Condamnés pour apologie des attentats de Paris

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Tout le monde n'a pas participé au deuil national, loin s'en faut.
Après les attaques qui ont fait au moins 129 morts à Paris et à Saint-Denis, vendredi 13 novembre plusieurs personnes ont été condamnées à des peines de prison pour "apologie du terrorisme".

police
En effet, dans la nuit de lundi à mardi dernier, lors d’un contrôle de police, aux Clayes-sous-Bois, un boulanger des Yvelines âgé de 32 ans a été condamné à 1 an de prison ferme par le tribunal de Versailles pour s'être félicité des attentats de vendredi dernier.

Face aux policiers, il s'était félicité et disait comprendre "ses frères confrontés à une telle injustice".
« Ces propos sont inadmissibles. 129 personnes sont mortes, des policiers sont blessés, ils sont mobilisés tous les jours et ce monsieur estime que c’est bien fait », souligne Saliha Hand-Ouali, substitut du procureur.

Son avocate, Me Anne Françoise Roux, parle d’un homme "un simple boulanger qui n’a aucune aspiration islamiste".
Les magistrats n’ont visiblement pas été sensibles à leur discours.
A Orléans,un homme de 28 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel d'Orléans à quatre mois de prison ferme, pour apologie du terrorisme,
Le jeune homme avait été interpellé mardi après avoir exhibé dans un tramway de la ville un couteau de chasse et un pistolet 9 mm, qui s'est révélé factice.

À Montpellier, un homme fera une peine de 6 mois ferme pour apologie des attentats de Paris
Il a été arrêté  sous l'emprise de l'alcool,dimanche, près de la gare de Montpellier après avoir crié "Ils ont eu raison Daech de niquer la France et d exploser des bombes".

A Marseille, un homme de 23 ans a été condamné à un an de prison ferme pour avoir crier trois fois "Allahou Akbar" et mimer un égorgement devant un groupe de policiers,alors qu'il circulait en voiture sur la Canebière, samedi après-midi, au lendemain des attaques.
Selon le procureur, "L'état d'urgence impose que des comportements comme le vôtre soient sévèrement réprimés."

A Nice, un jeune homme de 20 ans a été condamné à un mois de prison avec sursis pour avoir mimer le chargement d'une arme à feu puis des tirs, en direction d'une voiture de policiers en patrouille. Le jeune étudiant en médecine a expliqué qu'il s'agissait d'un jeu avec ses amis, et que son geste était courant chez les jeunes en Corse, d'où il est originaire. Il a présenté ses excuses aux policiers.
A Paris, un homme de 21 ans souffrant de troubles psychiatriques a été condamné à un mois de prison avec sursis, pour apologie d'actes de terrorisme. Dans la rue, dimanche, il a déclaré : "Ce qui s'est passé dans le 10e, le 11e, ça va se passer dans le 13e, le 14e", évoquant les arrondissements de Paris. Un expert a conclu que son discernement était altéré.

Mounir, 28 ans, de Savigny-le-Temple a été condamné à un an de prison ferme pour avoir proféré des paroles faisant l’apologie du terrorisme à des policiers qui venaient de l’interpeller.
« Je suis né en Syrie, je suis Syrien. La France et les Français, vous mangez bien dans la gueule avec tous ces attentats et c’est que le début. Il y en aura de plus en plus, c’est bien fait pour votre gueule ».

Des détention et convocations à Lyon, Muret et Aubergenville
A Lyon, un garçon de 17 ans devra répondre à une convocation devant la justice le 11 février 2016. pour avoir menacer de mort les policiers qui voulaient les contrôler et fait l’apologie des attentats.

A Muret (Haute-Garonne), un jeune homme de 22 ans a été placé en détention pour apologie du terrorisme. Alors qu’il regardait les informations sur les attentats de Paris vendredi à son domicile, il a contacté à plusieurs reprises les gendarmes, les pompiers et un commissariat de la région parisienne, tenant des propos tels que « C'est magnifique » ou « Un Français boum, deux Français boum, trois Français boum! ». Son procès démarrera le 17 décembre prochain, mais en attendant il restera derrière les barreaux.

A Aubergenville, un jeune homme de 20 ans a été présenté lundi devant le tribunal de Versailles pour apologie du terrorisme. Il a été signalé par la direction de l’institut de formation Itedec, où il est scolarisé, après avoir notamment crié plusieurs fois « Vive Daesh » en sortant de sa classe, rapporte Le Parisien.

Depuis les tragiques événements de Paris vendredi dernier, la police a procédé à près de 300 perquisitions (168 dans la nuit de dimanche à lundi et 128 de lundi à mardi).

Elles ont donné lieu à des assignations à résidences, à des interpellations, mais aussi à des arrestations comme ce fut le cas à Lyon.
Un homme de 35 ans et sa compagne étaient encore en garde à vue mardi matin, car suspectés « de soutenir la mouvance islamiste radicale », rapporte l’AFP.
La police a découvert à leur domicile un « arsenal de guerre », dont un lance-roquette.

En France, l’apologie du terrorisme est passible d’une peine de 5 ans d’emprisonnement.

Nathalie ZADOK

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