Ce que l'on sait de l'affaire du Carlton

International - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

carltoblille.jpgArticle paru dans "L'Express"

Cinq personnes ont été mises en examen dans le cadre d'une affaire de proxénétisme aggravé. Le nom de DSK est cité dans le dossier. Le point sur l'enquête.

Mises en examen en série

Dans le cadre de l'affaire de proxénétisme qui éclabousse depuis une semaine plusieurs notables lillois, quatre personnes ont été mises en examen et une cinquième devrait l'être prochainement. 

Le manager et le chargé des relations publiques du Carlton ont été interpellés le 4 octobre dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en mars par le parquet de Lille pour des faits de proxénétisme aggravé en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment. Suspectés d'avoir proposé les services de prostituées au sein de leur hôtel, les deux hommes ont été mis en examen pour "proxénétisme aggravé" avant d'être écroués. 

Selon des sources proches du dossier, le directeur des relations publiques, René Kojfer, est une personnalité bien connue dans le monde de la nuit lillois "avec beaucoup d'entregent". D'après Le Parisien, il est également désigné comme "servant d'informateur à la police". 

Jeudi 13 octobre, c'est le propriétaire de l'hôtel de luxe de la ville qui a subi le même sort: mis en examen pour les mêmes faits, il a été placé en détention provisoire. 

Le soir même, c'est au tour de Me Emmanuel Riglaire, ténor du barreau de Lille, d'être mis en examen pour "proxénétisme aggravé en bande organisée" et "association de malfaiteurs". Les enquêteurs lui reprochent d'avoir présenté une de ses clientes au chargé des relations publiques du Carlton qui l'aurait ensuite mise entre les mains de proxénètes belges. L'avocat a cependant été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il n'est, selon le parquet de Lille, frappé par aucune interdiction d'exercer son activité. 

Enfin, un cinquième homme, chef d'entreprise, placé en garde à vue, devrait être déféré ce vendredi après-midi devant les magistrats instructeurs. 

Le volet belge

La piste du chargé des relations publiques du Carlton mène en Belgique. "Des liens avec des personnes gérant plusieurs établissements de prostitution et bars en Belgique ont été mis en évidence" dans le cadre de cette affaire, indique le parquet de Lille. 

Personnage central du dossier, René Kojfer est suspecté d'avoir recueilli plusieurs prostituées avant de les remettre à un proxénète belge, du nom de Dominique Alderweirled, dit "Dodo", rapporte Le Parisien. Ce dernier a été interpellé et écroué en Belgique. 

La police de Courtrai, en Belgique, a interpellé le 1er octobre quatre personnes qui ont été mises en examen et écrouées pour des faits de proxénétisme. Parmi elles se trouve un chef d'entreprise français, notamment propriétaire de salons de massage en Belgique.

DSK cité dans le dossier
DSK a demandé dimanche a être entendu "le plus rapidement possible" par les juges en charge de l'enquête sur une affaire de proxénétisme dans un grand hôtel lillois.

DSK a demandé dimanche a être entendu "le plus rapidement possible" par les juges en charge de l'enquête sur une affaire de proxénétisme dans un grand hôtel lillois.

dr

A peine la plainte de Tristane Banon classée sans suite par la justice, le nom de Dominique Strauss-Khan réapparaît dans un autre dossier. En effet, le nom de DSK a été mentionné par plusieurs médias comme étant celui de l'un des clients de prostituées oeuvrant au Carlton de Lille. 

Face à ces "insinuations malveillantes", l'ex-directeur du FMI a demandé dimanche, dans une déclaration à l'AFP, à être "entendu le plus rapidement possible par les juges" en charge de cette enquête. 

L'audition de Dominique Strauss-Kahn en tant que témoin dans cette affaire est envisagée, "comme des tas d'autres personnes". Mais une éventuelle convocation n'est pas prévue "dans un proche avenir", a affirmé une source proche du dossier. En l'état actuel des investigations menées par deux juges d'instruction lillois, ajoute-t-elle, l'ex-patron du FMI apparaît de manière "largement secondaire", "on est loin du coeur du dossier". 

Portes closes

Trois hôtels lillois, dont le Carlton, ont fait l'objet vendredi d'une fermeture administrative de trois mois décidée par les juges d'instruction en charge du dossier. 

Cette fermeture devrait prendre effet la semaine prochaine, selon Me Frank Berton, avocat du directeur du Carlton qui est également propriétaire des deux autres établissements, l'Hôtel des Tours et l'Alizé-Opéra. "C'est une vraie catastrophe pour les 110 salariés des trois établissements", a estimé l'avocat.  

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi