Guerre Iran 2026 : le bilan choc de 40 jours de destruction — qui a vraiment gagné ?

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Guerre Iran 2026 : le bilan choc de 40 jours de destruction — qui a vraiment gagné ?

Le bilan de destruction : qui a frappé quoi ?

40 jours de guerre, deux camps, des dégâts considérables 

CE QU'ISRAËL ET LES ÉTATS-UNIS ONT DÉTRUIT EN IRAN

Les têtes tombées — L'opération de "décapitation"

C'est le coup le plus spectaculaire de cette guerre. Dès le premier jour, le 28 février, les frappes conjointes ont éliminé des dizaines de figures clés du régime.

Parmi les victimes : le guide suprême Ali Khamenei lui-même, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Ali Shamkhani, l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad, le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh et son successeur. Les médias iraniens ont aussi fait état de la mort de la fille, du gendre et de la petite-fille de Khamenei.

Plus tard dans la guerre, Israël a annoncé avoir tué Ali Larijani, homme fort du régime iranien. L'armée israélienne a au total annoncé avoir tué 40 hauts-gradés iraniens dans la seule frappe initiale, qualifiant l'opération de "frappe historique".

Les infrastructures militaires

Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a affirmé que l'Iran ne disposait plus "d'aucune défense aérienne, d'aucune force aérienne, d'aucune marine".  Voici ce qui a été frappé :

Programme nucléaire (dès juin 2025, opération "Marteau de Minuit") : Les sites de Fordo, Natanz et le Centre nucléaire d'Ispahan ont été frappés. Fordo a subi des dommages graves mais n'est pas entièrement détruit, malgré des bombes "bunker buster" de 13 tonnes. Un ancien responsable du Pentagone estime que l'opération pourrait retarder le programme nucléaire de deux à cinq ans.

Arsenal de missiles : Les efforts conjoints américano-israéliens ont éliminé jusqu'aux trois quarts des lanceurs de missiles iraniens, y compris ceux reconstruits dans les mois précédents. Au dixième jour de la guerre, les attaques de missiles et de drones iraniens avaient diminué de plus de 90%.

Commandement : Le CENTCOM a annoncé avoir détruit le quartier général des Gardiens de la Révolution, affirmant qu'une frappe américaine "de grande envergure a coupé la tête du serpent"

Marine : Les forces américaines ont affirmé avoir endommagé ou détruit environ 50 navires iraniens depuis le déclenchement des hostilités. Trump a annoncé avoir coulé neuf navires de la marine iranienne.

Les infrastructures civiles

C'est là que le bilan devient lourd et controversé. En l'espace de 24 heures, les deux armées ont frappé plus de 900 cibles iraniennes, principalement dans l'ouest du pays.

L'énergie : Netanyahu a ignoré les conseils de Trump et a bombardé les grands dépôts de pétrole près de Téhéran, provoquant d'immenses incendies et une flambée des prix mondiaux du pétrole.
L'île de Kharg, plaque tournante de l'industrie pétrolière iranienne dans le Golfe, a été frappée. Des complexes pétrochimiques ont aussi été visés.

Les transports : Des ponts ont été touchés au sud de Téhéran, dont un à Kashan et un autre près de Qom. Des liaisons ferroviaires vers Machhad, la deuxième ville du pays, ont été interrompues. Une autoroute a également été frappée.

Les médias : L'armée israélienne a affirmé avoir "frappé et démantelé" le siège de la radio-télévision publique iranienne à Téhéran.

Les bâtiments civils : Selon une sociologue franco-iranienne, plus de 50 000 immeubles ont été détruits en Iran. Environ 600 établissements scolaires auraient été touchés
dont une école primaire dans la ville de Minab où une frappe a causé la mort de 148 personnes. Une enquête a conclu qu'il s'agissait d'un missile Tomahawk, officiellement suite à une "erreur de ciblage".

CE QUE L'IRAN A RÉUSSI À DÉTRUIRE CÔTÉ AMÉRICAIN ET ALLIÉS

 Les bases militaires américaines frappées dans 7 pays

Dès le premier jour, l'Iran a riposté tous azimuts avec des centaines de missiles et de drones. L'Iran a ciblé simultanément la base aérienne d'Al-Udeid au Qatar (la plus grande base américaine au Moyen-Orient), la base Ali Al Salem au Koweït, la base d'Al Dhafra aux Émirats arabes unis, et le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn — des explosions visibles depuis Manama.

