222 Roms installés en France renvoyés à Bucarest mardi pensent travailler en Israël

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roms.jpgTandis que se poursuit le débat sur la circulaire de 5 août visant l'évacuation des camps de Roms en France, les expulsions continuent. Deux nouveaux groupes de Roms, soit 229 personnes dont 12 enfants, en provenance de Marseille et de Paris, sont en effet arrivés mardi à l'aéroport de Bucarest.

Nombre d'entre eux déplorent les conditions de vie en Roumanie

Environ 160 Roms roumains ont  ainsi quitté mardi après-midi l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle sur un vol affrété et 69 autres Roms dont 12 enfants sont partis de l'aéroport de Marseille-Provence pour rejoindre une seule et même destination : Bucarest. Selon les autorités françaises, les personnes reconduites ont accepté la procédure du «retour volontaire» moyennant une aide de 300 euros par adulte et de 100 euros par enfant.

«Ici nous n'avons rien et aucune chance de gagner notre vie»

«Les Français sont des gens bons, ils nous donnaient à manger, des vêtements. Je reste ici deux semaines et j'y retourne. Ici, il n'y a rien à faire», dit Flutura, une jeune mère qui reconnaît avoir mendié à Paris

«Ici nous n'avons rien et aucune chance de gagner notre vie», regrette Voichita, âgée de 43 ans, interrogée à la sortie de l'aéroport de Bucarest, où sont arrivés au total 222 Roumains roms mardi, selon la police des Frontières roumaine. Renvoyée avec son mari et leurs deux enfants sur le vol parti de Marseille, elle raconte que dans cette ville, elle ramassait et vendait du fer.

Revenu par ce même vol, Emeric, âgé de 48 ans et originaire d'Oradea (nord-ouest), raconte qu'il s'est rendu en France à la suite d'une promesse d'embauche dans le bâtiment. Arrivé à Marseille, le patron qui devait l'attendre à la gare, ne s'est pas présenté. «J'ai habité dans une baraque, je ramassais dans les poubelles, je reconditionnais et revendais des choses», raconte-t-il, affirmant qu'il ne retournera «jamais» en France, mais qu'il essayera de trouver du travail en Israël où il a de la famille.

441 campements illicites démantelés depuis juillet

Selon M. Hortefeux, 441 «campements illicites» ont été démantelés depuis le 28 juillet quand le président français Nicolas Sarkozy a organisé une réunion à l'Elysée sur les Roms et les gens du voyage. Entre fin juillet et fin août, un millier de Roumains et de Bulgares en «situation irrégulière», selon le ministère français de l'Immigration, ont été reconduits dans leur pays d'origine.

Environ 15 000 Roms vivent en France, où ils bénéficient des règles de la libre circulation dans l'UE mais vivent souvent dans des abris de fortune. Après trois mois passés en France, sans domicile ni sources de revenus, ils sont dans l'illégalité et deviennent expulsables.

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