Israël interdit le commerce du sexe et soutient la réadaptation des prostituées

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Le plénum de la Knesset a adopté lundi une loi visant à imposer des amendes à quiconque paie pour la prostitution.

Le projet de loi sera également accompagné d'un plan de réadaptation des prostitués/ées qui sera bientôt approuvé par le gouvernement. L'objectif est de combiner une réduction significative du nombre de personnes qui se prostituent avec un traitement de réadaptation complet pour celles qui sont tombées dans la prostitution.

Le projet de loi a été proposé par la ministre de la Justice Ayelet Shaked et le député Shuli Mualem du parti Nouvelle Droite récemment lancé, et par la députée Aliza Lavie (Yesh Atid).

La loi incrimine le fait d'avoir recours à des travailleuses et travailleurs du sexe et celui de se trouver dans un lieu utilisé à des fins de prostitution. Selon la loi, quiconque se trouve dans un lieu utilisé principalement pour la prostitution (comme une maison close) sera considéré comme ayant l'intention de se livrer à la prostitution.

Le projet de loi, présenté à titre d'ordonnance temporaire de cinq ans, entrera en vigueur dans dix-huit mois, afin de donner aux forces de l'ordre amplement le temps de se préparer à sa mise en œuvre et d'élargir les programmes de réadaptation des prostituées.

Israël interdit la prostitution et soutient la réadaptation des travailleurs du sexe

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Le projet de loi a été rédigé sur la base des recommandations du Comité interministériel chargé d'examiner les outils permettant de réduire le statut de la prostitution, présidé par le directeur général du Ministère de la justice, qui ont été soumises à la ministre Shaked début 2018. Israël est le 10e pays au monde à interdire la prostitution.

Selon la nouvelle loi, l'infraction pénale sera principalement considérée comme une infraction administrative passible d'une amende de 2 000 NIS. Une récidive dans un délai de trois ans est passible d'une amende de 4 000 NIS. Toutefois, dans les cas pertinents, l'accusation peut déposer un acte d'accusation pour une infraction pénale, qui est passible d'une peine maximale de 75 300 NIS.

Le ministre de la Justice peut préconiser une alternative au paiement de l'amende, comme par exemple assister à un atelier afin de sensibiliser le public au préjudice causé aux personnes prises au piège du cycle de prostitution et l’éduquer à ce sujet afin d'éviter une récidive.

Aliza Lavie, qui dirige le sous-comité sur la lutte contre la prostitution et la traite des femmes, a déclaré : "Il s'agit d'une décision extraordinairement motivante qui mènera à des changements spectaculaires. Un moment d'émotion qui aidera à définir l'État d'Israël en tant que société, en tant que personne et en tant que valeurs".

Israël rejoint une liste de pays qui ont clairement indiqué que la prostitution est une norme inacceptable, aux conséquences désastreuses. La loi corrige un tort qui dure depuis trop longtemps et contribuera à réduire la demande de prostitution qui est le moteur de cette industrie, grâce à la réhabilitation et la réinsertion dans la société des femmes et des filles piégées dans la prostitution.

Source : Ynet - Jewish Press

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