Un nouveau crash Air France évité de peu cet été?

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airfrance_logo.jpgArticle paru dans "Le Post"

Le 21 juillet un Airbus A340 qui assurait le vol entre Caracas et Paris-CDG a connu un incident dont certaines circonstances rappellent celles du vol-Rio-Paris, qui s'est écrasé le 1er juin 2009 avec 228 personnes à son bord (voir l'infographie du Monde).

Selon le site internet du Figaro, cet incident n'a pas fait de victime, seulement deux blessés légers parmi le personnel navigant commercial, mais qui, d'après les pilotes d'Air-France, relance le débat sur l'AF 447 et sur les responsabilités du drame.

Une enquête a été lancée, le 26 juillet selon Reuters, par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), en raison de la similitude des faits de ces deux incidents (turbulences, prise anormale d’altitude suivie d’une perte de vitesse proche du décrochage). Avec pour objectif de savoir s'il y a un problème sur l'Airbus ou bien s'il y a un problème de formation des équipages au pilotage manuel à haute altitude.

Selon le rapport d'incident, dont Le Figaro s'est procuré une copie (document pdf), l’Airbus A340 d’Air France cet été volait à 35 000 pieds entre Caracas, au Vénézuela, et Paris, quand il a traversé une "zone de turbulence sévère" et non prévue, au nord de l'arc antillais, après 1h30 de vol environ. L’avion a subit alors, un "fort gradient de vent" (une forte variation) et il a pris trop de vitesse, déclenchant l’alarme. Puis le pilote automatique s’est désenclenché et l’avion a "cabré"  pour atteindre en une minute 38 000 pieds.

L'avion a alors perdu de la vitesse jusqu’à atteindre 205 noeuds (369 km/h), quand on sait que l'AF 447 Rio-Paris a décroché à 202 noeuds, soit seulement une différence de 3 noeuds (5,4 km/h) cela fait froid dans le dos.

Mais l'’incident n’ira pas plus loin, l’avion réussissant à retrouver des paramètres de vol normaux. Une source proche du dossier, selon Le Figaro, a relevé qu'aucun défaut de la chaîne anémométrique (sondes de vitesse) n'a été constaté et l'avion n'a pas évolué en mode dégradé, selon lui, comme cela a été le cas lors du vol Rio-Paris.

Néanmoins cet incident pose un certain nombre de questions selon cette source : "pourquoi le pilotage automatique s’est désengagé ? pourquoi l’Airbus a-t-il pris autant d'altitude ?" et aussi "comment sont interprétées les alarmes d’Airbus en zone de turbulences par les pilotes ?"

Pour les pilotes d'Air France interrogés par Le Figaro, c'est tout vu. "Le fait qu'un avion se mette à monter tout seul c'est un problème qui incombe à Airbus" explique l'un d'eux. Un expert en sécurité aérienne proche du constructeur déclare : "Un avion qui prend 3000 pieds tout seul, on n'a jamais vu ça !", et d'ajouter : "les spéculations sur le constructeur vont aller bon train, comme sur l'AF 447, mais finalement il y aura beaucoup d'humain dans les causes de cet incident".

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