Ehud Olmert pose les termes d'une reprise du processus de paix

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        Ehud Olmert pose les termes d'une reprise du processus de paix

SDE BOKER, Israël - Israël est disposé à libérer de nombreux Palestiniens, dont des prisonniers condamnés à de longues peines, si le caporal Gilad Shalit, enlevé en juin par des activistes, est relâché, a déclaré lundi le Premier ministre Ehud Olmert.

Dans un discours, Olmert a indiqué, au lendemain de la trêve conclue dans la bande de Gaza, qu'il voulait tendre la main aux Palestiniens en promettant des mesures incitatives d'ordre humanitaire et économique en cas d'arrêt des violences contre Israël.

Il a aussi répété qu'il était prêt à faire évacuer, pour établir une "paix véritable", certaines des colonies établies par Israël en Cisjordanie.

Olmert n'a pas fourni de précisions sur ce point et n'a pas mentionné non plus le "plan de réalignement" d'Israël, remisé après la guerre l'ayant opposé cet été au Hezbollah libanais.

"Avec la libération de Gilad Shalit et son retour sain et sauf dans sa famille, le gouvernement israélien sera prêt à libérer de nombreux prisonniers palestiniens, même ceux qui ont été condamnés à de longues peines", a dit Olmert.

C'est la première fois qu'il évoque en termes précis l'éventualité d'un échange de prisonniers palestiniens contre Shalit, dont la capture fin juin par des activistes venus de la bande de Gaza a provoqué une offensive israélienne dans ce territoire.

Le Hamas, qui dirige depuis mars le gouvernement palestinien, a estimé que l'offre d'Olmert n'était pas suffisante. Le mouvement islamiste réclame la libération d'un millier de prisonniers en échange du caporal Shalit.

Olmert s'exprimait au lendemain de l'entrée en vigueur dans la bande de Gaza d'une trêve destinée à la fois à mettre fin à l'offensive israélienne et aux tirs de roquettes sur l'Etat juif.

Ce cessez-le-feu pourrait constituer une première étape vers la relance de négociations de paix qui se sont effondrées en 2000, entraînant le déclenchement de la seconde intifada palestinienne.

CONDITIONS

Olmert a cité une série de conditions préalables à l'ouverture de négociations de paix avec le président palestinien Mahmoud Abbas.

Il souhaite que les Palestiniens forment d'abord un gouvernement d'union nationale qui reconnaisse Israël, renonce à la violence et respecte les accords de paix israélo-palestiniens, et que le caporal Shalit soit libéré.

Les espoirs d'une relance du processus de paix ont reculé depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas.

Le mouvement islamiste a engagé, jusqu'ici sans résultat, des discussions avec Abbas sur la formation d'un gouvernement d'union nationale qui pourrait amener un assouplissement des sanctions occidentales visant l'Autorité palestinienne.

Concernant le discours d'Olmert, le député du Hamas Mouchir al Masri a expliqué que le mouvement islamiste continuerait à rejeter "des conditions qui contrarient les droits de notre peuple".

Nabil Abou Roudeïnah, un conseiller d'Abbas, s'est prononcé pour une reprise des négociations sur la création d'un Etat palestinien coexistant en paix avec Israël.

"Nous, Israéliens, allons accepter d'évacuer de nombreux territoires et communautés que nous avons créées", a déclaré Olmert, faisant référence aux colonies juives. "C'est très difficile pour nous (...) Nous nous y tiendrons en échange d'une paix véritable."

"Dans le cadre du dialogue et en accord avec la feuille de route, vous pourriez former un Etat palestinien indépendant, viable et continu en Judée-Samarie (Cisjordanie), un pays qui jouirait d'une pleine souveraineté, aux frontières définies", a-t-il ajouté.

La feuille de route est un plan de paix soutenu par les puissances occidentales détaillant les mesures à prendre par les deux parties pour créer les conditions de la création d'un Etat palestinien coexistant en paix avec Israël.

Olmert a déclaré qu'en cas d'arrêt des violences palestiniennes contre Israël, le gouvernement serait prêt à assouplir les restrictions de déplacement appliquées aux Palestiniens et à débloquer des fonds destinés à l'Autorité palestinienne, gelés depuis le printemps.

 

 

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