Le parti Kadima toujours derrière Ehud Olmert

Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
                  Le parti Kadima toujours derrière Ehud Olmert

JERUSALEM, le 03/05/07 - Ehud Olmert, chef du gouvernement israélien, a balayé les appels à la démission lancés notamment par sa ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni.

Deux jours après la publication du premier rapport de la commission Winograd sur la guerre du Liban, qui l'accuse de "graves défaillances", Olmert a obtenu le soutien décisif des élus du parti Kadima, dont il est issu, et la démission d'Avigdor Yitzhaki, chef du groupe parlementaire de la formation, lui aussi partisan de son départ.

"Le groupe parlementaire reste derrière le gouvernement et le Premier ministre", déclarent les élus de Kadima dans un communiqué qui scelle la victoire d'Olmert sur Livni, étoile montante du Parti, désormais sur la sellette.

"Le Premier ministre jouit d'un soutien sans précédent, ici", avait auparavant assuré Shimon Peres, vice-Premier ministre, à l'issue de trois heures de discussions à huis clos avec les 29 députés de Kadima, réunis à la Knesset.

Deux heures plus tôt, la ministre des Affaires étrangères avait donné une conférence de presse pour réclamer la démission d'Olmert et annoncer sa propre candidature à sa succession.

"J'ai dit au Premier ministre qu'à mon avis, la meilleure chose à faire était de démissionner", a déclaré Livni après avoir rencontré l'intéressé. "Le moment est venu de rétablir la confiance de l'opinion à l'égard du gouvernement", a-t-elle insisté.

"Ma position personnelle est inconfortable, mais je ne me déroberai pas à mes responsabilités et remédierai à toutes les erreurs", aurait rétorqué Olmert, s'adressant aux élus de son parti.

Selon les statuts de Kadima, Olmert ne peut pas être évincé. Le seul moyen d'action possible est de le persuader de démissionner. La Knesset pourrait l'écarter du pouvoir par le vote d'une motion de censure, ce qui ne semble pas encore recueillir de majorité.

RÉPARER

Depuis le rapport d'étape de la commission Winograd, Olmert résiste aux appels à sa démission. Selon des collaborateurs cités par les médias israéliens, il pourrait limoger Livni et lutter pour rester en place malgré des sondages selon lesquels 65 à 73% des Israéliens seraient favorables à son départ.

"Le rapport (Winograd) met clairement en évidence des défaillances très graves du gouvernement dans son ensemble et les miennes évidemment en tant que chef de ce gouvernement", a reconnu Olmert mercredi. "Il revient avant tout à ce gouvernement, responsable de ces erreurs, de les réparer."

"Je suggère de se calmer à tous ceux qui se bousculent pour se servir de ce rapport afin de marquer des points sur le plan politique", a ajouté le Premier ministre. Il a fait approuver la nomination d'une commission chargée de superviser l'application des recommandations du rapport Winograd.

Meir Sheetrit, ministre sans portefeuille, a apporté son soutien à Olmert en déclarant: "Je suis contre les appels à la démission du Premier ministre."

L'ancien chef d'état-major interarmes Dan Halutz a démissionné en début d'année en raison de son rôle dans la guerre menée l'été dernier contre le Hezbollah. Quant au ministre de la Défense, le travailliste Amir Peretz, également accablé par le rapport, il a dit à la radio israélienne qu'il envisageait de démissionner.

Les deux principaux successeurs potentiels d'Olmert sont Livni, 48 ans, et le vice-Premier ministre Shimon Peres, 83 ans, qui a été chef de gouvernement à deux reprises. L'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahou, membre du Likoud, pourrait aussi être dans la course.

Malgré les dissensions qui agitent Kadima, le groupe travailliste, principal partenaire de coalition d'Olmert, s'est rangé à ses côtés, apparemment pour éviter des élections anticipées qui pourraient se traduire par un recul de sa représentation.

En cas de changement, Olmert resterait Premier ministre par intérim jusqu'à la formation d'une nouvelle coalition gouvernementale ou jusqu'à des législatives anticipées, un processus qui pourrait durer trois mois.

Une manifestation organisée pour réclamer son départ est prévue jeudi à Tel Aviv et un débat sur les conclusions de la commission Winograd doit avoir lieu à la Knesset.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi