France : 29000 euros retrouvés chez un éboueur radicalisé

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A Guyamcourt, dans les Yvelines, dans la nuit de lundi à mardi lors d’une perquisition administrative, 29 000 € au domicile d’un éboueur ont été trouvé. L’homme de 28 ans qui travaille comme rippeur, salarié de la société Nicolin, était soupçonné d’avoir un lien avec les mouvements radicaux islamistes.

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Dans le quartier du Pont du routoir, « Ces opérations sont menées entre 22 heures et 4 heures du matin, sous l’autorité du préfet des Yvelines, explique une source proche de l’affaire. En zone police, les enquêteurs de la sûreté départementale mènent les investigations, appuyées par leurs collègues encagoulés et lourdement équipés, du Raid ou d’une unité sécurisation et d’intervention du département. » Chez le suspect, les fonctionnaires n’ont rien trouvé qui pourrait l’impliquer dans une entreprise terroriste. Mais ils ont découvert près de 29 000 € en argent liquide.

L’homme, déjà connu de la police pour des faits de trafic de drogue, a expliqué que cet argent provenait de ses économies. Une réponse pas valable pour  les autorités qui ont décidé d’ouvrir une enquête pour non-justification de ressources, menée par les enquêteurs d’Elancourt avec le soutien du GIR (Groupe d’intervention régionale).

Depuis la proclamation de l’état d’urgence, les forces de l’ordre ont déjà mené 55 perquisitions administratives dans le département. Seul un jeune homme de Chanteloup-les-Vignes a été écroué car il détenait 450 g de résine de cannabis alors qu’il était en liberté conditionnelle avec un bracelet électronique.

L"avocat pénaliste de Versailles,Tarek Koraitem,  ne cache pas ses inquiétudes pour les libertés publiques depuis la proclamation de l’état d’urgence. « En tant qu’avocat, je crains que la police ne perde de vue la lutte contre le terrorisme et utilise cette liberté d’action dans des affaires de délinquance ordinaire ». L’avocat évoque un exemple découvert le matin même au tribunal.

« Il s’agit d’un étranger en situation irrégulière contrôlé au seul motif de l’état d’urgence. La raison est évoquée noir sur blanc sur le procès-verbal alors même que les contrôles d’identité sont en principe encadrés par des textes et motivés par un élément suspect remarqué par les policiers. »

Nathalie ZADOK

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