Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

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Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

« J'ai cru de toute mon âme que ma fille guérirait »

Elle avait 29 ans. Elle s'appelait Niv Haya Hazan, et elle est morte cette nuit, emportée par un cancer rare et violent du col de l'utérus après trois années de lutte acharnée.
Pendant tout ce temps, elle avait partagé son combat avec ses dizaines de milliers d'abonnés, devenant pour beaucoup un symbole vivant d'espoir, de foi et d'une détermination sans faille face aux instants les plus sombres. Ce matin, sa mère Gali a pris la plume. Ce qu'elle a écrit est insupportable à lire — et impossible à taire.

Une fille comme nulle autre

« Qui était ma Niv ? Ma Niv était bien plus qu'une histoire de maladie. Elle était ma fille. Ma vie. Mon cœur. Une enfant exceptionnelle, d'une intelligence rare, drôle, douce, avec un cœur pur, d'une beauté indescriptible. À mes yeux, elle était la plus belle chose que j'aie jamais vue de ma vie. »

Trois ans. Trois ans à refuser de lâcher. Gali le dit sans détour, avec cette précision que seule une mère qui a tout tenté peut avoir : « Il n'y a pas eu un médecin, pas un traitement, pas un endroit en Israël ou dans le monde où nous ne sommes pas allés. Nous avons frappé à chaque porte possible. »

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

 

Un peuple entier debout

Ce qui frappe dans ces mots, c'est la conscience aiguë d'une solidarité hors du commun. Derrière Niv, ce n'était pas seulement sa famille c'était un pays tout entier.
Des inconnus qui donnaient, qui priaient, qui pleuraient avec elles. Des femmes qui préparaient des offrandes rituelles, récitaient des psaumes, prenaient des engagements religieux en son nom. Des messages à n'en plus finir, des étreintes à distance, des voix qui « faisaient trembler les portes du ciel pour ma Niv », comme l'écrit sa mère. « Ils nous ont enveloppées d'un amour que je n'ai pas les mots pour décrire, et pour cela je leur serai reconnaissante toute ma vie. »

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

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La promesse d'une mère

Et puis il y a cet aveu, brutal dans sa sincérité : « J'ai cru de toute mon âme que ma fille guérirait. Je lui ai promis sans ciller qu'elle serait en bonne santé. C'est comme ça qu'une mère croit. C'est comme ça qu'une mère se bat. »

Mais derrière la certitude affichée se cachait une réalité que seules elles deux connaissaient vraiment. « Nous seules savons combien elle a souffert. Combien de douleur elle a traversée. Combien elle s'est battue avec un courage que les mots ne peuvent pas contenir. Et moi, qui aurais été prête à prendre sur moi toute cette douleur, je suis restée impuissante devant la souffrance de ma fille. »

Le cœur en miettes

« Mon cœur est brisé. Pulvérisé. Réduit en miettes. Et je me demande sans cesse si j'ai fait assez. Si j'ai assez combattu. Si j'ai raté quelque chose en chemin. Pardonne-moi, ma vie. Je t'avais tellement promis que tu serais en bonne santé. J'y croyais tellement. Et je ne sais pas comment on continue à vivre dans un monde où tu n'es plus. »

Ces phrases ne se commentent pas. Elles tombent, l'une après l'autre, comme autant de pierres.

« Repose-toi, maintenant »

Gali conclut par ces mots d'une dignité déchirante : « Merci pour le privilège d'avoir été ta maman pendant 29 ans. Repose-toi maintenant, amour de ma vie. Assez de souffrance. Assez de douleur. Et s'il y a une chose que j'emporte avec moi pour toujours, c'est la certitude que nous avons combattu pour toi jusqu'au dernier souffle, et qu'un amour comme le tien — comme celui de tout un peuple envers toi — est un amour qui ne s'éteint jamais. »

Niv Haya Hazan avait 29 ans.

Niv Haya Hazan : morte à 29 ans d'un cancer rare, elle avait tenu Israël en haleine pendant trois ans

Elle s'appelait Niv Haya Hazan. Elle était monitrice de Pilates, jeune mariée, et elle rêvait d'avoir des enfants. Elle est morte cette nuit entre mardi et mercredi, emportée à 29 ans par un cancer rare et violent du col de l'utérus contre lequel elle se battait depuis mai 2023. Pendant trois ans, des dizaines de milliers de personnes ont suivi son combat sur les réseaux sociaux, heure par heure, espoir après espoir, rechute après rechute.

Qui était Niv ?

Diagnostiquée en mai 2023 d'un endocervical adenocarcinoma — un type rare et agressif de cancer du col de l'utérus à un stade très avancé, Niv Haya Hazan avait choisi de ne pas se cacher. Elle avait tout partagé : les perfusions, les mauvaises nouvelles, les faux espoirs, les victoires provisoires.
Des dizaines de milliers de personnes avaient décidé de la suivre sur les réseaux sociaux, puisant leur inspiration dans sa détermination et son courage face à cette maladie d'une rare violence.

Malgré la maladie et des traitements épuisants, elle avait choisi de continuer à vivre pleinement et s'était mariée avec l'homme qu'elle aimait pendant une période de rémission. Elle avait partagé son désir de fonder une famille et d'avoir des enfants, et avait même entamé une démarche de gestation pour autrui avant d'être contrainte d'y renoncer face à la dégradation de son état.

Un combat sur tous les fronts

Le parcours de Niv n'a pas été seulement médicalil a été aussi une bataille juridique et administrative. Lorsqu'elle a développé une allergie sévère à la chimiothérapie standard disponible en Israël, se retrouvant sans aucun traitement remboursé applicable, sa mère avait lancé un appel public : le médicament susceptible de lui sauver la vie, le Tivdak, existait bien en Israël, mais n'était pas inclus dans le panier de soins remboursés, accessible seulement à des prix inabordables.

Quand les traitements en Israël ont échoué, la famille a réuni une somme considérable et s'est lancée dans un périple médical international, notamment au MD Anderson à Houston et au Memorial Sloan Kettering à New York. Une biopsie était revenue négative une lueur. Puis le cancer avait repris. Ces derniers mois, son histoire avait provoqué une véritable tempête publique, son mari Yam Avitan révélant que la caisse maladie Clalit refusait d'autoriser le Tivdak, pourtant défini comme un traitement vital

La dernière image

Il y a quelques jours à peine, ses proches avaient réalisé l'un de ses derniers vœux : ils l'avaient amenée sur la plage, entourée de sa famille et de son équipe médicale. Les images de Niv dans son lit médicalisé face aux vagues sont devenues, sans que personne ne le sache encore, ses dernières images dans le monde qu'elle aimait tant.

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