV sans endommager les saines. Lorsque le virus HIV attaque, il insère une partie de son ADN dans le génome de la cellule saine grâce à une enzyme appelée intégrase. Cependant, la recherche menée par le professeur Abraham Loyter et Prof. Assaf Friedler a découvert que certains peptides (acides aminés) peuvent interférer dans ce processus de transfert d'ADN, et finalement faire que la cellule infectée s’autodétruise.

La procédure a été testée sur des cultures de cellules humaines infectées par le VIH-1, la forme la plus commune du virus, et dans les deux semaines, ces cellules ont été détruites. L'étude est toujours en cours; les chercheurs ont signé un partenariat avec l'hôpital Mount Sinai à New York, ainsi qu'avec la société de transfert technologique de l'Université hébraïque, Yissum, afin de trouver des investisseurs et continuer les essais thérapeutiques.

L’Institut Weizman: des anticorps pour neutraliser le virus

À l'Institut Weizman des sciences, la recherche menée par le Dr Ron Diskin a montré que des anticorps rares peuvent être capables de neutraliser le virus. Les anticorps sont des protéines produites par les cellules du plasma sanguin qui aident le système immunitaire à identifier et à neutraliser les agents pathogènes tels que les bactéries et les virus.

Seulement 10-20 pour cent des personnes produire naturellement des anticorps combattant le VIH, avecl lesquelles Diskin effectue des tests actuellement. Si de tels anticorps pouvaient être reproduits, ils pourraient un jour être utilisés aussi bien pour le traitement (remplaçant ainsi le TAG classique) et pour un vaccin potentiel. "Les Traitements à base d'anticorps pour d'autres maladies, principalement le cancer, sont déjà en cours d'utilisation", a déclaré Diskin dans un communiqué.

Bien qu'il soit encore difficile de savoir si les anticorps du VIH sont efficaces sur une population plus large, les recherches semblent prometteuses.

Technion : prévoir les trajectoires cachées du virus

En cherchant une nouvelle stratégie pour combattre le virus, le Prof. Akram Alian de l'Institut Technion a choisi de se concentrer sur la façon dont le virus pénètre dans la cellule hôte. Normalement, le VIH cible les cellules saines par des voies prédisposées, mais quand le TAG bloque des points d'entrée, le virus va chercher d'autres moyens d'accéder à la cellule, ce qui pourrait conduire à "un nouveau type de résistance virale," d’après les hypothèses d’Alian.

Alian et son équipe "tentent de cartographier le re-routage du VIH-1 et de capturer différents complexes de virus hôte pour voir si nous pouvons cibler la voie incontournable que prennent les ganglions," a-t-il récemment déclaré. "Si nous pouvons faire cela, alors nous pouvons prédire les itinéraires cachés de rechange que le virus prend et de là mettre au point un médicament qui cible les ganglions critiques des protéines de la cellule hôte, ainsi le virus ne pourra pas changer de route ni emprunter une voie différente. "

L’Université Ben Gourion: Bloquer la capacité du VIH à se reproduire

Le Prof. Ran Taube de l'Université Ben Gourion a enquêté sur les cas dans lesquels le VIH reste «latent» dans le corps même après que le patient ait subi un traitement.

Le TAG ne peut pas traiter le virus lui-même, mais il empêche le VIH de se dupliquer (un processus appelé transcription) et de s’étendre à d'autres cellules saines. Toutefois, si les inhibiteurs de transcription bloquent la capacité du virus de se reproduire, comme le montre la recherche de Taube, le TAG ne sera pas efficace. Ainsi, bien comprendre le mécanisme selon lequel le VIH est latent peut permettre aux chercheurs de développer des thérapies plus complètes qui pourraient finalement traiter le virus lui-même.

Considérant que le sida était inconnu aux scientifiques il y a 34 ans, la recherche sur le terrain a fait d'énormes progrès et a permis à des personnes atteintes de la maladie de vivre des décennies avec en général une bonne qualité de vie. Si les chercheurs pouvaient faire des progrès similaires dans les 34 prochaines années, la maladie serait alors guérissable et peut-être même éradiquée.

Source :nocamels.com

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