La Chine et Israël au beau fixe avec l'arrivée prohaine d'un nouveau chemin de fer.

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la Chine est en train de faire un bond prodigieux en tant qu’acteur de premier plan dans la géopolitique au Moyen-Orient, en transformant ses relations avec Israël en un partenariat stratégique.

Le ministre des Transports israélien, Yisrael Katz, s’est rendu à Pékin en septembre et il a été cité dernièrement, comme ayant déclaré que « la capacité professionnelle des entreprises chinoises dans la construction de systèmes ferroviaires et de réseaux de transports est parmi les meilleures du monde ».

Ce même ministre des Transports a en outre souligné qu’Israël préférerait les entreprises d’État chinoises pour entreprendre la construction d’une ligne ferroviaire, la « Med-Red », à travers la vallée de Zin dans le désert du Néguev, et qui relierait la côte méditerranéenne d’Israël et la mer Rouge, les villes de Haïfa et Eilat.

Après ces entretiens avec Katz à Pékin, sans attendre la Chine a commencé à travailler à un projet commun avec Israël pour relier Eilat. Les entreprises chinoises et israéliennes pourraient exécuter conjointement ce projet et, il est probable que la Chine investisse dans le projet.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que son pays et la Chine formaient une « association réussie » et qu’il lui était possible d’envisager une « expansion spectaculaire » de leurs relations.
« Je pense que nous n’avons fait qu’amorcer un travail en surface des relations israélo-chinoises », a-t-il dit à la commémoration à Tel Aviv, mardi dernier.

S’exprimant lors de la réception à Tel Aviv, Netanyahu a ostensiblement invité Pékin à travailler avec Israël pour « relever les défis pour garantir la paix au Moyen-Orient ». Et l’ambassadeur de Chine en Israël, Gao Yanping, qui était présent, a répondu :
« Le nouveau développement des relations Chine/Israël n’est pas seulement bénéfique pour ces deux pays et ces deux peuples, il est aussi très salutaire pour la stabilité régionale, la paix mondiale et la prospérité pour tous dans le monde.

La maturité des relations Chine-Israël est telle qu’alors même que Gao était en train de s’exprimer à Tel Aviv, son homologue aux Nations-Unies à New York, l’ambassadeur Li Baodong, notait l’ « impasse » du processus de paix au Moyen-Orient, réitérant le ferme soutien de la Chine à un État palestinien dans le cadre d’une solution à deux États, rétablissant le « droit légitime » du peuple palestinien.

Li a déclaré : « La Chine soutient la création d’un État palestinien indépendant, jouissant de sa pleine souveraineté, avec Jérusalem-Est comme capitale et basé sur les frontières de 1967. La Chine soutient l’adhésion de la Palestine aux Nations-Unies ». Li a ensuite condamné avec la plus grande énergie la récente décision du gouvernement israélien donnant approbation de projets d’expansion de nouvelles colonies.

N'y voyait aucune contradiction... La Chine opère sur 3 pistes à priori contradictoire mais à bien regarder il n'en est rien, on peut très bien être pour un état palestinien et avoir des intérêts économiques avec Israël, qui est pour l'instant le seul bastion stable de la région.

Cette évolution écomique est bénéfique pour l'ensemble de la région et pas uniquement pour Israël.

La diplomatie de la Chine au Moyen-Orient progresse adroitement sur trois pistes parallèles, avec l’Iran, les États du CGC et Israël. Cela pourrait sembler improbable dans le contexte de la montée de l’Iran et de l’hostilité concomitante qu’elle génère en Israël et dans les États du CGC. Mais Pékin n’y voit aucune contradiction et s’efforce de suivre les trois pistes de façon complémentaires les unes des autres.

Et il est tout à fait concevable qu’un jour elles le soient.
Et la beauté de la chose, c’est que ces trois camps du Moyen-Orient - Iran, CGC et Israël - veulent aussi les meilleures relations avec la Chine et sont manifestement en compétition pour avoir la meilleure oreille du dragon.

Ceci va poser une énigme insoluble aux autres puissances extérieures qui aspirent à être influentes dans la région, qu’il s’agisse de l’Occident ou de la Turquie ou encore de la Russie.

Netanyahu a déclaré, « Je suis conscient du besoin de la Chine de s’assurer un approvisionnement régulier des sources d’énergie afin de poursuivre sa croissance impressionnante. Je crois qu’il est possible de remplacer le pétrole iranien ».

Il espère toujours détourner la Chine du pétrole iranien, bien que Pékin n’ait aucune intention de nuire à ses relations économiques avec l’Iran. Le commerce Chine/Iran trône à 45 milliards de dollars US - à comparer avec les 8 milliards des échanges Chine/Israël.

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