L'enquête choc : comment le Hamas a transformé l'aide humanitaire en commerce sexuel à Gaza

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Gaza : le Hamas exploite sexuellement les femmes les plus vulnérables -enquête-

Gaza : le Hamas exploite sexuellement les femmes les plus vulnérables

Des témoignages rares parvenus au Daily Mail via la plateforme arabe Jussour News lèvent le voile sur un système organisé d'abus et de chantage sexuel exercé par des membres du Hamas contre des veuves et des divorcées de Gaza, contraintes d'échanger des faveurs sexuelles contre de la nourriture ou quelques shekels.
Des pratiques que la peur du mouvement islamiste, la honte sociale et l'effondrement des structures civiles maintiennent dans un silence presque total.

Sous les décombres, une autre guerre

Tandis que l'attention internationale se concentre sur les tensions régionales, une réalité d'une autre nature émerge des profondeurs de la bande de Gaza.
Des habitants brisent le silence et décrivent un schéma répété d'extorsion et d'exploitation sexuelle, perpétré par des membres du Hamas qui continuent d'exercer leur mainmise sur le territoire depuis le cessez-le-feu avec Israël.
Les victimes sont principalement des veuves et des divorcées, condamnées à se battre chaque jour pour obtenir de la nourriture et une aide minimale.

Ces témoignages, recueillis par le Daily Mail britannique depuis la plateforme arabophone Jussour News, pointent vers l'implication directe d'individus affiliés au Hamas, ainsi que vers des tentatives répétées d'étouffer les affaires.

L'effondrement des systèmes civils, l'aggravation de la crise humanitaire et la montée des mariages précoces et des grossesses de jeunes filles forment le terreau de cette réalité où la peur et la dépendance réduisent la plupart des victimes au silence.
Des organisations de défense des droits humains à Gaza estiment que jusqu'à 60 000 femmes se trouvent actuellement en situation de risque.

"On leur demandait des actes sexuels en échange d'un colis alimentaire"

Un habitant de Gaza, qui a témoigné sous couvert d'anonymat, a décrit comment il a découvert une veuve déplacée agressée sexuellement à l'intérieur d'une tente par un groupe de membres de la branche armée du Hamas avant d'être mis en garde de ne pas parler.

"La femme d'un ami s'est tournée vers un commandant de la branche militaire pour obtenir de l'aide. Il en a abusé", raconte-t-il.

"Nous avons enquêté et nous l'avons retrouvée dans une tente dans le quartier de Ghrebalı, à Deir al-Balah, au centre de la bande. Un groupe de membres de la branche armée l'exploitait. Nous avons signalé le cas à la direction on nous a ordonné de nous taire."

Un autre habitant rapporte un cas similaire survenu à sa voisine, victime d'une organisation caritative liée au Hamas. "Ils lui ont demandé d'accomplir des actes sexuels en échange d'un colis de nourriture, d'un bon d'aide ou de 100 shekels", dit-il.

Un troisième homme, se présentant lui-même comme membre de la branche armée du Hamas, a confirmé que de tels faits touchaient aussi les veuves : il avait signalé à la direction que des activistes abusaient de femmes dans une tente de Deir al-Balah, mais on lui avait intimé de se taire. Hors de lui, il a arraché la tente de ses propres mains.

Abdullah nom d'emprunt, journaliste de Jussour News qui a recueilli ces témoignages, s'exprimait depuis une cachette, craignant d'être localisé par le Hamas.

"Il y a malheureusement beaucoup de cas, c'est très répandu", dit-il. "Dans chaque secteur, de nombreuses femmes sont exploitées, en particulier les veuves et les divorcées, parce qu'elles n'ont pas de soutien et pas de revenus. On profite de leur vulnérabilité et la situation s'aggrave de jour en jour."

Nour : "Il m'a dit : tu ne peux pas m'exposer, je suis le gouvernement ici"

Nour  prénom d'emprunt , mère divorcée de quatre enfants déplacée de chez elle par la guerre, a parlé à voix basse au téléphone avec le Daily Mail, de peur d'être entendue. Elle décrit une coercition sexuelle déguisée en aide, après qu'un homme se réclamant d'une autorité religieuse a commencé à la harceler alors qu'elle était au plus bas.

"Je n'avais reçu aucune aide, alors je me suis tournée vers une organisation caritative. Là-bas, il y avait un homme qui semblait respectable et pieux, et qui m'a promis de m'aider", raconte-t-elle. "Je suis mère de quatre enfants, j'ai été déplacée à cause de la guerre et je n'appartiens à aucun camp officiel de déplacés c'est pourquoi je ne recevais pas d'aide.

Je me suis adressée à une organisation caritative islamique qui distribuait des secours aux nécessiteux. J'ai été reçue par un homme qui ressemblait à un cheikh. En apprenant que j'étais séparée, il m'a dit : 'Séparée ? Une belle femme comme toi ?'"

Il a pris son numéro de téléphone, lui faisant croire qu'il allait l'aider. À la place, il lui a proposé un appel vidéo nocturne. "Dès le début, ça ressemblait à du harcèlement. Il était bien plus âgé que moi. Je lui faisais confiance comme à une figure paternelle mais il m'a harcelée. J'avais évidemment peur, et il me pourchassait." Lorsqu'elle l'a menacé de le dénoncer, sa réponse a été sans équivoque : "Tu ne peux pas m'exposer je suis le gouvernement ici."

