Coronavirus/israël : l'immobilier, secteur le plus touché en Israël par la pandémie

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
le secteur de l'immobilier en israel avec la crise du coronavirus

Quel impact sur l'immobilier en Israël ?

La recherche d'appartements destinés au logement a diminué de moitié

Même avant l'entrée en vigueur des restrictions au milieu du mois de mars, le gel a été ressenti sur le terrain. La ville d'Or-Yéhouda a subi une chute de 72% dans la localisation de biens à vendre. Madlan a étudié la situation sur le marché et cherche à évaluer ce qu'il adviendra au retour de l'activité à la normale pour Ynet.

Selon une étude menée par le site Madlan ( le site principale de l’immobilier en Israël ) , il ressort que l'on ne se met pas à chercher un appartement au beau milieu d'une épidémie.

Le corona a porté un coup à la recherche d'appartements proposés à la vente. Le site a vérifié le nombre de consultations d'appartements destinés à l'habitat en mars dernier, point culminant de la crise, en comparaison de mars 2019, et a constaté une baisse d'environ 50% en moyenne des demandes sur tout Israël. La baisse s'est fait sentir dès avant les mesures de restriction imposées au milieu du mois, même quand il était encore possible de sortir de chez soi pou visiter des appartements. Concrètement, la crise a porté un coup à la demande immobilière précisément pendant la période où se concluent de nombreuses affaires, c'est-à-dire avant et après la fête de Pessah et à l'approche de la saison estivale.

D'après le Bureau central des statistiques, un appartement de quatre pièces coûte en moyenne 1.48 millions de shekels : 3.14 millions à Tel-Aviv, 2.3 millions à Ramat-Gan, 1.57 millions à Haïfa, 2.14 à Jérusalem, 1.77 millions à Petah-Tikva.

L'étude concerne cinquante villes prépondérantes, qui représentent 90% des consultations en général sur le site Madlan. Une importante diminution a été remarquée pour les grandes villes : 56% de moins à Jérusalem, 49% à Tel-Aviv, 54% à Haïfa et 31% à Béer-Cheva. L'étude a établi que les quartiers qui, en mars 2019, avaient eu moins de 100 consultations ont été neutralisés, tandis que l'activité immobilière s'est réduite au minimum.

La ville qui a enregistré la descente la plus spectaculaire, avec 70% de consultations en moins sur le site, est Or-Yéhouda.

D'après Ethan Singer, directeur général de Madlan Israël : « L’image rendue par la recherche d'appartements reflète la panique du public face à l'épidémie de corona. Sur toute la ligne, on assiste à une baisse de dizaines de pourcentages de la demande. C'est dû au confinement, qui empêche l'accès physique aux biens immobiliers, mais c'est surtout la conséquence de l'incertitude, voire de l'attente d'une baisse des prix qui ne s'est toujours pas manifestée. »

La seule ville qui ait connu un regain d'intérêt est Kadima-Tzoren, dans la région du Sharon, qui a enregistré une augmentation de 26% du nombre de consultations sur le site.

Que sera l'après-corona ?

A quoi le marché immobilier doit-il s'attendre après la crise ? Selon Singer, la crise du corona provoque le gel de la vente. La prévision veut que les entrepreneurs seront obligés de baisser les prix des projets, mais il semble bien que même à l'issue de la crise, il faudra du temps pour que l'activité reprenne complètement. «Il sera intéressant de voir comment le marché réagira quand la routine reprendra, et où les prix s'adapteront conséquemment à la demande et à la pression vécue par les vendeurs après une si longue attente», ajoute-t-il.

Selon lui : «Comme toujours, l'avenir dépend d'un facteur variable qui échappe à tout contrôle. Si Israël parvient à freiner l'épidémie et à rétablir l'activité économique, une augmentation des contrats est prévisible. Plus le lendemain de la crise interviendra tôt, plus il y aura d'affaires conclues. Mais ce sera toujours plus faible qu'en 2019, car il ne faut pas oublier que les gens ont perdu de l'argent à la bourse et dans les fonds de formation. L'épargne a été érodée et les risques ont augmenté. L'immobilier est un secteur qui se particularise par son caractère local, et, contrairement au secteur touristique, il ne dépend pas de ce qu'il se passe partout ailleurs dans le monde. Même si, par exemple, l'épidémie continue de sévir en Angleterre, mais pas en Israël, l'immobilier pourra redémarrer», conclut-il.

«Si on s'inspire de l'histoire, après les périodes troubles, il y a aussi de nombreuses opportunités. Les biens seront échangés, et des baisses des prix des appartements sont à prévoir de manière ponctuelle, dont certaines seront brutales. Comme toujours, les investisseurs rejoindront les premiers le marché, puis interviendront les acheteurs qui auront attendu avec de l'argent liquide.

Sarah Ben de Trouver en Israël

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi