Le matin où Israël a détruit 450 avions ennemis

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La matinée du 5 juin 1967 fut estivale, calme et tendue dans les bases aériennes égyptiennes. Après des années de perfectionnement du matériel militaire et de renforcement des capacités opérationnelles, grâce à la bienveillance de l'Union soviétique, les bases à travers le pays travaillaient dur pour la guerre, qui, selon les menaces du président Nasser, semblait plus proche que jamais.

L'Egypte s’attendait à un défilé spectaculaire d'armées arabes qui s'étaient développées et intensifiées depuis les révolutions militaires des années cinquante. Ce fut le moment le plus fier du nationalisme arabe renouvelé et le sentiment d'une victoire imminente qui ont été diffusés sur tous les médias possibles. À 8 h 45, alors que les avions de chasse modernes stationnaient près des pistes, un bruit de réacteurs se fit entendre.

Peu de monde s’attendait à ce qui se passa dans les heures suivantes. Les avions de l'armée de l'air israélienne sont apparus à basse altitude et ont détruit les pistes et les avions qui étaient garés à proximité. L'armée de l'air égyptienne n'était pas préparée à la possibilité de mener une bataille défensive, n'avait pas construit de bâtiments blindés pour ses avions modernes ou des routes alternatives qui pouvaient être rapidement utilisées.

Les avions de l'armée de l'air israélienne sont retournés à leurs bases, ont fait le plein et se sont réarmés en quelques minutes. Ils sont revenus et ont bombardé d'autres bases, vague par vague. Les 136 avions militaires de l’IAF, à l'exception des 12 restants pour défendre l'espace aérien israélien, ont bombardé des bases ennemies. L'opération a mérité de porter un nom et elle est devenue l'un des épisodes les plus glorieux de l'armée israélienne dans la guerre des Six Jours.

Un soldat de Tsahal aux côtés d'avions égyptiens touché dans le Sinaï

Un soldat de Tsahal aux côtés d'avions égyptiens touché dans le Sinaï

Le résultat fut impressionnant. Sur les 500 avions disponibles de l'armée de l'air égyptienne, plus de 300 ont été détruits. Après les bases aériennes égyptiennes, les bases aériennes syriennes, jordaniennes et irakiennes ont été bombardées. Plus de 450 avions ennemis ont été détruits et les bases des forces aériennes arabes sont devenues inutilisables pendant des semaines. L'armée de l'air israélienne a perdu 19 avions.

Le succès est dû à la combinaison de la surprise, du manque de systèmes de défense ennemis adéquats et de bombes spéciales, fruit du développement conjoint israélien et français, qui ont causé de graves dommages structuraux aux pistes d’aterrissage et ont rendu leur réparation longue et difficile. Le résultat fut la supériorité absolue de l'aviation israélienne au cours de la guerre, ce qui a fait des colonnes des armées arabes des proies faciles et de leurs avant-postes des cibles à bombarder presque sans réponse.

L'opération Moked est toujours considérée comme exemplaire et est enseignée dans de nombreuses académies militaires. On sait qu'au moins un État souverain a tenté d'imiter la tactique israélienne.

En 1971, l'armée de l'air pakistanaise a lancé une attaque surprise contre 11 bases de l'armée de l'air indienne dans l'ouest du pays. L'armée de l'air pakistanaise a utilisé la méthode des attaques israéliennes en vagues et a consacré un effort particulier à la destruction des pistes d’atterrissage, afin d'empêcher les combattants de faire décoller les avions et de faire face à leurs assaillants.

Bien qu'ils aient provoqué une surprise totale et atteint l'Indian Air Force alors qu'elle n'était pas prête, les dommages causés aux bases de l'Indian Air Force étaient trop superficiels pour empêcher leur réplique. En quelques heures, les Indiens avaient réparé leurs bases et rendu aux Pakistanais la monnaie de leur pièce.

Source : Israel HaYom

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