Pour Nour, il s'agit d'un phénomène systémique : les femmes vulnérables, sans ressources ni soutien, sont délibérément ciblées. "Ils exploitent le besoin des femmes d'être aidées. Mais les femmes ont trop peur pour parler."

"Ils trompent des femmes désespérées pour un peu de sucre ou un grain de riz"

Un rapport du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a mis en évidence une forte hausse des mariages précoces et des grossesses chez des adolescentes à Gaza.
Avant la guerre, le taux de mariages de mineures avait chuté à 11 % en 2022, contre 26 % en 2009  un progrès désormais inversé.
Selon le rapport, au moins 400 jeunes filles âgées de 14 à 16 ans ont été enregistrées comme mariées en l'espace de quatre mois seulement, en 2025. L'UNFPA prévient toutefois qu'il ne s'agit là que d'une infime partie de la réalité, compte tenu de la sous-déclaration et de l'effondrement des systèmes d'état civil.

"Nous assistons au démantèlement de l'avenir d'une génération entière", a déclaré Nestor Owusu-Agyemang, représentant de l'UNFPA dans les territoires palestiniens, attribuant cette tendance à la guerre et à la dégradation de la situation humanitaire.

Une femme âgée de Gaza a confié à Jussour News, sous couvert d'anonymat : "Pour dire la vérité, ils trompent les femmes. Il y a des organisations caritatives qui exploitent les femmes. Ils trompent des femmes désespérées désespérées pour un peu de sucre ou un grain de riz."

Une autre femme témoigne : "Un jeune homme vous dit : 'Viens, on a un colis d'aide pour toi.' Il représente une organisation islamique un mouvement politique dont je tairai le nom. 'Si tu viens avec moi et que tu fais ceci, je te donnerai cela'  et des femmes sans expérience de vie se retrouvent exploitées." Elle ajoute : "Une organisation caritative à Gaza est, à mon grand regret, le pire contrevenant. Du président jusqu'au gardien à l'entrée  tout le monde est impliqué, tous les employés et membres. On dirait une organisation conçue pour le harcèlement sexuel, la violence psychologique et l'intimidation des jeunes femmes."

Des victimes condamnées au silence

L'agence Associated Press a documenté plusieurs cas similaires en 2025, dont celui d'une femme de 38 ans qui croyait avoir trouvé une issue en cherchant de l'aide pour ses six enfants.

Après des semaines d'épuisement, on lui avait dit qu'un homme pouvait l'aider en nourriture, en aide et même en travail. Séparée de son mari et contrainte de fermer son commerce, elle s'est rendue à son invitation. Il l'a conduite dans un appartement vide, l'a complimentée et lui a demandé de retirer son voile. Il a prétendu l'aimer et ne vouloir lui imposer aucun acte mais ne lui a pas permis de partir. Un contact sexuel a eu lieu. Elle a refusé d'en dire davantage, exprimant honte et terreur. "

Je devais suivre le mouvement parce que j'avais peur, je voulais juste sortir de là", a-t-elle confié à l'AP. Avant de la laisser partir, il lui a donné 100 shekels. Deux semaines plus tard, elle a reçu une boîte de médicaments et une boîte de nourriture. Le travail promis n'a jamais eu lieu.

L'écrivain et auteur gazaoui Hamza Khawidi, auteur du livre Coquillages sur la plage de Gaza, tire la sonnette d'alarme :

"Les femmes à Gaza subissent aujourd'hui des violences sexuelles encore plus importantes qu'en temps de guerre." Il alerte sur le mutisme des victimes, écrasées par la stigmatisation et la peur des représailles sociales.

"Le Hamas ment sur tout"

Abdullah, le journaliste de Jussour News qui risque sa vie pour recueillir ces témoignages, est sans détour : "Le Hamas a exploité les canaux de communication pour diffuser des données exagérées ou mensongères. Ils ont menti sur tout ils ont détourné l'aide, ils ont fabriqué un récit de famine et l'Occident naïf les croit. Ils n'ont de respect pour personne." Il décrit des menaces pesant sur sa propre vie  des hommes armés se sont un jour rendus à l'endroit où il se cachait. "Si j'avais été là, ils m'auraient abattu", dit-il. Il continue pourtant à témoigner, malgré les risques.

Ahmed Fouad al-Khatib, directeur de l'organisation Realign for Palestine, confirme que nombreux sont ceux qui n'osent pas parler par peur du Hamas.
"J'ai vu des vidéos dans lesquelles des femmes sont dissimulées et vendues sous couvert d'aide à la recherche d'un mari", dit-il.

"Beaucoup de femmes à Gaza ont subi des abus, mais aucun organisme central ne documente ces cas. De nombreuses organisations censées défendre les droits des femmes sont incapables d'agir, soit parce qu'elles craignent le Hamas, soit en raison du narratif qu'il impose selon lequel les femmes de Gaza vivent bien sous son autorité."

Le Daily Mail précise avoir contacté l'organisation ONU Femmes, qui n'a pas répondu dans l'immédiat. Deux autres organisations de défense des droits humains à Gaza ont été sollicitées ; l'une d'elles a affirmé n'avoir aucune connaissance d'exploitation de femmes.

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