D'autres bases ont aussi été frappées : des missiles et des drones ont touché une base militaire américaine près d'Erbil en Irak, ainsi qu'un camp de la Bundeswehr en Jordanie où un soldat américain a été blessé.

Bilan humain américain : Six militaires américains ont été tués depuis le début de la guerre, avec cinq blessés selon le Pentagone

Les infrastructures énergétiques du Golfe

L'Iran a cherché à frapper l'économie mondiale via ses alliés :

Qatar : L'Iran a lancé une offensive contre les installations de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, contraignant QatarEnergy à suspendre totalement sa production — provoquant une envolée historique des prix du gaz.  Un pétrolier affrété par QatarEnergy a été touché par un missile dans les eaux territoriales qataries.

Arabie saoudite : La raffinerie d'Aramco à Ras Tanura a subi des dégâts matériels. Dans l'est du pays, le complexe pétrochimique géant de Jubail a aussi été touché.

Koweït : En fin de conflit, le Koweït a subi une "intense vague d'attaques" iraniennes endommageant des installations pétrolières et des usines de dessalement.

Les villes et infrastructures civiles des alliés

Aux Émirats arabes unis, les aéroports de Dubaï et d'Abou Dhabi ont été ciblés par des frappes directes, entraînant un bilan humain parmi les voyageurs. Des débris d'interception ont endommagé le Burj Al Arab et provoqué un incendie à l'hôtel Fairmont The Palm.

L'Iran a également frappé deux centres de données Amazon aux Émirats arabes unis et un autre à Bahreïn, causant des coupures de courant.

À Bahreïn, une frappe a tué une Bahreïnie de 29 ans et blessé huit personnes. Un dépôt de carburant à Muharraq a provoqué un important incendie. Des débris d'un missile intercepté ont causé des problèmes d'alimentation au centre de données d'Amazon Web Services.

Les marines : Le port de Mina Salman à Bahreïn a été touché : le pétrolier américain MT Stena Imperative a pris feu. Deux employés du département américain de la Défense ont été blessés.

Les pertes aériennes américaines

L'armée iranienne a revendiqué avoir touché un deuxième avion de combat américain, qui s'est "abîmé dans le Golfe".  Au Koweït, des tirs amis ont par erreur abattu trois chasseurs F-15 américains leurs pilotes ont heureusement pu s'éjecter à temps et sont sains et saufs.

Ce qui a frappé Israël directement

Les frappes iraniennes ont visé Israël quotidiennement depuis le 28 février. En un mois, elles ont tué 16 civils israéliens et des ressortissants étrangers en Israël par missiles balistiques, auxquels s'ajoutent quatre Palestiniennes en Cisjordanie.

Le coup le plus meurtrier : un missile a franchi les défenses israéliennes et a frappé une synagogue à Beit Shemesh, tuant neuf fidèles et blessant 28 autres.
Tel Aviv, Haïfa, Jérusalem-Est et Eilat ont toutes été touchées. À Haïfa, un immeuble de quatre étages a été détruit.

Le paradoxe de cette guerre : malgré un arsenal militaire iranien largement détruit, l'uranium enrichi est resté inaccessible dans des tunnels souterrains  l'objectif principal des États-Unis  pendant que l'Iran, même décapité, continuait à faire des dégâts considérables dans toute la région. Deux belligérants, deux victoires proclamées, et une région qui paiera les dégâts pendant des années.

Le bilan en chiffres ce que les deux camps ne pourront pas effacer

Côté Iran, le choc est énorme sur le plan militaire. Plus de 40 hauts responsables tués dont le guide suprême Khamenei, environ 75% des lanceurs de missiles détruits, une cinquantaine de navires de guerre coulés ou endommagés, le programme nucléaire retardé de deux à cinq ans. Sur le plan humain et civil, plus de 1 900 morts, 50 000 immeubles détruits, 600 établissements scolaires touchés.

Côté américain et alliés, le bilan est moins massif mais symboliquement très lourd. Six soldats américains tués, des bases militaires frappées dans sept pays différents  du Qatar à la Jordanie en passant par Bahreïn et le Koweït. La production de GNL du Qatar totalement suspendue, la raffinerie d'Aramco endommagée, le Burj Al Arab touché, trois centres de données Amazon mis hors service, plusieurs pétroliers coulés ou incendiés, et trois F-15 américains détruits — par des tirs amis, l'humiliation suprême.

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