Israël/ONU : la médiocrité de Bennett serait-elle un vaccin contre le charisme ?

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Israël/ONU : l'éloge de la médiocrité de Bennett serait-il un vaccin contre le charisme

La médiocrité de Bennett aurait développé des anticorps contre le charisme .

Lorsque le Premier ministre nous informe que contrairement à son "prédécesseur" à l'ONU, il n'aura pas besoin d'aides visuelles dans son discours ,il nous impose in facto une analyse comparative.

Bennett présente un nouveau modèle de leadership qui ne se vante pas, d'accord, mais est-il à la hauteur des attentes ?

La plus grande faveur que l'on puisse faire au Premier ministre Naftali Bennett est de refuser avec véhémence de faire comme son prédécesseur.

Lorsque la veille de son voyage pour New-York  il informe avec mépris, qu'à la différence de son « prédécesseur » il n'aura pas besoin d'aides visuelles et autres acrobaties, il nous impose en réalité une analyse comparative entre les deux !

En d'autre termes, Bennett est déterminé à transformer le citron en limonade, c'est-à-dire à transformer son manque de charisme comme un marqueur d'un nouveau type de qualité de leadership , de faire de son défaut le plus marquant une marque de fabrique.
Mais est-ce suffisant pour vaincre ?

il y a une base incontournable dans l'art de communiquer qui est celle de savoir capter l'attention de son public ou de son interlocuteur.

La photo qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux , où Biden semble s'être assoupi face à  Bennett est une démonstration magistrale que le soporifique l'emporte rarement sur l'éloquence d'un discours.

Tout le monde sait, que tout le monde aime les belles histoires, y renoncer c'est saboter son avenir politique avant même de l'avoir commencé.

Il renonce également d'être aussi original, radical et dominant que Netanyahu.
Tout cela est désormais tenu pour des traits qui expriment le narcissisme, l'ego qui dissimuleraient un échec de performance.

Bennett est un nouveau genre de leader : calme, un peu gris, mineur et par conséquent celui qui ne parle pas beaucoup.

Il peut également compter sur une épaisse couche de commentateurs et de défenseurs de l'honnêteté qui feront un effort fébrile pour commercialiser les nouvelles fonctionnalités comme un nouvel idéal politique.

"Bennett a prouvé qu'il savait parler dans un bon anglais et faire passer un message même sans accessoires. Ce qui ressort, c'est le calme et non l'agitation", a été  tweeté par  l'un de ses fans.

Oui, certainement, nous vivons des jours merveilleux sans précédent, où un phénomène rhétorique est « incitatif » face à un discours qui ne laisse pas de trace, qui est insipide, mais est « calme » soit l'éloge de la médiocrité.

Mais, et on ne peut le nier,  ce « calme » avec lequel Bennett peut se permettre de parler à l'ONU est un privilège, un concept énigmatique et intrigant de la rhétorique, qui fait référence au temps : kairos, le terme grec qui indique l'importance d'un timing correct et précis.

C'est très beau de "raconter notre histoire", et ça réchauffe toujours le cœur patriotique quand notre Premier ministre loue Israël en anglais, et donne les 60 secondes sur le retour de Sion et le miracle de la démocratie qui fleurit sur un terrain si difficile.

Mais la grande sagesse est d'exprimer ces messages à propos d'Israël alors que l'ONU et le monde entier vous détestent, et quand ils vous tournent le dos pendant que vous marchez dans les couloirs, lorsque vous défiez "leur justice" en particulier envers ceux qui complotent pour vous soumettre aux menaces de pression internationale et de boycott.

C'était courageux et subversif de présenter un agenda politique alternatif il y a 12 ans alors que nous étions au bord d'un tsunami.

C'était émouvant et nous étions fiers d'entendre Netanyahou à ce moment-là, alors que la plupart des médias et l'establishment faisaient écho qu'Israël est la source du mal dans le monde et la cause de tous ses problèmes , Israël et non par exemple l'Iran.

Les discours de Netanyahu ont en effet changé quelque chose dans ce monde.
Peu à peu, avec ses Bristols, ces dessins d'école primaire, ont changé la donne et la façon de percevoir Israël dans le monde qui ont abouti à des reconnaissances d'Israël improbables il y a encore une décennie, comme les accords d'Avraham pour ne citer que les plus éclatants et les plus récents.

Si Bennett ne sait pas créer sa signature, si il ne présente pas au monde des idées originales qui s'identifieront désormais à lui,  si sa ligne politique et son horizon sont juste de faire le contraire de son prédécesseur, cette vision à court terme est totalement égocentrique contrairement à ce qu'il veut prétendre.

Mais n'est-ce pas par incompétence qu'il renonce à être meilleur ou au moins bon ?

Son discours est anachronique avec des faibles attentes, maigre et banal comme le gage inutile d'un film d'été essayant d'évincer le succès de son prédécesseur.

Et c'était surtout un discours qui voulait s'entendre avec le monde, au lieu de faire ce que la grande rhétorique sait faire : le changer. Une ONU désolée face à un discours désolant.

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