Crise économique au Venezuela: qu'en est-il de la communauté juive

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Le Venezuela fait actuellement face à une grave crise économique qui mine le statut de ce pays qui abrite une grande communauté juive.  

Interrogé au sujet de la situation, le Rav Ytshak Cohen, Grand Rabbin du Venezuela, s’est exprimé en ces mots : "Compte tenu du climat économique défavorable et des tensions dont il est la cause, je travaille dur pour sauver les relations pacifiques entre la communauté juive et les dirigeants vénézuéliens. La communauté juive espère sincèrement que cette situation difficile s’arrangera et que le pays retournera aux temps anciens avec une économie en plein essor».

Le Rav raconte que malgré les difficultés, la communauté juive s’épanouit : « Les synagogues sont animées et vivantes et nous avons un centre d’étude pour les hommes mariés, le matin et le soir. Le Chabat, la synagogue est pleine, les enfants viennent à la lecture de Psaumes. Des non-juifs s’y associent également parfois ».

Une synagogue à Caracas

Une synagogue à Caracas

"La situation économique à Caracas est très grave, il y a une grande pénurie de produits de base tels que la farine, le sucre, le lait, l'huile, le shampoing, etc.», ajoute le Rabbi Oshri Aragorn Rav de la communauté Tiferet Israël à Caracas. « La catastrophe qui touche le pays peut être mesurée par le temps que passent les habitants dans les files d’attentes dans tous les quartiers de la ville,  même les plus aisés. Tous les résidents, enfants y compris, sont assignés aux courses deux fois par semaine, munis de leur numéro d’identification. Certains fraudent pour bénéficier d’un jour supplémentaire, tentant désespérément de remplir leurs réfrigérateurs et leurs étagères vides ».

Pour comprendre la situation, il faut savoir que l’économie vénézuélienne est en chute libre depuis la chute des prix du pétrole en 2014.

Pourtant, la communauté juive soutient que malgré la pénurie, la situation interne est meilleure. « Il y a environ 1500 familles juives et nous ne ressentons pas tant le manque. En effet,  au sein de la communauté, nous nous aidons les uns les autres », ajoute le Rav Aragorn, qui reconnait que les produits qui font le plus cruellement défaut sont les aliments pour nourrissons.

« Nous recevons de l’aide de partout », poursuit-il, « de Panama, de Miami et du Mexique. C’est ce qui caractérise la communauté juive, l’aide envers le prochain ».

Concernant la pénurie de médicaments, le Rav explique que les responsables communautaires se soucient d’importer les remèdes depuis Israël pour que personne n’ait à souffrir de cette situation. "Jusqu’à il y a quelques mois, le pays souffrait de sécheresse. Il n’y avait plus d’eau ni d’électricité et l'Etat ne permettait pas aux employés d’aller travailler plus de deux jours par semaine », conclut-il.

Source : kikar hachabat

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