Épidémie de coqueluche à Césarée : 60 enfants traités par antibiotiques

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Épidémie de coqueluche à Césarée : 60 enfants traités par antibiotiques

Épidémie de coqueluche à Césarée : 60 enfants traités par antibiotiques

Une flambée de coqueluche a été identifiée ces derniers jours dans la ville de Césarée, au nord d’Israël. Selon les données rapportées par mako בריאות, quatre enfants fréquentant deux jardins d’enfants de la région ont été testés positifs à la maladie. La coqueluche est une infection bactérienne très contagieuse, particulièrement dangereuse chez les enfants en bas âge et les personnes non vaccinées. 

Face à cette situation, les autorités de santé ont décidé d’administrer un traitement antibiotique préventif à environ 60 enfants considérés comme contacts de cas confirmés. Cette mesure vise à interrompre la chaîne de transmission, bien qu’aucune consigne supplémentaire n’ait été imposée à la communauté locale jusqu’à présent. Les autres établissements d’enfants de la zone n’ont pas été fermés ni soumis à des mesures exceptionnelles. 

Comprendre la coqueluche et sa contagion

La coqueluche est causée par une bactérie du genre Bordetella pertussis. Son principal mode de transmission est l’inhalation de gouttelettes infectieuses expulsées par une personne malade lorsqu’elle tousse ou éternue. Une personne exposée et non immunisée est très susceptible de contracter l’infection. 

Contrairement à de nombreuses autres infections respiratoires, l’immunité naturelle après maladie n’est pas durable, et même une personne déjà vaccinée dans le passé peut être infectée si la protection vaccinale s’est estompée. Cela explique notamment la persistance de foyers de coqueluche malgré la disponibilité des vaccins. 

Une maladie aux complications graves, surtout chez les plus jeunes

Chez la majorité des enfants et des adultes, la coqueluche peut provoquer une toux prolongée intense, traduite dans certains pays par l’expression « **la maladie des cent jours **» en raison de la durée caractéristique de cette toux. 

Les complications peuvent être sérieuses, en particulier dans les catégories vulnérables. Chez les adolescents, les adultes ou les femmes enceintes, on observe parfois des surinfections pulmonaires, des fractures de côtes du fait de la violente toux, ou des troubles du sommeil sévères. Chez les nourrissons de moins de six mois, le tableau clinique peut être dramatique : le risque de pneumonie, de convulsions, de complications neurologiques ou même de décès existe, avec des taux de mortalité qui peuvent atteindre environ 1 % chez les bébés très jeunes. Une proportion importante de ces nourrissons doit être hospitalisée. 

Vaccination et prévention : un enjeu central

La coqueluche demeure une menace évitable grâce à la vaccination systématique, souvent administrée en combinaison avec d’autres antigènes. Toutefois, la protection conférée par le vaccin diminue avec le temps, ce qui rend essentiel non seulement la vaccination des nourrissons mais aussi le rappel chez les enfants plus âgés et les adultes. 

Dans le cas de Césarée, malgré la propagation locale de l’infection, les autorités sanitaires n’ont pas imposé de directives additionnelles à la communauté ni de fermeture d’écoles. La recommandation principale reste de vérifier et de compléter le schéma vaccinal, surtout pour les enfants et les personnes à risque. 

 

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