Égypte coupable: Le Caire affame Gaza pendant que le monde accuse Israël

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Égypte coupable: Le Caire affame Gaza pendant que le monde accuse Israël

Gaza étranglée : la colère arabe se tourne vers l’Égypte, non plus Israël

Une stratégie de manipulation orchestrée par le Hamas

La mise en scène d’une famine à Gaza par le Hamas, relayée à l’international par des vidéos d’enfants dénutris et des images déchirantes, a rempli son rôle : émouvoir l’opinion publique occidentale, faire pression sur Israël et accélérer les convois d’aide humanitaire.
Même le New York Post, après avoir publié une image d’un enfant supposément affamé, a dû se rétracter publiquement en découvrant qu’il s’agissait en réalité d’un enfant atteint de déficience génétique.

Mais tandis que l’Occident s’attendrissait et que l’État hébreu intensifiait ses efforts logistiques pour faire parvenir vivres et médicaments, un fait d’une ironie brutale a éclaté : le principal verrou humanitaire de la bande de Gaza ne se situe pas au nord, mais au sud – du côté égyptien.

L’Égypte, révélée comme le vrai blocus

Depuis des mois, le point de passage de Rafah, unique ouverture vers le Sinaï, reste hermétiquement fermé. Le régime du maréchal al-Sissi oppose une fin de non-recevoir à toute demande de coordination. Une position qui ne passe plus inaperçue. « Pour la première fois depuis le début de la guerre, le monde arabe ose attaquer frontalement le régime égyptien », analyse l’orientaliste israélien Dr Edi Cohen. « La colère est réelle, palpable, explosive. »

Des manifestations se sont multipliées devant les ambassades égyptiennes dans plusieurs capitales arabes. À Gaza même, des rassemblements ont eu lieu, où l’on a vu des femmes et des enfants implorer Le Caire d’ouvrir le passage. Une pancarte aperçue à Ramallah résumait la colère : « L’Égypte contribue à la destruction des habitants de Gaza – ouvrez le point de passage ! »

 Médias, réseaux sociaux, caricatures : la vague de protestation enfle

La contestation ne se limite pas à la rue. Sur les réseaux sociaux, la dénonciation d’une Égypte complice du siège remporte un écho massif. Les publications virales se multiplient, assorties de caricatures féroces. L’une d’elles montre un Benjamin Netanyahou hilare brandissant une pancarte sur laquelle est inscrit : « Ouvrez le passage, Sissi ». Une image à double tranchant : elle moque l’inertie du régime égyptien tout en soulignant, implicitement, l’absurdité d’accuser Israël d’empêcher l’acheminement de l’aide humanitaire.

Une prise de parole explosive du Hamas contre Le Caire

Même le Hamas, qui jusqu’alors évitait soigneusement de critiquer Le Caire, a brisé ce tabou. Son numéro deux, Khalil al-Haya, a prononcé un discours inattendu d’une virulence rare : « L’Égypte doit ouvrir Rafah. Nous n’accepterons plus ce silence complice. » Pour le Dr Cohen, « c’est une rupture majeure dans la rhétorique du Hamas, qui jusque-là ménageait toujours son lien stratégique avec l’Égypte. »

Des vidéos de médecins gazaouis montrent des personnels hospitaliers en larmes, suppliant Le Caire de laisser entrer du matériel médical vital. Les images sont reprises massivement, notamment dans les médias du Golfe, jusque-là plutôt silencieux sur l’attitude du pouvoir égyptien.

 Pourquoi l’Égypte verrouille-t-elle Rafah ?

Officiellement, l’Égypte invoque des impératifs sécuritaires : crainte d’infiltrations jihadistes dans le Sinaï, refus de normaliser un passage qui permettrait au Hamas de maintenir son pouvoir. Mais pour nombre d’observateurs, ces arguments ne tiennent plus. L’enjeu est autant politique que géostratégique : Le Caire redoute qu’un afflux massif de réfugiés palestiniens ne vienne déstabiliser sa frontière et, à terme, compromettre sa souveraineté sur le nord-Sinaï.

Dans une tribune publiée dans Al Arabiya, l’universitaire koweïtien Dr Faisal Jaber écrit : « Le véritable siège de Gaza ne vient pas d’Israël mais d’un État arabe frère, l’Égypte. » Et de conclure : « Il est temps que nous disions la vérité, même si elle dérange. »

 Une fracture dans le narratif arabe ?

Ce retournement pourrait bien marquer un tournant. L’indignation collective, souvent dirigée par réflexe contre Israël, commence à se redéployer vers d’autres acteurs de la région, moins visibles mais tout aussi impliqués. Le mythe d’un soutien arabe inconditionnel à Gaza est sérieusement écorné. Et l’Égypte, longtemps protégée par sa posture de médiateur, se retrouve désormais au banc des accusés.

Une dynamique qui, si elle s’amplifie, pourrait profondément changer la donne dans les rapports de force régionaux. Et replacer au centre du débat une question longtemps éludée : qui profite réellement du drame palestinien, et à quel prix ?

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