Photo choc de Gaza : l’enfant n’était pas affamé, mais gravement malade

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Photo choc de Gaza : l’enfant n’était pas affamé, mais gravement malade

Clarification vitale de The New York Times : un enfant malade, pas affamé

Un symbole mal interprété devient un cas d’espèce

Deux jours après la publication d’une enquête indépendante révélant que le petit garçon gazaoui d’un an et demi, Muhammad Zakariya Ayyoub al‑Matouq, souffrait de maladies génétiques rares, The New York Times ajoute une note de l’éditeur à son article initial intitulé
« Gazans Are Dying of Starvation ». Cette précision intervient après que le journal a appris, via des dossiers médicaux et l’hôpital le traitant, que l’enfant avait des problèmes de santé préexistants, notamment paralysie cérébrale et hypoxémie, sans que l’article original ne l’indique clairement .

Un cliché devenu symbole — mais hors contexte

La photo, prise le 21 juillet par le journaliste Ahmed al‑Arini, montre Muhammad dans les bras de sa mère, vêtu d’une couche artisanale confectionnée à partir d’un sac poubelle noir. Selon le photographe, son poids avait chuté de 9 kg à 6 kg, soit environ la moitié du poids normal pour un enfant en bonne santé de son âge..

Cette image a été largement diffusée par CNN, Sky News, The Guardian, Daily Mail, The Times et la BBC, tout comme par le Daily Express britannique, alors qualifié de pro-israélien .

Une enquête indépendante bouleverse le récit

Le journaliste indépendant David Collier, basé à Londres, a mis en lumière l’absence de vérification préalable : il a montré que le grand frère de Muhammad, visible à l’arrière-plan, semblait en bonne santé, ce qui remettait en question la portée symbolique du cliché. Il a affirmé avoir reçu un rapport médical daté de mai 2025 du Basma Relief and Development Association, signé du Dr Saeed Mohammed al‑Nassan, indiquant que le garçon souffre d’un désordre musculaire, d’un trouble génétique potentiellement autosomal récessif, ainsi que de paralysie cérébrale et d’hypoxémie. Selon Collier, ces informations n’avaient jamais été mentionnées par les médias jusqu’à nouvel ordre du NYT .

Des critiques sévères sur la responsabilité journalistique

La mise à jour du New York Times survient dans un contexte tendu : anciens dirigeants israéliens, militants et opposants ont qualifié la couverture initiale d’instrumentalisation de la photographie, certains dénonçant une « libelle de sang » (blood libel) accusant le journal d’avoir attisé la haine contre Israël sans vérifier les faits. Le photographe al‑Arini a justifié son image par la volonté de révéler les effets « extrêmes » de la famine infantile à Gaza .

Le démenti partiel de Libération 

Libération, dans son démenti du 25 juillet, a réfuté avoir utilisé une ancienne photo du Yémen pour illustrer sa couverture sur la famine à Gaza. La photo en question, prise par l’AFP le 23 juillet dans le camp d’Al-Shati, représente un enfant vu de dos, les omoplates saillantes. Contrairement à ce qu’ont affirmé certains internautes, il ne s’agissait pas d’une image recyclée, ni de celle de Muhammad al-Ma’touk, l’enfant souffrant de maladies génétiques, dont la photo a été publiée dans le New York Times.

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