Israël : Les moments gênants des journalistes israéliens et la grâce d’un héros bédouin

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Israël : Les moments gênants des journalistes israéliens et la grâce d’un héros bédouin

Oded Ben Ami, dans son émission Six People, l'a exprimé avec des mots empreints d'une sincérité rare :

« En vérité, il n'y a pas de plus grande joie que celle de racheter les captifs, de voir un captif sortir des ténèbres pour retrouver la liberté et rentrer chez lui, auprès de sa famille, de sa femme, de ses enfants. Il n'y a pas de plus grande joie que celle-ci. C'est un immense bonheur », déclare-t-il en ouverture de son monologue.

Mais son discours ne s'arrête pas là : « Nous ne devons pas oublier un instant, nous devons garder à l'esprit qu'il reste encore 108 personnes enlevées, certaines vivantes, d'autres mortes, dont les familles les attendent désespérément, les cherchent sans relâche, sentant que le temps leur échappe, peut-être même qu'il s'épuise.

Elles ressentent qu'il est possible de faire davantage, de faire un ou deux pas de plus pour libérer enfin leurs proches et mettre un terme à leurs souffrances cauchemardesques, ainsi qu'à celles des membres de leurs familles. Il est temps pour la liberté », conclut-il avec une justesse qui ne peut être niée. Ces mots sont d'une importance capitale, mais la question demeure.

Pendant ce temps, les médias israéliens, peu habitués à s'intéresser aux Bédouins, tâtonnent dans leur tentative de participer à l'immense joie des habitants de Rahat.

Leur bonne volonté est évidente, mais elle est souvent maladroite, empreinte de stéréotypes, et révèle une crainte palpable de l'embarras. Il y a quelque chose de pathétique, presque dérangeant, lorsque Avery Gilad, un célèbre animateur, ouvre un plateau de knafeh, tout en plaisantant sur sa tentative d'être sensible, ou quand Itzik Zoertz, dans l'émission de  KAN 11, demande à Hatem, le frère de l'otage, s'il y aura un grand festin avec beaucoup de moutons.

L'homme, visiblement surpris, lui répond alors quelque chose de tout à fait différent : « Les moutons sont la dernière chose à laquelle nous pensons. Nous espérons que cette grande perte et cette joie ne seront pas seulement ressenties dans notre famille, mais dans toutes les familles des personnes enlevées. Que cela arrive aujourd'hui, pas demain. Qu'un accord soit trouvé, que toutes les personnes enlevées soient libérées et que la joie que nous ressentons ici puisse être partagée par tous les proches des otages. »

Cette réponse pleine de dignité sauve non seulement le journaliste de ce moment gênant, mais aussi la société israélienne tout entière, profondément divisée.

La seule issue à cette situation désespérée réside dans la solidarité intersectorielle, la véritable empathie, et la connexion autour d’un destin commun. C’est la seule façon de surmonter les barrières, les soupçons et les préjugés. C’est une leçon pour les médias, souvent enclins à mettre en avant ce qui divise, mais aussi pour nous tous.

Cependant, alors que les citoyens font preuve de grandeur d'âme, l'indifférence des dirigeants est douloureusement évidente.

Les moments tristes de la journée se sont cristallisés dans la conversation entre Netanyahu et l'otage libéré, qui lui n'a pas hésité à lui rappelé : « Abou Yair  il y a encore des gens qui attendent », ou dans un appel désespéré à Herzog :

« Prenez soin de ceux qui restent. Les gens souffrent à chaque seconde. Vous ne pouvez pas imaginer leur douleur. Faites tout pour ramener ces personnes chez elles. Ne dormez pas 24 heures si nécessaire pour les sauver. Ils souffrent, vous ne pouvez pas décrire cela avec des mots. »

Quelle a été la réponse du président ? « Tu as vécu l'enfer, n'est-ce pas ? Très dur. » Et bien sûr, il a acquiescé. Merci, vraiment. Ainsi, une fois de plus, l'enthousiasme, le courage et la sensibilité se sont heurtés à l'embarras et à l'impuissance des dirigeants israéliens.

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