Actualité Israël: La guerre des mots entre Israël et la Turquie se poursuit

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Article paru dans "Le Monde"

La guerre de mots continue entre Israël et la Turquie. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a exclu, mercredi, de normaliser ses relations avec Israël tant qu'il n'aura pas présenté des excuses pour la mort de neuf militants turcs tués lors de l'araisonnement de la flottille pour Gaza en 2010. Ce à quoi le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a répondu en accusant M. Erdogan de "porter atteinte à la légitimité de l'Etat d'Israël en exigeant des excuses qui constitueraient un aveu de culpabilité et qui remettrait en cause notre droit à l'autodéfense".

Ankara demande également le versement de compensations "pour les familles des victimes" et la levée du blocus de Gaza avant toute normalisation, selon son premier ministre, qui a ajouté que la Turquie envisageait "certaines mesures" contre Israël, sans dire lesquelles. Selon des diplomates turcs, Ankara, qui a rappelé son ambassadeur à Tel Aviv après l'opération israélienne et dispose actuellement d'un chargé d'affaires dans ce pays, pourrait réduire davantage son niveau de représentation. Elle pourrait aussi ne pas donner son agrément au remplaçant de l'actuel ambassadeur d'Israël.

"POUR MAINTENIR DES RELATIONS STRATÉGIQUES, IL FAUT ÊTRE DEUX"

"La Turquie a changé de stratégie vis-à-vis d'Israël sans rapport avec ce que nous faisons. Pour maintenir des relations stratégiques, il faut être deux", a souligné Avigdor Lieberman. Il a à nouveau critiqué le rapport de l'ONU sur cette affaire, dont la publication a été reportée à deux reprises et qui doit normalement être rendu public le 20 août. Ce document "reconnaît que le blocus autour de Gaza est légal aux termes du droit international. C'est pour cela que la Turquie a fait pression pour retarder sa publication", maintient M. Lieberman.

Le gouvernement israélien a démenti à plusieurs reprises, mercredi, que les Etats-Unis aient exercé des pressions pour qu'Israël présente des excuses à la Turquie. "Il y a pas eu de pressions américaines, mais des consultations avec nos plus grands amis", a affirmé  le vice-ministre des affaires étrangères, Dany Ayalon. "Ces informations ne sont pas exactes", a renchéri le bureau du premier ministre, Benyamin Nétanyahou.

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