Des indemnités financières vont pouvoir être reversés aux victimes et leurs proches

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Les attentats qui ont touché Paris, le vendredi 13 novembre, fait l'état du terrible bilan de  130 décès et  de 350 blessés. Des indemnités financières vont pouvoir être reversés aux victimes et leurs proches.

L'organisation des obsèques des victimes se met en place dés ce lundi 23 Novembre, par la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs, Fenvac.

En ce qui concerne les indemnités, le ministre de l'Économie a insisté sur la nécessité d'agir rapidement. Le FGTI,  le fonds de garantie des victimes vient d'effectuer ses tout premiers versements pour aider les familles endeuillés et les blessés, une première avance entre 5 000 et 25 000 euros sur simple justificatif d'identité et un relevé d'identité bancaire.

Au total le coût de l'indemnisation des victimes se chiffre à plusieurs centaines de millions d'euros. Cette somme pourra largement être distribuée, puisque le fonds dispose actuellement de 1,2 milliard d'euros de réserve pour venir en aide aux victimes et à leur famille.

Le financement de ce fond, est effectué par une contribution de 3,30 euros prélevés sur chaque contrat d'assurance habitation.

Le 1er janvier 2016, cette contribution sera revalorisée à hauteur de 4,30 euros, demande effectuée depuis un certain temps par la Fenvac.

Les frais sont entièrement pris en charge : «Les pompes funèbres envoient directement la facture au fond des victimes des actes de terrorisme», explique Stéphane Gicquel, secrétaire général de la Fenvac.

Tous les frais annexes, comme la venue des proches à Paris, sont également assurés par l'organisme. Le fonds permet d'indemniser le préjudice économique : Stéphane Gicquel précise que «pour un orphelin, par exemple, il s'agit d'évaluer la part du salaire de la personne décédée qui allait à l'éducation de l'enfant».

Pour les victimes elles-mêmes et leur famille, le fonds évalue les préjudices corporels, moraux, économiques. Adaptation du logement pour les handicapés, compensation des pertes de revenus, soutien aux familles et aux orphelins, le fonds de garantie est alimenté par une contribution obligatoire sur les contrats d'assurance.
Dans le meilleur des cas, un dossier peut être traité en trois mois par le fonds, mais l'association FENVAC conseille aux victimes de se faire aider par des avocats spécialisés.

Seulement, l'indemnisation du préjudice rencontré s'avère parfois compliquée. «Les blessés peuvent avoir le syndrome du rescapé, et ne trouve pas légitime d'avoir des demandes», détaille Stéphane Gicquel. Pour les blessés graves, la procédure sera plus longue, le temps que leur état de santé se stabilise.

D'où l'importance pour les rescapés de garder des justificatifs, insiste le secrétaire de la Fenvac, «la victime doit apporter la preuve de tout ce qu'elle demande».

Attentats 705438--,

Pas toujours facile d'y penser quand le deuil frappe de façon si violente.
Nathalie ZADOK

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